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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 23:35

Chose promise, chose due : voici le résumé de ma « journée parisienne ».

Pour celles qui ont oublié le début, je reprends…

 

Fin 2009, je reçois un commentaire d’une jeune femme, que je surnommerais « la belle Y », qui a découvert mon blog par hasard (Oh toi hasard, comme tu as bien fait les choses !) et a aimé mes divagations de « mère en galère ».

Elle m’expose son projet de faire un reportage sur nous, les mamans, tendance « indignes », victimes de l’image de la « mère parfaite ».

Mais c’est tout moi !

Attention, pas n’importe quel reportage, un reportage télévisé !

Vous imaginez, ma bouille de clown en prime time sur une chaîne nationale ???

Au début, je m’esclaffe, me tords de rire et crois à une bonne blague.

Soyons sérieuse : une Sandy, grande gueule, utilisatrice de gros mots en tous genres, spécialiste pour mettre ses pieds dans le plat à une heure de grande écoute…c’est clairement un gag !

Et bien non !

 

La belle Y semble convaincue que j’ai ma place dans son reportage et a les mots qu’il faut pour me convaincre.

Celles qui me connaissent, savent que sous ma très grande gueule se cache une nana hyper timide, pas sûre d’elle et terrifiée à l’idée de prendre la parole en public. A part me couvrir de honte, je ne vois pas du tout ce que je pourrais bien faire… De plus, être sous les feux de la rampe ne me tente pas du tout.

Mais la belle Y a un charme et une vraie gentillesse auxquels je ne peux pas résister et j’accepte.

Quelques semaines plus tard, je fais la rencontre téléphonique de sa comparse et amie, la pétillante J. Et là, plus moyen de faire marche arrière.

Leurs compliments et leurs encouragements me touchent et me poussent vers l’avant. Elles sont i-rré-sis-ti-bles !!

Rendez-vous est donc pris le 4 juin, à Paris, pour l’enregistrement de l’émission.

Je précise qu’à ce moment-là, je ne les ai jamais vues et ne connais d’elles que leurs voix pleines d’enthousiasme et de vie.

Par amitié pour elles, je me lance dans l’aventure…et advienne que pourra…

 

3 juin au soir : je fais ma valise, une boule d’angoisse coincée dans la gorge.

J’ai choisi 2 tenues noires, pris mon maquillage et mon parfum, ma brosse à dent est neuve et toute brillante, je suis prête à partir.

Sauf que, même si j’ai grande envie de les rencontrer enfin pour de vrai, je doute. Pire, le doute s’est insinué en moi comme un cancer et me ronge.

Que vont-elles penser de moi en me voyant, là en face d’elles ?

Vont-elles être déçues ?

Et si elles comprenaient que tout compte fait je n’ai pas ma place dans ce reportage ?

Et si je faisais honte à mes filles, mon homme, mes parents, ma famille, mes amies en disant tout haut toutes les conneries qui trottent dans mon cerveau de blonde écervelée ?

Misère !!

Ma valise est faite, mes billets de train sont au chaud dans mon sac à main, je ne peux plus reculer et franchement, je n’en mène pas large.

Ah elle a l’air bien tarte la Sandy super grande gueule à cogiter dans sa piaule !!

Je n’en dors presque pas de la nuit. Heureusement que les filles ont prévu une pro du maquillage pour cacher mes cernes, version XXL !!

 

Je me reprends : les filles, Alp, Maman, mon frère, mes amies, tout le monde a foi en moi et ça fait un bon paquet de personnes.

Et si je les décevais ??? Arghhh !! Quelle horreur !

Rien que d’y penser j’en ai des sueurs froides.

Allez que diable ! Tête haute ! Tu es quand même une « G » !

Tu viens d’une longue lignée de femmes fortes qui affrontent leurs peurs avec courage et vont de l’avant ! Non mais des fois !

J’avale ma salive, plaque un sourire encageant sur mon visage crispé et fonce vers la gare.

Un dernier bisou plein d’amour et de courage de mon homme et me voilà lâchée dans la nature.

Un petit mot sur mon cher et tendre qui égal à lui-même n’a aucun doute sur mes capacités et me soutient de tout son cœur.

Il rayonne de fierté et je suis toute émue à l’idée que c’est de moi dont il est fier. Quel sacré mec cet Alp !

Si je n’étais pas déjà folle dingue de lui…j’en tomberais aussitôt amoureuse…lol !

 

Je suis sur le quai de la gare, un peu perdue car ça doit bien faire 15 ans que je n’ai plus pris le train.

Telle la paysanne qui sort de sa campagne alsacienne pour la 1ère fois, j’oublie de composter mon billet…pire je ne sais même pas où elle se trouve cette satanée boîte à composter...la honte !!

Comme le ridicule ne tue pas, j’ose demander à une charmante jeune femme et vais rapidement composter mon billet dans cette machine, qui je le précise pour ceux qui ne savent pas, ressemble à s’y méprendre à une boîte aux lettres jaune.

Je remercie au passage cette gentille femme qui m’a gentiment renseignée sans se moquer.

 

Je suis sur le quai 3, mon billet composté est dans mon sac et pour tromper mon angoisse, je me mets à discuter avec ma voisine : une femme très souriante qui porte un superbe manteau bariolé.

Ben oui, je ne peux pas m’empêcher de dire aux gens ce que je pense, enfin uniquement les trucs positifs. Je ne suis pas du genre à agresser les gens pour les critiquer…j’en ai moi-même trop souvent souffert.

Et elle a vraiment un manteau superbe !

Grand bien m’en fasse ! Grâce à cette vieille habitude de pipelette, je fais la rencontre d’une femme adorable, super intéressante, sculpteuse sur métal qui a de magnifiques yeux rieurs et pailletés.

Nous papotons agréablement comme de vieilles connaissances et quand je lui parle de la raison de mon séjour éclair à Paris, elle semble intéressée et me donne rendez-vous à son retour de voyage.

Cool car j’aurais grand plaisir à la revoir. Je lui glisse ma carte, lui demande son prénom et elle s’en va déjà vers son wagon.

Grâce à son sourire et sa décontraction, mon stress a dégringolé et je commence enfin à savourer mon expédition parisienne.

Merci à toi Valérie et à charge de revanche !

 

2h15 plus tard, j’arrive à Paris, gare de l’Est.

Il fait beau, très chaud mais je me sens un peu perdue dans cette grande ville légendaire.

Heureusement pour moi, la Prod a bien les choses et l’efficace C (merci à elle !), assistante de chic et de choc, a envoyé quelqu’un me chercher, un homme très chaleureux qui parle en roulant les « R » et sourit à tout bout de champ : Mr A.

Il conduit sans à coup et se glisse sans mal dans la circulation embouteillée de la capitale. Il papote avec moi, me fait rire et en l’écoutant me raconter son voyage en Algérie, j’oublie la petite boule d’angoisse qui danse dans mes trippes.

Et encore un Merci à une personne d’exception ! Ca devient une habitude !

 

C’est une journée idéale ! Tout semble avoir été fait pour que je me sente bien et ça marche !

Même le soleil est au rendez-vous…ils sont fort ces parisiens !

 

On arrive au studio d’enregistrement et chaque personne que je croise me répond par un « bonjour » enjoué.

2ème surprise : non contents de commander au soleil, les parisiens ne sont pas (tous ? lol !) les prétentieux, superficiels et snobs qu’on veut bien nous décrire. Au contraire !! Tous ceux que j’ai rencontrés sont amicaux, voir chaleureux.

Je me sens bien !

 

La 1ère personne de l’équipe que je rencontre me plaît immédiatement : la pulpeuse D.

Le surnom de Betty Boop est comme une évidence tant il lui va bien : très jolie jeune femme aux longs cheveux châtains, elle a l’œil de biche, les formes pulpeuses et la classe de la petite pin’ up de mon enfance.

En attendant que la belle Y et la pétillante J aient fini de tourner, nous papotons comme de vieilles amies et je savoure ce moment magique.

Puis vient la rencontre tant attendue…

La belle Y est comme je le pensais : jolie comme un cœur, pleine de vie et de joie, le regard franc, souriant et tendre, bref une super nana !

La pétillante J ne me déçoit pas non plus : un physique délicat de poupée de porcelaine, un sourire franc qui vient du cœur et un regard profond et rieur.

Elles sont superbes et me rassurent.

J’ai eu raison de leur faire confiance. Je sens qu’elles sauront m’écouter, me comprendre et me guider pour que j’ose dire l’inavouable, le meilleur et surtout le pire de ma vie de « mère indigne »…

 

Comme il est tard et nos estomacs crient famine, nous partons tous manger un bout dans un petit restau du quartier (dont j’ai malheureusement oublié le nom…).

L’accueil est chaleureux, le service impec, la pièce de bœuf tendre à souhait et les frites croustillantes.

Nous formons une joyeuse bande (2 hommes et une jeune femme qui a déjà dit ce qu’elle avait à dire sur son rôle de mère nous ont rejoints).

La discussion est animée, l’ambiance bon enfant, la bouffe délicieuse : je me sens bien, en confiance. Tout se présente sous les meilleurs augures !

 

Nous retournons au studio. Le ventre bien tendu, le cerveau détendu, je m’isole pour enfiler ma petite tenue noire, achetée pour l’occasion.

Je me coiffe, clipse ma longue queue de cheval blonde sur le dessus du crâne et attends la suite des évènements.

Un « toc-toc-toc » me sort de ma rêverie et la pulpeuse D entre.

C’est ma maquilleuse…son rôle est de chercher et dénicher la femme belle et sexy qui est en moi.  Sacré challenge !!

Mais Betty Boop est un pro et il suffit de quelques coups de pinceau sur mon visage, un peu de mascara sur mes cils et un trait fin d’eye liner sur mes paupières pour me transformer en une femme qui je ne reconnais pas mais qui me plaît. Waouh ! Je me doutais que le maquillage pouvait faire de jolie chose mais là ça tient plus du miracle !!

Belle, super pro, drôle et intelligente…Betty Boop cumule les qualités avec grâce et modestie.

Vous voulez la suite…une 2ème article arrive...

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