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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 04:17

La journée n'est pas finie...Lisez la suite

 

 

Ah les hommes ! Toujours à serrer les cordons de leurs petites bourses (pas ces bourses-là, je parle de celles qui contiennent de l’argent, liquide ou non…) !

Un ravissant petit sac en bandoulière adorablement tissé à la main (tu parles, ce doit être du « made in china ») rouge et beige me fait de l’œil…je l’achète…10TL c’est une bonne affaire.

Puis un stylo délicieusement kitsch avec des perles et des petits miroirs à 5TL va rejoindre le sac. Je craque aussi pour 2 très belles bagues pour 30TL.

Je suis fière de moi car j’ai été plutôt sage côté dépenses…

Pas de quoi frimer…Car c’est l’Homme qui a « oublié » de me donner plus d’argent. Le gros du budget pour la journée c’est lui qui l’a dans sa poche.

Mais non, il ne l’a pas fait exprès ! Ca c’est trouvé comme ça, c’est tout !

Il est généreux l’Homme, il a simplement oublié de m’en donner plus.

Enfin, je crois…et surtout, j’espère pour lui car je ne suis pas vraiment de bonne humeur à force de poireauter dans un four.

Je sais bien que j’ai parfois des airs de tarte mais de là aller jusqu’au four…Faut pas déconner !

Alexane et moi passons encore un temps à regarder les passants et à nous moquer d’eux. Ben y’a vraiment rien d’autre à faire !

Il y a l’Anglais qui est aussi rouge que son tee-shirt, la blonde à forte poitrine (et oui, je ne suis pas la seule) qui a un chapeau mou qui ressemble à…à rien en fait il est ridicule son chapeau, et puis ce groupe d’asiatiques qui mitraillent tout ce que leur objectif voit.

C’est marrant un temps, juste un temps et très vite la mini crotte et moi on s’ennuie à mourir, ce qui ne va pas tarder à arriver à cause de la déshydratation…

J’utilise la méthode des cils qui papillonnent pour obtenir des feuilles de papier et voilà la puce occupée à dessiner…un petit quart d’heure parce que les feuilles font 15 cm sur 10, radin le serveur ! Quelle galère !!

 

1h30, 1 coca, 1 fanta citron et 2 bouteilles d’eau plus tard, je n’ai plus d’idée pour faire patienter Alex.

- Mamon, mais il est où papa ?

- Tout là-haut.

- Pfff ! Lui il s’amuse là-haut et nous on est là comme 2 pauvres ! »

Ouais ! Je ne sais pas s’il s’amuse mais nous on s’ennuie avec un grand « E », de l’ennui de compet !

Allez hauts les cœurs, en attendant leur retour, on va se manger un morceau.

Je commande des lahmacun (lamadgoune) et au moment où le serveur nous les apporte, voilà nos aventuriers qui redescendent. Ce doit être l’odeur alléchante de nourriture. Si j’avais su, j’aurais commandé plus tôt !

Dans le soleil qui fait onduler l’horizon, on les regarde descendre.

Selda n’a pas l’air d’aller très bien, elle se tient le poignet. Océane marche lentement comme si elle était très fatiguée, ce qui est probablement le cas et l’Homme a sa tête des mauvais jours, celle qui fait 6 pieds de long. Je flaire un problème…

En effet, Selda a fait une bonne chute sur son poignet droit (déjà maltraité la veille) et elle a chopé un bon coup de soleil sur les épaules.

Cela me conforte dans ma décision de rester sagement à l’ombre…Si elle, turque de naissance, arbore de telles preuves de la férocité du soleil, alors j’imagine assez bien ce que ma peau de blondasse sevrée d’UV depuis plus de 10 ans aurait morflé…Des cloques minimum !

Parfois ça a du bon d’écouter la petite voix de la raison qui murmure dans le creux de mon oreille.

 

Le temps que les baroudeurs avalent une bouteille d’eau galée pour refaire leur réserve d’eau (ah si nous avions une bosse comme les dromadaires…), les amoureux nous rejoignent. On commande à manger et ils nous racontent leur expédition.

Tout le monde a l’air emballé même l’Homme.

Océane a des étoiles dans les yeux quand elle m’explique qu’ils avaient les pieds dans l’eau tout le long de la montée. Elle me décrit les bassins et son enthousiasme fait plaisir à voir. Elle me parle de la blancheur des « piscines », de la transparence de l’eau et de la vue magnifique qu’on a de tout là-haut.

L’Homme m’explique qu’avant on avait le droit de se baigner dans les bassins naturels mais les gens ont si peu fait attention au site qu’il est devenu urgent de trouver une solution pour éviter qu’il ne se dénature.

C’est pourquoi, ils ont rajouté des bassins artificiels pour que les touristes puissent se baigner sans que cela ne pose problème.

Les Tucs ont enfin compris l’avantage qu’ils avaient là à posséder un tel site, unique au monde. Maintenant, ils en prennent soin. Ils sont même en train de construire une piscine imitant les bassins originaux pour permettre aux gens de se baigner tout en se faisant des l’argent…bien sûr !

Je regarde les photos et j’ai un gros pincement de regret juste là, au niveau du cœur. Ca a l’air magnifique !

Dès le repas terminé (pas génial en fait, ça sentait meilleur que ça n’était), j’achète des cartes postales et on reprend les voitures direction Denizli, la capitale turque du textile.

Je n’aurais peut-être pas vu Pamukkale mais je me console en pensant à tout ce que je vais acheter là-bas. Ben il faut bien que je me fasse plaisir non ?

 

La route que nous prenons est typiquement turque : très large et pleines de trous. La Tofaş proteste mais tient le coup, un miracle qui ne cesse de m’étonner…

Des 2 côtés de la route se trouvent des magasins, genre hangar reconverti en boutiques surchauffées.

Gülin et son futur mari en choisissent un à l’écart de toute habitation : un immense magasin planté sur une route au milieu de nulle part.

Ici nous trouvons de tout : literie, linge de maison, habillement, maroquinerie.

C’est beau, très beau mais cher, trop cher pour notre modeste bourse. J’achète un petit sac pour le portable de ma maman et un porte monnaie brodé. Coût : 5 TL. C’est ce qu’il y a de moins cher.

Les amoureux eux se lâchent ! Ils dévalisent le magasin et ressortent chargés comme des mulets.

Même si ce magasin est perdu dans la cambrousse, il y a pas mal de monde, que des touristes et pour cause, des cars entiers viennent décharger leur cargaison d’Anglais, de Hollandais et même 3 français.

Que ça fait du bien d’entendre ma langue natale à nouveau. On taille la bavette quelques instants et comme le chauffeur de leur car klaxonne comme un fou, ils repartent continuer leur excursion dans l’arrière pays turc et ses délices.

Nous aussi nous repartons, direction Denizli.

La ville est plus grande que Nazilli, plus sale, plus bruyante, plus animée en cette fin d’après-midi.

Le but de notre expédition étant d’acheter des fringues et de faire des affaires, les hommes cherchent un endroit où se garer.

Mamamia ! Quelle circulation !

Ca freine et ça klaxonne de partout. Les gens se jettent presque sous les roues des voitures pour traverser la route. Je suis bien contente que ce soit l’Homme qui conduit, perso j’aurais déjà écrasé 2 petites vieilles et 3 bambins.

On trouve un parking souterrain, mais alors vraiment souterrain : sombre, étouffant et angoissant avec une pente si forte que je me demande si la Tofaş va pouvoir le remonter. Je n’ai qu’une seule envie c’est d’en sortir au plus vite.

Et cela ne s’arrange pas quand je vois 3 mecs nous bloquer le passage. L’Homme s’est subitement raidi et je sens comme une tension dans son attitude.

Chez nous, on prend un ticket, on trouve une place, on s’y gare et basta.

Ici, on donne sa bagnole et ses clés à un mec surgi de nulle part, il vous gare la voiture, vous pique votre carte d’identité et vous promet que la voiture attendra sagement votre retour, moyennant une participation financière, bien entendu. Combien ? Aucune idée ! C’est la surprise du chef. C’est super pas rassurant quand on sait qu’ils détiennent les papiers de nos chauffeurs…. Allez avec un peu de chance ce ne sera pas trop cher…j’espère.

Les 3 préposés du parking sont plutôt crasseux, avec un air louche et une mine patibulaire. Brrr c’est pas moi qui irais me garer ici toute seule, même en plein jour ! Je serre les mains de mes filles dans les miennes et on part à la découverte de la ville.

Le 1er truc que je vois en sortant à l’air libre, c’est un panneau de circulation étrange qui me fait bien marrer : un panneau rond, cerclé de rouge (une interdiction donc) avec un clairon barré, oui oui j’ai bien dit un clairon, dessiné dessus. Logique ! Ca veut probablement dire : « Interdit de jouer du clairon dans cette rue »…Mort de rire !

Les rues de la ville sont une succession de boutiques : fringues, literie, linge de maison. Il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses.

Dans les vitrines, de grands lits avec les plus beaux et les plus affreux jetés de lit que je n’ai jamais vu. Et partout des serviettes de toilettes, des draps, des nappes, des habits. C’est super coloré et très beau. Il y a tant de choses à voir, de boutiques à visiter que j’en suis déjà crevée à l’avance.

Je trouve 2 robes longues pour 30 TL, des bijoux pour la famille et les amies, des chemises pour Océane, des tee-shirts pour Alexane.

Je claque notre argent avec un plaisir énorme mais sans exagération. L’Homme me tend les billets sans rien dire et je dépense tout mon saoul, en faisant des affaires de dingue. Les filles, la Turquie question fringues pas chères, c’est génial !

Pour info, je n’ai pas acheté de fringues de marque. Je sais, c’est inadmissible mais franchement moi les marques je m’en tape. Ce que je veux c’est acheter un max de truc pour un minimum d’argent.

Je me fais du bien donc et au bout de 2h et le budget du jour englouti, on retourne vers nos voitures. Les hommes vont retrouver les bizarres du parking, les payent et récupèrent les voitures. Nous les filles préférons les attendre dehors. Il y fait toujours moins chaud que là en-bas.

Miracle ! La Tofaş réussit à monter la pente !

On reprend la route et très vite les filles s’endorment, heureuse de leur longue et belle journée.

Moi je lutte pour garder les yeux ouverts. Ce qui m’entoure est trop beau pour que je dorme. Je ne veux rien louper !

Je m’en mets plein les mirettes !

Ce paysage d’oliviers et de champs cultivés a quelque chose de sauvage qui me touche et d’ordonné qui me rassure.

J’aime vraiment beaucoup cette région.

Pour celles qui ne voit pas où elle se situe, c’est entre Izmir et Bodrum, à l’ouest de la Turquie, en face de la Grèce. Faites comme moi avant de partir, allez sur le net et chopez une carte du pays.

A la 1ère station d’essence, on fait le plein d’eau, de chocolat et de sucreries pour recharger nos batteries en même temps que les voitures. La Tofaş avait bien besoin de cette pause parce qu’elle chauffe comme un démon en enfer ! Mes pieds ont doublé de volume à cause de la chaleur qui remonte du moteur.

 

Moins de 2h après notre départ de Denizli, on est enfin de retour à la maison.

On mange, on prend une bonne douche fraiche, on raconte notre belle journée et tout le monde est assez crevé pour aller directement au lit sans passer par la case Uno.

Le lit trop dur, le matelas trop fin, la chaleur trop forte, tout s’évanouit quand le sommeil, un sommeil heureux du à une bonne fatigue, nous emporte au pays des songes.

Demain c’est jour de marché à Nazilli…il faut se reposer pour être en forme.

 

 

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