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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 05:28

Le féminisme « jupé »

 

Suite à des problèmes familiaux, le sommeil me fuit.

Il me faut quelque chose pour m’occuper l’esprit et éviter de penser à…

J’ai dit que je devais éviter !!

J’étais en train de faire tourner mon cerveau à vide quand j’ai repensé à un de mes mails.

 

Juliette (la super coréalisatrice de « mères indignes » émission de France 4 qui m’a fait tant de bien) m’a écrit pour me demander mon avis sur le rapport entre la jupe et le féminisme.

Quel drôle d’idée !

Jusqu’à ce jour, je ne m’étais jamais demandé ce qu’une jupe pouvait m’apporter, encore moins concernant mon combat quotidien et très personnel pour faire valoir mes droits en tant que femme.

Mais plus j’y pense et plus le sujet me plaît.

 

« Jupé » comme le ministre ? Sandaï, ça s’écrit avec 2 « p » ! Mais non pas le ministre !

« Jupé » comme le participe passé du verbe du 1er groupe : juper !

Je jupe, tu jupes, elle jupe (n’existe pas au masculin)…

Je sais, ce verbe n’existe pas, je viens de l’inventer mais il me plaît alors j’ai décidé de l’intégrer à mon dico Sandaï personnel.

Le petit Robert n’a qu’à bien se tenir !

Entre nous, quand on observe les résultats de l’autre sexe en français…Hein les gars ?...je gage que c’est Roberte, sa femme qui a corrigé le 1er dico…Et bien sûr, Môssieux s’est attiré tous les lauriers pendant que sa femme se tapait la vaisselle. Pathétique !

 

Donc, le verbe « juper » : verbe du 1er groupe qui vient du nom féminin « jupe ». Action de mettre une jupe. Expression : féministe jupée = féministe en jupe.

Autres verbes : rober (verbe qui existe vraiment) – pantalonner (existe avec « il ») – puller…etc…se décline à l’infini.

 

Voilà, ça c’est fait. La suite !

 

Comme certaines d’entre vous le savent déjà, je suis une accro des fringues. Pas de haute couture et autre prêt-à-porter hors de prix !

 Non, j’aime la sape, les nippes, les frusques, les fripes.

Au grand désespoir de mon chéri, j’ai des tonnes de fringues, enfin un peu moins que ça quand même… et surtout, j’en ai jamais assez.

Quand je pense que jusqu’à environ 26 ans c’est ma petite maman qui m’achetait mes vêtements.

Elle faisait d'ailleurs très bien. Elle me trouvait toujours le petit haut à la mode dont rêvaient mes copines et me laissait une totale liberté dans mes choix vestimentaires parfois douteux.

C'est elle qui m'a patiemment donné le goût des vêtements et m'a appris à les accorder entre eux. Merci Mamele !

Donc, je n'allais en boutique que contrainte et forcée.

Absolument incroyable aujourd’hui ! Pour le plus grand malheur de mon homme et de ma banquière, j’ai bien changé !

C’est un fait, j’adore les habits, les chaussures, surtout les bottes, les sacs, les écharpes et tous les accessoires de mode. J’adore changer de style, de matière, de couleur. En bref, les fringues c’est une de mes passions.

Alors parler d’une de mes passions c’est dans mes cordes.

 

Et la jupe alors ?

Ben ça ne fait pas très longtemps que je m’assume en jupe car la jupe c’est le symbole par excellence de la féminité et de ce côté j’ai plutôt quelques lacunes…Enfin j’avais.

Pour se mettre en jupe, il faut accepter son corps, accepter sa féminité, se sentir femme tout simplement.

Or moi, je ne me sentais pas.

Ni homme, ni femme, ni vrai garçon manqué, ni fausse fille réussie…je ne savais pas trop où me situer sur l’échelle de la race humaine.

Il a fallu que j’apprenne qui je suis, que je découvre des trésors de charme et de sensualité tout au fond de mon moi interne et profond pour que j’envisage d’enfiler ma 1ère jupe avec l'impression d'être vraiment à ma place.

C’est fou quand on y pense…il a fallu que je me sente femme pour mettre une jupe et inversement.

Quoi, la jupe ne serait donc pas un simple bout de tissus destiné à cacher ma nudité ? Sic ! Quelle découverte !

 

Bon ok pour la jupe et son rôle mais et le féminisme dans tout ça. Quel rapport ?

Du calme, j’y viens !

 

Dans mon esprit, comme dans ceux de beaucoup je pense, le féminisme est lié au MLF.

A mes yeux d'ado c'était un mouvement assez radical de femmes qui n’en n’ont pas l’air qui se battent pour la liberté et l’égalité d’autres femmes qui ne leur ressemblent pas.

Dans mes souvenirs d’adolescente, elles étaient affreusement masculines, poilues et agressives ! Elles parlaient fort, juraient comme des charretiers et bannissaient toute douceur de leurs silhouettes.

Pour moi, elles étaient le chainon manquant entre les 2 sexes. Elles n’étaient vraiment ni l’un, ni tout à fait l’autre. Trop de seins de pour être un homme et trop de muscles pour être une femme.

C’est comme si elles voulaient gommer tout ce qui fait de nous des femmes pour accéder aux mêmes droits que les hommes. Elles étaient terriblement masculines.

Avec le recul, je me rends bien compte que j’avais horriblement caricaturé ces femmes admirables qui se sont battues pour que nous, femmes d’aujourd’hui, puissions jouir d’une meilleure vie. Je les remercie de tout ce qu’elles ont fait pour nous.

Toujours est-il qu’être féministe impliquait ressembler à un homme. Clairement, côté MLF : point de jupe !

 

A l’époque de mes 15 ans, je portais la jupe longue, informe, colorée et baba cool, avec un jupon blanc qui dépassait. Elle me servait à cacher des formes que je n’assumais pas encore tout en étant à la mode post hippy de l’époque.

Même si je ne me sentais pas encore femme avec mes jupes, je ne pouvais pas pour autant m’identifier aux féministes pantalonées (voir définition du début) qui sévissaient alors.

J’avais pour ça, un autre modèle, un modèle plus doux, plus efficace et nettement plus convaincant : ma maman !

 

J’ai 41 ans. J’ai été conçue fin 68, en pleine révolution française. Celle de 1968, bien sûr !

Ma maman faisait partie de ces femmes qui ont cramé leur soutif en hurlant à la face du monde « Je suis femme donc je suis ».

Les préceptes du féminisme, moi je les ai bus en même temps que le lait maternel, dès le 1er jour de ma naissance. Chez nous, le féminisme était une philosophie de vie, une évidence.

Très en avance sur son époque, ma maman se battait à la maison pour imposer ses choix, prouver sa valeur et obtenir les mêmes droits que mon père.

Elle travaillait dur, beaucoup et sans jamais rechigner à la tâche.

Elle était aussi forte qu’un homme, voir plus, aussi intelligente et très souvent plus et bon nombre d’hommes ne lui arrivaient pas à la cheville.

 

Ressemblait-elle à ces femmes du MLF qui effrayaient la petite fille que j’étais ?

Non ! Pas du tout !

Elle était féminine, sensuelle et coquette, tout le contraire de moi.

Elle se maquillait avec soin mais sans excès, s’habillait toujours avec goût, accordait ses bijoux avec ses vêtements et était une belle femme avec une force et une énergie peu communes.

 

Et la jupe là-dedans ? C’était son dada. « Féminine mais toujours jupée » aurait pu être sa devise.

Cadre responsable du secrétariat commercial de sa société, elle se battait bec et ongles pour protéger ses assistantes et dénonçait toutes les injustices sexistes qu’on pouvait leur faire…et ce bien avant que d’autres femmes se jettent dans les rues, des slogans plein la bouche.

 

Chevalière sans peur et sans reproche, elle a su garder sa féminité joyeuse et compatissante.

J’ai grandi le nez dans ses jupes, la fierté vissée au cœur.

Je ne l’ai jamais vue assister à des réunions de femmes libérées, ni défendre ses idées dans une assemblée. Non. Son combat pour l’égalité, le respect et la liberté des femmes, elle le menait chez nous, dans notre immeuble, dans notre quartier, en donnant des conseils avisés et en reboostant des femmes éplorées et soumises.

Je la revois encore dans sa petite robe à pois des années 50, en train de conseiller à une mère de famille nombreuse l’emploi de la pilule parce que celle-ci lui affirmait dans un sanglot que « 6 enfants à nourrir avec un salaire d’ouvrier c’est trop dur ! ».

 

Mais au fait, quel est la définition du féminisme ?

Selon Robert, c’est une doctrine qui vise à améliorer la situation sociale des femmes.

Synonyme : émancipation.

Définition d’émanciper ? Libérer des contraintes intellectuelles ou morales.

En gros, le féminisme c’est un mouvement qui vise à libérer les femmes de leurs contraintes intellectuelles et morales en vue d’améliorer leur situation sociale. OK.

En clair, c’est sortir les femmes de leur rôle d’épouse-mère-femme de ménage dans lequel les hommes les ont parquées depuis la nuit des temps.

C’est les libérer de la vision horriblement machiste et étriquée du sexe dit fort qui accorde plus de valeur au contenant qu’au contenu.

Ne nous voilons pas la face !

Malheureusement encore de nos jours, notre valeur en tant que femme augmente considérablement aux yeux de la gente masculine quand la longueur de tissus diminue. Ca se vérifie chaque jour.

Tiens revoilà la jupe !

On pourrait résumer par « Plus la jupe est courte, plus l’Homme aime ».

Sauf qu’il aime tant ce qu’il voit, qu’il oublie d’écouter.

 

On comprend alors mieux que les militantes MLF aient implicitement banni la jupe pour se faire entendre ! Aux grands maux, les grands remèdes !

A l’époque, il y avait tant à faire dans le domaine du féminisme que pour espérer se faire entendre, les femmes devaient imposer le respect et se transformer en hommes.

Sans la distraction de la chair, nos chers époux, compagnons, pères et frères avaient la possibilité de faire fonctionner leurs cerveaux plutôt que leur membre.

On sait toutes comment fonctionnent les hommes…il faut se montrer aussi fortes, aussi dures à la tâche et aussi courageuses qu’eux pour espérer être prises au sérieux.

Et c’est que ces femmes ont fait.

Elles se sont mises à niveau, elles ont troqué leurs jupes contre des pantalons, leurs sourires contre des rictus et fièrement, pour notre bien à toutes, ont pris les attitudes masculines et primates des mâles pour exiger leur droit à l’égalité et au respect.

Vu sous cet angle, on ne peut que leur dire « bravo les filles ! ».

Leur tâche était considérable : changer des millénaires de dictature masculine en changeant leur nature profonde. Sacré boulot !

Elles nous ont tracé la voie dans les larmes, les humiliations et le sang. Elles se sont battues et ont sacrifié leur féminité pour que nous puissions connaître la liberté en tant que femme.

Chapeau les filles !

 

Les années 80 et leurs « working girls » minijupées ont soufflé sur pas mal d’idées reçues.

Tout à coup, on pouvait être femme, féminine, sexy et cadre supérieur. Le tailleur-jupe était de rigueur, tout autant que la hargne et la rage de vaincre.

La jupe qui avait été bannie par les militantes des années 60-70 était devenue un moyen infaillible d’attirer l’attention pour brouiller les pistes.

Pendant que les mecs bavaient sur leurs longues jambes gainées, les avocates et autres conseillères financières fonçaient, décidaient et obtenaient les meilleurs marchés.

La nature nous a dotées de certains attributs irrésistibles et la femme des années 80 l’a bien compris.

Grâce à elles, être une féministe bien dans sa tête et dans sa jupe, est devenu possible.

 

Nous toutes, femmes du 21ème siècle, nous sommes le fruit de ces combats et de ces découvertes.

Grâce aux militantes des années 60-70, nous savons enfin que nous avons une valeur, une vraie valeur en tant qu’être humain, hors de notre rôle d’épouses ou de mères.

Grâce aux battantes des années 80-90, nous savons qu’il nous est possible d’être féministes et féminines.

La jupe n’empêche pas les combats, hormis ceux qu’on livre dans la rue contre une bande de voyous…

Au contraire, elle détourne l’attention des hommes en nous donnant un avantage certain.

 

Tout compte fait, il y a bien un rapport entre la jupe et le féminisme car la jupe (et la robe) est le symbole de la féminité. C’est le seul vêtement qu’un homme ne puisse mettre sans une très bonne raison. La jupe c’est pour les filles !

Sauf concernant les Ecossais…

C’est à se demander pourquoi ces hommes, virils au demeurant si on se réfère au film « Braveheart » avec Mel Gibson (entre nous, il est craquant avec sa jupette à carreaux) ont choisi un habit typiquement féminin. Est-ce parce que c’est vachement plus pratique qu’un pantalon qui serre de partout ? Ou pour détourner notre attention ? Qui sait ?

Ah et les romains aussi !

Les meilleurs combattants du monde…Serait-ce un éloge à notre courage et notre combativité féminins ? Ce serait trop drôle…lol !

 

Toujours est-il, que depuis toujours, la jupe est le symbole de la femme.

Pourquoi se priver de ce bout de tissus qui se décline à l’infini pour faire valoir ses droits à l’égalité ?

Pourquoi bannir ce qui fait de nous des femmes pour gagner cette place qui nous revient de droit ?

La jupe est associée à la douceur, à la compassion, à la tendresse d’une mère, d’une épouse, d’une sœur.

Ne peut-on pas porter la jupe et combattre le sexiste avec douceur, compassion et tendresse ?

Qui décide ?

Nous ! Chacune d’entre nous à sa façon.

Alors, jupe ou pantalon, on s’en fout ! Seul le résultat compte, seule notre liberté compte.

Chacune d’entre nous doit être libre de choisir non pas son camp mais sa façon d’exprimer ses idées.

 

J’aime que le tissus de ma jupe gitane ondule et s’enroule le long de mes jambes.

J’aime la silhouette que ma robe moulante noire me fait.

J’aime me sentir femme et désirable dans mon tailleur-jupe à rayures fines.

J’aime la jupe et j’aime l’idée d’une femme aussi féminine et féministe que possible.

Par-dessus tout, j’aime être la femme que je veux, tantôt fatale en minijupe, tantôt garçonne en jupe-culotte. Simplement une femme qui assume ses devoirs et se bat pour ses droits.

 

Les hommes de ma génération ont eux aussi évolué (si si je vous jure ! Enfin, un peu…lol !).

La jupe leur fait toujours de l’effet mais ils ont compris (Ok pas tous ! Faut pas rêver non plus !) qu’il y a plus dans une femme qu’un beau cul et que de beaux airbags…

Si ça c’est pas un bon début…

Courage les filles, à force de volonté, de charme, d’efforts et de ténacité, on va y arriver… On les aura à l’usure…lol !

 

L’avenir, c’est à nous et à nos enfants, garçons et filles, de le créer.

Et qui sait, la prochaine génération atteindra peut-être la maturité en combinaison unisexe…

Brrrrrrrr, quelle vision d’horreur !

Je préfère encore garder mon identité de femme en jupe fendue que de perdre ma différence sexuelle en combi argentée.

 

Et vous ? Jupe et féminisme, ça vous inspire quoi ?

 

Bisous

 

 

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commentaires

juliette 25/12/2010 16:27



bravo ma sandy... tues vraiment hallucinante...il suffit qu'on te lance sur un sujet et tu deviens intarrissable!!!!


belle enjupée, va....



Sandaï 26/12/2010 03:58



Toute ma vie on m'a reproché d'être trop bavarde...et toi tu me félicites !! Quel bonheur de t'avoir rencontrée !!


Je t'embrasse plein.


Bonne nuit et joyeux noël.


Rendez-vous en janvier pour papoter...


Comme tu as si bien dit : Jupement tienne !



kaity vernis-sages 24/12/2010 13:41



Hello Sandy,


Je viens de te lire, siiiiiiiiii j'ai tout lu !! tout d'abord j'aime ta façon d'écrire car elle reste la même que ta façon de parler et ça c'est bien ; oui je suis d'accord avec toi, la feminité
c'est d'abord nous : notre cerveau et notre corps nos pensées etc.... mais je n'ai pas eu du tout la même éducation que toi... ma maman était hélas une femme "soumise".... gentillement soumise,
mais tout de même... elle portait autant la jupe que le tablier de la bonne épouse tu vois ce que je veux dire ;) elle se défendait avec des larmes plus qu'avec la conviction d'une guerrière bref
elle était faible mais bonne mère... Cette éducation m'a forgé ce que les hommes appellent "un sale caractère" désolée, mais je ne vois pas les choses comme eux j'ai "du" caractère mais pas
"mauvais" caractère... mais là, le débat serait tellement long.... Etre une femme est difficile et l'a toujours été, sans faire de nous des guerrières échevellées ( lol ) et hurlantes je sais et
je revendique que nous devons garder notre place : la notre, celle d'une femme épanouie d'etre mère, maitresse, épouse, soeur etc.... Bravo Sandy !! Je t'embrasse petite soeur, oui tu as pile
l'age qu'aurai ma petite soeur disparue trop tot...continue ma chérie tu iras loin car ta plume parle avec l'encre du coeur ; je t'embrasse +++ Cathy/Kaity.



Sandaï 26/12/2010 04:08



Etre une femme a toujours été difficile et c'est bien pour ça que c'est si excitant ! Il y a encore tant de choses à dire, à faire, à découvrir et à changer !!


Moi aussi j'ai ce qu'on appelle (surtout les hommes...) un "sale" caractère. C'est complètement faux puisque je me lave tous les jours ! je dis ce que je pense et j'agis parfois en dépit du bon
sens mais j'agis, je vis, je pense et c'est déjà ça.


Plus les années passent et plus je suis moi-même, moins je me préoccupe des critiques et des reproches. La maturité m'aide à découvrir la femme que je suis, que je deviens chaque jour et je crois
réellement qu'on peut vivre sans écraser l'autre, sans museler l'autre, sans rabaisser l'autre. L'égalité entre les sexes j'y crois vraiment. Pour moi elle n'est pas seulement possible mais
indispensable pour construire le monde meilleur dont je rêve.


Les femmes ont déjà beaucoup changé et ce n'est pas près de s'arrêter ! Mes filles, la tienne et beaucoup d'autres se préparent à prendre la relève en prenant leur avenir en main, la tête haute,
bien dans leurs têtes, leurs coeurs et leurs baskets.


"Ta plume parle avec l'encre du coeur" ! Magnifique !


Merci Abla virtuelle (terme turc pour dire "grande soeur") pour ton si joli commentaire sur ma plume, il Passe de bonnes fêtes de fin d'année entourée de ta charmante famille.


Je te bize bien fort. a bientôt.


en espérant qu'on puisse enfin se voir "en vrai" en 2011...



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  • : Ce blog est mon journal intime virtuel où je jette les mots, les impressions, les sentiments et les émotions de la maman stressée, heureuse et parfois (souvent ??) débordée que je suis au quotidien...
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