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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 12:52

 

3ème nuit depuis notre arrivée et 3ème nuit de merde !!

La constance, parfois c'est saoulant ! Un peu de changement, genre je me réveille fraîche et dispose, sans douleur, ni raideur, me plairait plutôt bien, je crois...

Outre l'inconfort de ma modeste couchette, l'absence du grand corps chaud de l'Homme à mes côtés et le martèlement quasi continu de la pluie furieuse au-dessus de moi, y'a pas la télé !

Attention, je vous arrête tout de suite, c'est par pour la mater ! Les programmes hautement intellectuels de TF1 et autres bêtisiers de l'été ne me manquent absolument pas. C'est dans un but purement thérapeutique que je rêve d'une TV, même toute petite. Ou alors même une radio...C'est d'un fond sonore dont j'ai besoin pour étouffer mes acouphènes.

« Purée Sandaï, entre les muscles relâchés, les raideurs articulaires, le mal de tous les transports et ton oreille gauche qui se prend pour une chasse d'eau, y'a tout qui déconne chez toi ? »

Ben ouais, j'suis une occas après tout...une bonne occas mais une occas quand même. Lol !

Les acouphènes donc.

En l'absence de fond sonore, ces manifestations auditives sont à la limite du supportable. J'ai l'impression d'avoir la tête dans la cuvette des WC, la sensation mouillée en moins.

Mais du bruit, il y en a pourtant ! Des « plic » et des « ploc » dignes d'un championnat olympique de bruit.

Ouais c'est vrai mais même si ça tonne et résonne de partout, le problème c'est ces bruits naturels ne masquent pas ma chasse d'eau intime, ils ne font que la renforcer. Un peu comme dans une symphonie quand les instruments à vent accompagnent les violons et en soulignent la puissance. Vous voyez le topo ?

Bon la comparaison s'arrête là, car j'ai beaucoup plus de mal à m'endormir au son de la cacophonie en mi majeur d'une « pluie d'été » de Tosse qu'à l'écoute des « 4 saisons » de Vivaldi. Chacun son truc !

Ah dormir...un rêve depuis qu'on est ici.

Le choix de la position est primordial. Sur le ventre : impossible, j'aurais trop peur de m'étouffer dans mes roploplos. Sur le dos : tout aussi irréalisable car mes ronflements m'empêcheraient de fermer l’œil. Sur le côté droit : encore une fois non car du coup la chasse d'eau envahit tout mon espace auditif. Il ne reste plus que sur le côté gauche : et là, c'est pas glop parce que ma hanche gauche déréglée doit supporter tout le poids de mon corps (au demeurant parfait, on est bien d'accord quoiqu'un chouïa lourd...à cause de mes os robustes of course!) et me fait mal au bout d'une demi-heure.

Une occas je vous dis ! No comment !

La seule solution consiste à me coucher en travers, mais sur le côté droit, l'oreille droite dégagée pour entendre autre chose que ma chasse d'eau personnelle, d'où l'importance d'un bruit de fond pour recouvrir mes acouphènes. Et là, depuis 3 nuits, j'ai le choix entre une cacophonie de « plic-ploc » ou un silence d'une intensité peu commune. Pas glop quoi !

Bref, une nuit de merde !

 

A mon réveil, je jette un coup d’œil au ciel et je me dis que la journée d'aujourd'hui sera à peu de choses près la même qu'hier. Pas super réjouissant comme 1ère impression ! J'ai beau scruter de mes 2 n'yeux, il n'y a pas un seul coin de ciel bleu, ou même simplement bleuté. C'est pas encore aujourd'hui qu'on va pouvoir aller se baigner, quant à se dorer la pilule...ce n'est que pure utopie. Où que je porte mon regard plein d'espoir, je ne vois que de gros nuages gris sale ou noirs. Si je n'avais pas eu besoin d'une demi-heure pour m'extraire de la couchette, j'irais bien me recoucher de suite...

Bon, ben comme d'hab quoi : petit dèj la tête dans le luc, avec des pensées aussi sombres que le ciel landais et j'attends que la maisonnée se réveille doucement.

 

11h57 : tout le monde est réveillé et tire une tronche de 6 pieds de long. Quand...Oh miracle il ne pleut plus ! Les minis crottes n'ont même pas fini leur bol de cacao, qu'elles ont déjà chopé leurs seaux et leurs pelles pour aller faire des gâteaux de sable.

Quelle bonne idée d'avoir mis du sable tout autour du mobile home ! Ça leur fait une mini-plage perso. En plus, le sable est trempé comme il faut. Pas besoin de courir chercher de l'eau dans l'océan, la pluie s'est chargée d'humidifier tout ça ; Pour les puces, c'est nickel ! Pour moi qui suis obligée de passer après elles dans tout le mobile home pour ramasser les tonnes de sable qu'elles ont récupéré dans leurs pompes, c'est moins cool. Mais bon, elles sont heureuses alors moi aussi.

Pendant qu'elles jouent tranquillement (Alex a fait un gâteau de sable pour sa cousine et elle chante vigoureusement un « Joyeux anniversaire » qui risque bien de nous faire saucer à nouveau sous peu...lol!), je pousse Océane à aller retrouver les amies qu'elle s'est faites le jour du pot de bienvenue mais rien à faire. Cette gamine est têtue comme une ado ! Elle préfère rester avec nous...

Rester avec 2 viocs, dont une est sa propre mère ? J'hallucine ! Ma fille est dingue ! Moi, à son âge, il n'y a que la faim ou la promesse de punition éternelle qui me faisaient rentrer chez mes parents...Les temps ont bien changé !

Remarquez, c'est pas que ça me dérange. J'adore être avec ma fille aînée et le cœur de mère poule qui bat dans ma poitrine (ma superbe et opulente poitrine...lol!) est tout content de savoir où elle se trouve à chaque seconde.

Mais quoi les vacances c'est fait pour s'éclater et j'ai pas envie que ma princesse (ma superbe princesse et intelligente en plus...) se fasse braire à traîner avec 2 ancêtres comme nous. Si, si j'ai bien dit « ancêtres » ! Je vous rappelle que les ados traitent les gens de 20 ans de « vieux »...alors à plus de 40 ans...lol !

 

A peine une demi-heure plus tard, la pluie reprend de plus belle et nous arrose copieusement alors qu'on avait carrément rien demandé. Les filles laissent tout en plan et viennent se réchauffer contre moi. Y paraîtrait que je suis une bouillotte et que « c'est machement bon de coller les mains toutes froides dans tes seins, Mamon ! » dixit ma crevette d'amour.

Avec toute l'eau qui tombe du ciel au-dessus de Tosse, je parie qu'un pays, quelque part, est devenu aussi sec qu'une biscotte régime. J'suis partageuse moi ! Que les nuages aillent donc arroser l'Afrique ou la Turquie...ils en ont plus besoin que nous.

Parfois la vie est mal faite moi je dis.

 

Et c'est reparti pour une aprème jeux, grignotage intempestif, DS, regrignotage, jeux de société. Pfff c'est long, mais long à un point !

J'en ai tellement marre que je me mettrais bien à pleuvoir moi aussi, des yeux ! Bouhhhhhhhhhh

« Allez Sandaï, reprends toi ! Il pleut, ok ! Mais c'est un fait contre lequel tu ne peux rien faire alors bouge ton luc et plaque moi un « choli » sourire pour remplacer ta triste mine. »

Parfois, me parler à moi-même me fait du bien. Si je pouvais, je me mettrais bien un coup de pied au fondement mais je manque cruellement de souplesse pour ça.

Allez on fait marcher notre imagination...après un concours de bâillements, gagné haut la main par l'Homme et un autre de pets qui a rendu tout le monde vert et nauséeux, il propose de se faire un restau de riche, genre...une pizzeria.

Quelle bonne idée ! Quoi de mieux en effet que de sortir du mobile home pour faire un truc qu'on aime, à savoir manger ?

La pluie tombe plus mollement et avec un peu de chance on pourra se faufiler entre les gouttes.

Décision prise, on s'habille chaudement (soit plusieurs couches de vêtements d'été) et on file à Hossegor.

Il est encore un peu tôt pour manger, surtout qu'on n'a pas arrêté de grignoter toute la journée, alors on prend la direction de l'océan, histoire de voir si quelque chose a changé depuis la 1ère fois (le 1er jour).

 

Sur place, quelle surprise ! Ils ont mis un drapeau rouge ??? C'est vraiment bizarre. C'est quand même pas à cause de la pluie de fin du monde qui claque sur les trottoirs ? Ni à cause du vent qui doit souffler à 120 km heure ? Nan, pas possible !!

C'est super rigolo le vent...je suis sûre qu'avec une bonne corde, on pourrait s'amuser comme des fous avec les minis crottes dans le rôle des cerfs-volants...hahaha !

Même Océ n'arrive pas à avancer contre le vent et doit s'accrocher à moi pour ne pas s'envoler et encore c'est bien parce que je m'accroche à la rembarde moi-même. Pour vous dire combien le vent souffle fort, il réussit à faire reculer l'Homme...C'est dire...

Purée que ce vent est froid ! Il doit arriver tout droit du Pôle Nord...Brrrrr... C'est tout juste si j'ai pas la goutte au nez qui gèle.

Bon les vagues de l'océan atlantique déchaîné c'est bien beau mais nos filles commencent à bleuir dans leurs tenues d'été.

Ben ouais, en juillet c'est l'été, enfin normalement, et les fringues d'été sont fabriquées dans des tissus très légers, c'est fait exprès. Sauf que malgré les 4 couches que j'ai superposées, ça pèse pas bien lourd face au vent gelé qui souffle ici. On se croirait en avril ou en novembre. Aglagla !

Bon tant pis si on a pas trouvé Igor (D'Hossegor...), on s'en va trouver un endroit chaud et sec...genre un restau.

 

- Bonjour, une table pour 5, svp » demande l'Homme.

- En terrasse ? » lui répond le serveur.

On le regarde tous comme si une paire de boules lui avait subitement poussée au milieu du front.

« Mais bien sûr, en terrasse Ducon ! Et surtout ferme bien les parasols qu'on se fasse saucer un peu parce qu'on crève de chaud là. »

Parfois, certaines personnes cherchent vraiment le bruit (expression alsacienne). Il a du apprendre cette phrase type en formation « serveur estival » sauf que là c'est carrément hors sujet.

On dédaigne son alléchante proposition et on s'assoie à l'intérieur. Comme la terrasse est encore trop proche à notre goût, on se lève et on migre vers le fin fond du restau, sous une terrasse couverte d'une bâche en plastique. En été (comprendre « la saison de l'année où il fait chaud » la précision me semble importante) ce doit être une véritable fournaise là-dessous mais là, quel délice !

Réchauffés, à l'aise, on commande à manger. Le vent, ça creuse ! Encore heureux qu'il nous reste la bouffe !

Océ choisit des tagliatelles avec un émincé de poulet-champignons et parmesan, l'Homme commande une pizza 4 fromages et moi une galette de sarrasin jambon-fromage. Ah, je vous avais pas dit ? Pardon ! Nous avons jeté notre dévolu sur le 1er restau qui s'est présenté, à savoir « La crêpe bretonne », c'est son nom. Ben quoi ? On est des originaux nous...on a pas peur de manger une crêpe bretonne et une bolée de cidre doux à Hossegor, nous ? C'est'y pas la classe ça ??

En plus, c'est une véritable tuerie cette galette ! Si bonne que j'en recommande une et Océane aussi.

Et les minis crottes ?

Elles chipotent à gauche, à droite et se créent un menu dégustation. On est plutôt « cigale » dans la famille. On partage tout, comme les Hippies des années 70. « Peace and love brothers and sisters. »

 

Avec leur superposition de fringues et leurs coiffures que le vent a fait partir dans tous les sens, elles ressemblent à des çengiz. Il ne leur manque plus que la morve au nez pour finir dans une roulotte...lol !

Outre leur dégaine de pauvres, elles semblent avoir décidé de nous mettre la honte du siècle : avachies sur leurs chaises, la main gauche sur le genou (ben ouais c'est lourd une main), le nez dans leurs assiettes, elles engouffrent des énormes morceaux de nourriture, et poussent le tout avec leurs doigts si ça ne rentre pas assez vite. La HONTE !

Moi en français et l'Homme en turc, nous donnons nos instructions à voix basse mais ferme, les dents serrées et le regard qui tue. Je n'ai pas du être assez explicite car Alexane me répond innocemment : « T'as dit quoi Mamon ? » en hurlant pour se faire entendre parmi les discussions et les cris d'enfants.

Et là, je remercie Albert, mon prof de LSF, parce j'utilise les signes pour lui expliquer de façon claire que si elle ne se tient pas correctement à table...je l'étripe ! Assez bizarrement, elle comprend de suite, se redresse, extirpe sa main fatiguée de sous la table, la pose sur la nappe et prend un par un les bouts de nourriture qu'elle a dans son assiette. Non mais ! On a peut-être l'air de çengiz en sortie mais on sait se tenir !

D'un commun accord, l'Homme et moi décidons que le prochain restau avec elle, on se le fera...dans une quinzaine d'années...quand elle aura mûri...lol !

Si notre serveur, une sorte de surfeur blondinet, la mèche artistiquement coiffée sur l’œil gauche est souriant, l'ambiance du restau est tendue et bruyante. J'ai même entendu l'un des cuistots marmonner : « P'tain fait chier ! Y'a trop de monde ! ».

Ni une, ni deux, on en profite pour faire l'impasse sur la crêpe sucre-nutela-chantilly demandée par les filles (beurk du pur sucre graisseux ou de la graisse sucrée, c'est selon), on prétexte avoir trop mangé pour avaler une bouchée de plus, on paye et on se lève de table.

A peine debout, Alexouille lance un tonitruant : « Mamon, faut je fais caca. »

Je souris aux clients qui nous regardent en coin et gênée je réplique : On dit : faut que je fasse . »

- D'accord Mamon. Faut que je fasse, mais là ça presse » me répond ma fille toujours aussi fort, en coinçant sa main entre ses jambes.

- Moi aussi, Tata. » ajoute Ilayda en gigotant de l'arrière train.

Super ! On s'engouffre à 3 dans les WC qui sont bien entendu, pile au milieu du restau, sous les regards de tous les clients.

C'est décidé, j'attends la fin du service pour ressortir de cette pièce ! L'Homme lui a fuit vers la sortie et est déjà loin...

Des çengiz je vous dis !

En passant devant les cuisines, je félicite le cuistot pour l'excellence de sa galette jambon-fromage et on file vers la sortie ; les épaules rentrées.

 

On jette notre dévolu sur un glacier qui propose des glaces « maison », juste en face de « La crêpe bretonne »...Bonjour la crédibilité de notre excuse d'avoir trop mangé pour prendre un dessert !

Une glace façon glaçon framboise pour les filles, une cerise pour Océane et une italienne banane-nutela pour l'Homme.

Perso, je choisis une glace « mojito ». Purée ça décoiffe ! Le même goût que la boisson du même nom mais en glace. C'est bluffant ! Enfin, c'est surtout très vite écœurant et plus de la moitié de ma coupelle finit malencontreusement dans le caniveau. Oh trop dommage ! Que je suis maladroite ! C'est typique des blondes...1 neurone pour les fonctions vitales, un autre pour les cérébrales et comme c'est impossible de les faire fonctionner simultanément, soit je respire, soit je réfléchis...lol !

 

Gavés comme des oies en période de noël, on voudrait bien se balader dans les rues commerçantes pour acheter des babioles exposées sur des stands en mode nocturne. Sauf que les seuls magasins encore ouverts sont des boutiques de marque genre Oxbow, Ripcurl et Billabong. Des boutiques de surfeurs quoi ! Avec des prix de folie : 50€ le short bariolé et en promo svp ! Très peu pour nous !

Et encore, c'est ce qu'on a trouvé de moins cher...j'ai vu une paire de tongs améliorées à 95€ avec une remise de 45% déjà déduite. Aïe, ça fait mal au luc !

L'Homme en a marre de manger sa glace comme un pauvre, coincé entre 2 entrées d'immeubles standing pour s'abriter du vent mouillé et gelé, les filles ont les dents qui s'entrechoquent à cause du froid et moi, j'ai l'estomac tout retourné suite à mon expérience de cocktail glacé.

Allez on jette l'éponge et on rentre.

Hossegor n'est pas vraiment une ville familiale. C'est plus une destination pour jeunes surfeurs de moins de 20 ans qui rêvent de feux de camp sur la plage, de bitures by nigth et de roulages de pelles avec plus si affinités.

Pour une gentille famille comme la nôtre, même déjantée, c'est la mort !

 

Douche, partie endiablée de Yatsee à 5, histoire de Cendrillon et dodo pour les minis crottes.

Quand on se retrouve entre grands, on se fait une partie de Yams (c'est plus technique et plus stratégique que le Yatsee) et c'est déjà largement l'heure de se coucher.

Faut dire qu'on a bougé un max aujourd'hui. Quoi ? Arrêtez de vous marrer comme des baleines ! C'était notre journée la plus mouvementée depuis notre arrivée, je vous jure, on est crevé !

Bisous party, bonne nuit sur toutes les lèvres et je rejoins ma couchette de luxe, aussi accueillante qu'un tapis de fakir.

 

Une demi-heure plus tard, soit 2h du mat, je ne dors toujours pas. Le silence autour de moi est impressionnant et ma chasse d'eau se transforme en chutes du Niagara.

C'est bizarre, il me manque quelque chose...Ah je sais ! Il ne pleut plus !

Dire que je me plaignais du « plic-ploc » de la pluie depuis 4 jours et me voilà prête à prier pour un peu de bruit...Preuve en est faite, je suis vraiment une chieuse ! Lol !

 

Allez à demain ! Si je survis à la nuit d'enfer qui m'attend...Mdr !

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