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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 06:45

C’est un texte que j’ai pondu en mai dernier. Comme j’avais oublié de le publier, je le fais maintenant.

 

Aïe aïe aïe ! Gros dossier !!

Il y a encore un mois, j'étais dans cette difficile situation et je m'arrachais les cheveux par touffes entières.

Avant d'être définitivement chauve, j'ai commencé à surfer sur la toile, des nuits durant, pour trouver le remède miracle qui me sauverait de la folie.

Via les forums de discussions de parents désespérés et les sites moralisateurs de pseudos spécialistes de la petite enfance, j'en ai lu des conneries et vous savez quoi ?

Le remède miracle n'existe pas !

Vlan dans les dents ! Je sais ça fait mal.

Oh rage ! Oh désespoir !

Tout espoir est donc perdu ?

Mais non !

Il n'y a pas de remède miracle parce que nous sommes tous différents et que ce qui fonctionne avec l'un ne fonctionne pas forcément avec l'autre.

Ah, je vois avec plaisir que l'espoir revient...et c'est tant mieux car l'espoir fait vivre, c'est bien connu.

Il n'y a pas de remède miracle, donc, mais quelques petits trucs qui perso m'ont bien aidée à retrouver une certaine harmonie au sein de ma chère petite famille.

 

Allez, je ne vais pas faire la rate et vais vous les refiler. Ce sera déjà ça de gagné sur vos nuits de mamans stressées.

J'ai trop souffert, galéré, culpabilisé pour vous laisser dans la mouïse dans laquelle je me suis si longtemps débattue.

 

1er constat important : la conviction.

Avant toute chose, il faut être convaincu soi-même de ce que l'on veut.

Ce n'est pas de moi, c'est de "Super Nanny", paix à son âme.

Cette adorable nounou en aura aidé des parents en détresse !

Ecrit comme ça, ça parait super con et pourtant, c'est super vrai !

Je m'explique : il faut décider et être clairement convaincu de son droit à imposer des règles à ses enfants.

 

Le problème dans notre société actuelle, c'est qu'on en fait soit trop, soit pas assez.

Entre notre expérience d'enfants des années 70-80 et toute la psychologie dont on nous inonde dans les médias, il y a de quoi en perdre son latin.

 

Je me souviens que ma maman (la meilleure du monde cela va de soi !) ne demandait pas, elle exigeait. Elle me fixait du regard, me disait ce que j'avais à faire et je me sentais comme une mouche hypnotisée sous le regard d'une araignée.

Ok, ce n'était pas aussi fort que ça mais ça y ressemblait pas mal.

Elle était toujours polie, n'oubliait jamais le "s'il te plaît migele" mais je voyais à son regard que j'avais plutôt intérêt à obéir rapidement si je ne voulais pas que mes fesses s'en souviennent. Elle était convaincue d’avoir le droit d’exiger des trucs de ma part.

Avec le temps, j'ai oublié les fessées qu'elle était obligée de me donner pour que j'obtempère mais bizarrement je n'ai pas oublié les leçons de vie et les valeurs qu'elle m'a inculquées.

Même si elle devait douter, moi je ne sentais que sa conviction.

Le message était clair : elle attendait quelque chose de moi et je me devais de lui obéir, pas moyen d’y couper car elle en avait le droit : elle était ma maman !

Pas besoin d'avoir fait 10 ans de psychologie pour deviner ça.

Donc il faut être convaincue d'avoir le droit d'exiger des nos enfants qu'ils arrêtent de hurler comme des sauvages.

Et oui, nous mamans avons le droit d’exiger des trucs de nos enfants. Si les enfants ont des droits, ils ont aussi des devoirs, comme celui d’obéir à leurs parents.

Je sais ça fait un peu facho mais c’est vrai !

Bon sang, qui est sensé les guider ? Qui a la charge de leur éducation ? Qui sait ce qui est le meilleur pour eux ? Nous, leurs parents.

Alors fini les doutes et les interrogations sans fin : nous sommes les parents, nous décidons et nous sommes convaincus de nos droits ! Point final !

 

 

J'en viens au 2ème constat : la fermeté.

Ma maman était (et est toujours d'ailleurs) une crème de maman, douce et câline mais quand elle attendait quelque chose de moi, elle savait prendre une voix ferme, gentille, douce mais ferme qui me faisait comprendre que là, on ne rigole plus.

Elle ne haussait pas le ton mais son inflexion était plus mordante, plus ferme.

Je savais que si je me dérobais ou si je faisais la sourde d'oreille, j'allais avoir les fesses en feu, donc j'obéissais.

Attention ! Je n'obéissais pas toujours de suite, ni même à chaque fois mais je savais de source sûre que si je n'obéissais pas, j'en prenais une.

Le deal était clair : j'obéissais et tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes ou j'en faisais à ma tête et mes fesses en payaient le prix.

J'avais le choix et croyez-moi quand j'écoutais mon avis plutôt que la voix de ma maman, le choix était douloureux...lol !

La fermeté donc. Il faut rester ferme dans ses bottes.

Les disputes sont normales. Ce qui l’est moins ce sont les hurlements, les insultes et les coups. Ca c’est inadmissible !

 

De nos jours, je trouve que nous, parents, nous nous perdons dans une débauche de mots, d’explications pour tout, sur tout.

Stop ! Ca suffit !

Si je dis que les hurlements, les insultes et les coups sont inadmissibles, c’est comme ça et un point c’est tout.
Pas besoin de philosopher sur le sujet et surtout hors de question de se lancer dans un grand débat familial. Pas de négociation possible !

Moi, j’ai décidé d’énoncer les deals de façon claire et précise :

« Si tu hurles, tu vas à la salle de bains et tu y restes jusqu’à ce que tu sois calmée ! »

(ça c’est un super truc qui a super bien fonctionné avec ma mini crotte…ses hurlements lui revenaient en pleine oreille et elle se calmait super vite…à essayer, qui sait ?) Ou dans la chambre ou bien où vous voulez mais dans une autre pièce, histoire d’isoler l’enfant qui hurle et de calmer le jeu.

 

« Si tu insultes ta sœur, ton frère, tu es puni(e) ! »

Là à vous de voir ce qui fonctionne le mieux. Perso, je les prive de ce qu’elles aiment le plus…ça marche pas mal !

 

« Si tu frappes ta sœur, ton frère, tu es puni(e) ! » si possible plus fermement qu’en cas d’insulte.

 

J’en arrive au 3ème constat : tenir bon et surtout tenir ses promesses.

Parce qu’une punition levée sitôt donnée ou partiellement exécutée n’a aucun pouvoir et n’aboutit à rien !

J’en ai maintes fois fait l’expérience.

Quelque soit l’âge de nos « petits monstres d’amour », ils sont malins comme des singes et savent nous manipuler pour arriver à leur fins.

Si les punitions ne sont pas respectées, ils prennent très vite le pouvoir et là…c’est la galère !!

J’ai longtemps cru que donner une punition ou une fessée était une preuve de mon échec, de mon incapacité à élever correctement mes filles, de mon incompétence de maman.

Ca m’a souvent fait pleurer et j’en ai passé des nuits blanches à me flageller mentalement en me disant : « T’es vraiment nulle comme mère, en dessous de tout ! »

Ben oui, je ne suis pas parfaite, je ne suis même pas la meilleure…et alors ?

Je fais ce que je peux, comme je peux et je ne m’en tire pas si mal que ça !

Alors maintenant quand je donne une punition, je réfléchis d’abord pour qu’elle soit en rapport avec la bêtise faite et quoiqu’il arrive, je m’y tiens.

C’est dur, c’est super dur mais ça fonctionne.

Il faut tenir le coup le temps que les enfants s’habituent au changement mais ça en vaut la peine, ils en valent la peine.

Il ne faut pas oublier que nous sommes responsables des adultes qu’ils seront plus tard et si on baisse les bras maintenant par peur de les blesser, de les chagriner, la vie leur apprendra les mêmes leçons mais avec beaucoup plus de cruauté que nous.

 

4ème constat : agir immédiatement.

Comme je suis une baba cool dans l’âme, pas flic pour un sou et adepte du désordre rangé, j’ai trop souvent tendance à « laisser courir ».

Sauf que cette façon de faire est dangereuse car à force de « laisser courir » il arrive un moment où je ne contrôlais plus rien.

Un exemple pour éclairer votre lanterne ?

Mais avec plaisir !

Il est 18h45.

Les filles se chamaillent gentiment depuis 2h. Elles se lancent des petites piques, gentiment, sans crier mais des piques quand même.

C’est bientôt l’heure de passer à table. Je leur demande d’aller se doucher…et là, misère, les vraies disputes commencent.

Normalement, je n’interviens que lorsqu’elles se mettent à hurler franchement.

Erreur fatale ! Car plus j’attends pour intervenir, plus elles s’énervent l’une l’autre et plus j’aurais de mal à les séparer.

En général, ça finit mal, genre, je me mets à leur hurler dessus que… « Crier dans cette maison est interdit ! »

Oups ! Pas super crédible pour le coup !

Non ! Il faut agir et tuer le mal dans l’œuf.

La solution ?

Dès le 1er couac, je les sépare. La grande prend sa douche, pendant que la petite prépare ses affaires pour le lendemain ou me donne un coup de main pour cuisiner.

Dès que la 1ère sort toute propre de la douche, on fait l’échange et la seconde la remplace.

Bénéfice ? Pas de cris, pas de disputes. Elles sont séparées et moi je reste détendue.

 

5ème constat : la culpabilité tue et ne sert à rien.

Moi je me sens coupable pour tout, tout le temps.

C’est usant à la longue !

Pour mille est une raisons, je souffre de ne pas avoir bien fait, trop fait trop peu fait…Merde alors !

Y’en a marre !

Je fais ce que je peux avec ce que j’ai.

J’ai décidé de tordre le cou à ma plus vieille amie, ma plus tendre ennemie : la culpabilité.

Au diable cette traîtresse qui me pourrit la vie depuis si longtemps !

Je crie, je tempête, je donne des claques sur des fesses rebondies ? Et ben tant pis ! Elles n’avaient qu’à écouter un peu mieux, un peu plus vite.

J’ai eu une quantité incroyable de fessées autrement plus rageuses et je n’en suis ni morte, ni traumatisée.

Alors les fois où je craque, où je m’éloigne de mon schéma idéal, ben je me dis que je ferai mieux la prochaine fois.

Je suis humaine après tout et être maman c’est un travail que l’on apprend jour après jour, jusqu’à notre dernier souffle.

La culpabilité ne sert à rien, rien à part nous pourrir encore un peu plus la vie !

 

Voilà, moi ça m’a bien aidée. Oh bien sûr, ça ne fonctionne pas à tous les coups.

Il y a des jours avec et des jours sans mais je dois bien avouer que depuis que je suis à peu près ce système, la vie est plus sereine dans notre famille.

Et puis, je ne rêve pas de filles parfaites…puisque je ne suis pas une maman parfaite…

 

A bientôt !

 

J’ai, pioché un super texte sur internet :

Les 10 tactiques pour se faire écouter sans crier.

Vous le trouverez dans un autre article qui porte le même titre.

A prendre ou à laisser mais à lire…

Qui sait ? Ca vous aidera peut-être à garder votre calme…

Perso, j’ai testé et c’est plutôt pas mal !

 

 

 

 

 

 

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