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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 17:16

 

Et voilà, cette aventure se termine...

Voici les 3 dernières pages de ce conte qui est né dans mon esprit de petite fille pour vivre dans et charmer vos coeurs.

Merci pour tous vos commentaires sur Facebook. ils m'ont touchée à un point que je ne saurais exprimer.

Si ce conte vous a plu, n'hésitez pas à me le faire savoir en laissant vos commentaires, là, juste en dessous de cette page...

Et faites passer le lien de mon blog à vos familles, amis, collègues, patrons et toute personne susceptible de l'apprécier. Mille Mercis et peut-être à bientôt pour une nouvelle aventure...Bisous plein !

 

 

 

Il leva la main gauche, celle du cœur, ferma le poing et ouvrit son pouce, son index et son auriculaire dans un geste qui voulait dire : I love you (je t’aime).

La princesse le lui rendit et juste avant que la hache ne s’abatte sur son tendre amour, elle se jeta sur le prince, recouvrant son corps du sien pour lui éviter la mort et hurla :

- Père, si vous voulez toujours assassiner un être d’une telle bonté, alors tuez-moi aussi car, sans lui, ma vie n’a plus aucun sens. »

Le bourreau avait interrompu son geste et attendait l’ordre royal.

Avant que celui-ci puisse répondre, la douce mais courageuse reine Eustacha se porta aux côtés de sa fille et annonça :

- Mon Seigneur et mari, je vous aime infiniment et vous aimerai toujours mais je ne puis rester passive face à un tel amour et un tel discours.

Au nom de toutes ces années d’amour et de tendresse que nous avons partagées, je vous supplie de revenir sur votre décision. Ne commettez pas cette folie, je vous en conjure. Ne privez pas notre chère enfant de la seule personne qui puisse lui apporter le bonheur.

Que nous importe l’état de ses oreilles ? Il aime notre fille et est aimé par elle. Cela ne vous touche t’il donc pas ? Où est passé le cœur qui battait si fort dans votre large poitrine ?"

Fière, elle bomba le torse et ajouta :

"Par amour pour vous, pour elle, je suis prête à les suivre jusque dans la mort ! »

D’un peu partout dans la foule, des hommes, des femmes, des enfants virent se ranger à leurs côtés.

Bientôt, il y eut plus de monde sur l’estrade que sur la grande place.

Les Bigirssiens et les Bigirssiennes, si fiers de leurs grandes oreilles, avaient enfin entendu avec leurs cœurs.

En masse, ils se collaient à leur reine, leur princesse et le jeune prince, les protégeant tous 3 de leurs corps contre les gardes royaux qui affluaient par dizaines.

 

La colère du roi avait fondu sous la brûlure de la honte et de l’inquiétude pour son enfant. Comme après un mauvais rêve, il se réveilla et comprit son erreur.

Lentement, craignant un refus de sa part, il s’approcha de son épouse, posa un genou à terre, lui prit les mains dans les siennes et les porta à sa bouche en disant :

- Ma Mie, ma tendre et intelligente épouse.  Comme toujours, je suis dans l’erreur et vous m’avez montré la voie. Ce cœur, que je pensais ne plus avoir, bat fort dans ma poitrine et ne bat que pour vous. Pourrez-vous jamais me pardonner mon aveuglement ? 

Et toi, ma fille chérie, sauras-tu trouver assez d’amour en toi pour un vieux père bien mal inspiré qui n’a jamais voulu que ton bonheur ? »

A ces mots, toutes les 2 se jetèrent dans ses bras, riant et pleurant toute à la fois. Le prince en profita pour se relever doucement et marcher vers le royal trio. Il tendit sa main au roi et dit avec un sourire en coin et un clin d’œil canaille :

- Si vous m’offrez la main de votre fille, je veux bien oublier toute cette malheureuse histoire ! »

Le roi prit la main tendue, attira le jeune homme à lui et lui répondit :

- Dans mes bras, futur gendre royal ! S’il existe un seul homme capable de rendre ma princesse heureuse, c’est bien vous ! »

Alors tous explosèrent de joie. Partout, ce ne fut que rires et joyeuses embrassades. Tous les Bigirssiens se congratulèrent à qui mieux-mieux. Ils étaient heureux.

Tous ? Non !

Auri Iropèn fulminait de rage. Tous ses projets tombaient à l’eau et sa vengeance lui échappait.

Toutes ses années de souffrance, de privations, de sacrifices avaient été vaines ! Cette maudite Cour ne serait pas détruite, pire elle vivrait dans le bonheur !

Alors comme il n’était porté que par la haine que lui inspirait ce monde et son désir de se venger, il saisit l’épée du garde le plus proche et se rua vers leurs Majestés en hurlant :

- Non ! Cela ne peut être ! Ma mère est morte, mon père m’a délaissé et mon frère m’a renié à cause de vos stupides lois ségrégationnistes. Je n’ai vécu que pour voir le malheur s’abattre sur vos royales têtes. Ce jour est votre dernier, Votre très chère Majesté. »

Alors que la lame s’abattait comme au ralenti, que le prince Mime se jetait devant le roi Lobe pour le protéger, une voix s’écria :

- Non mon fils ! Ne fais pas cela ! »

Au son de la voix de son père, Auri s’était arrêté et avait levé les yeux. Il se tenait sur l’estrade, immobile, comme figé.

 Je t’en prie », continua t’il plus doucement « Ne rejette pas MA faute sur eux car je suis le seul coupable.»

Juché sur son cheval de guerre, le vieux Duc Iropèn fixait son deuxième fils avec un regard suppliant.

Lentement, soutenu par son fils aîné, il descendit de cheval et traversa la place jusqu’à arriver sur l’estrade. Là, il s’approcha de son enfant, lui saisit la main et lui ouvrit les doigts, un à un, jusqu’à ce que l’épée tombe à terre dans un grand fracas.

Le silence était assourdissant et tous attendaient la suite de cette affaire privée.

Le vieux Duc prit son fils dans ses bras et lui dit :

- Pardon mon enfant. Pardon ! La perte de ta mère que j’aimais plus que tout m’a anéanti. Ce fut si douloureux, si injuste que j’ai eu la lâcheté de m’en prendre à toi et de te rendre responsable de mon malheur. Tu n’es pas coupable. Rien n’est de ta faute. Je l’ai enfin compris et je te supplie de me pardonner. Perdu dans ma peine, j’ai oublié de chérir le don le plus précieux que m’a fait ta mère : toi, son fils chéri, celui qui lui ressemble tant. Ton frère a lui aussi honte de l’enfer qu’il t’a fait vivre et s’en repend comme moi. Sauras-tu nous pardonner ? »

Auri serra les deux hommes contre lui et les larmes qu’il n’avait pas pu verser enfant, coulèrent avec force sur ses joues.

- Oh père ! Oh, frère ! Vous m’avez tant manqué ! » furent ses mots.

- Toi aussi, mon fils. Toi aussi »

Ce se furent de nouvelles embrassades, interrompues par les vivas de la foule en délire :

« Vive la Princesse Aimée ! »

« Vive le Prince Mime ! »

«Hourra pour leurs Majestés ! »

« Bravo au courageux Duc ! »

 

A partir de ce jour, tout changea au pays de Bigirs.

 

Les Nohirs furent déclarés « bienvenus » dans tout le royaume et l’on bannit les anciennes et cruelles lois.

 

Les familles séparées furent recomposées : la mère retrouva son enfant ; le mari embrassa sa femme et le frère rejoignit le frère.

 

La èlèssèf devint la seconde langue officielle du pays et fut enseignée en classe, dès le plus jeune âge.

 

Un immense banquet fut organisé et tous les habitants de Bigirs et de l’Île du Silence y furent conviés. L’on fêta 3 jours durant.

 

Enfin, le mariage de la douce princesse Aimée et du courageux prince Mime fut célébré avec beaucoup de joie et d’émotion.

La reine Dèf, son fils le roi Signe et son épouse la pétillante Manuelle eurent leur place à la noble table du roi Lobe et de sa charmante reine Eustacha.

 

Tous et toutes se réjouirent et se félicitèrent.

De mémoire de Bigirs, et de Nohirs d’ailleurs aussi, jamais mariage n’avait été plus joyeux, plus merveilleux et plus réussi !

 

Aimée et Mime eurent beaucoup d’enfants et vécurent de longues années heureuses dans le pays réunifié qu’ils appelèrent ridiculement : LoveLand (le Pays de l’Amour) et passèrent de merveilleux moments dans leur nouvelle île : LoveIsland (l’Île de l’Amour).

 

FIN

 

 

 

Je sais, ce n’est qu’un conte, une belle histoire un peu idiote et cucu la praline que je vous ai raconté ici.

Mais quand l’intolérance et l’injustice de notre monde me paraissent trop lourdes à porter, trop difficiles à supporter, je m’invente ce genre d’histoire à dormir debout.

Je rêve éveillée quelque temps et je me sens temporairement mieux après.

 

Oui, je sais, ce n’est qu’un conte que mon esprit définitivement optimiste a créé mais…qui sait ce que l’avenir nous réserve ?

 

Avec un peu d’effort, de la foi et beaucoup d’envie, tout est possible…non ?

 

 

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commentaires

sandaï 06/07/2010 21:12



Oh Merciii Jennifer !! Ca me touche !!


Alors toi aussi tu penses que je devrais publier ce conte ? Bon, je vais devoir réfléchir sérieusement à la question...Suite au prochain épisode...lol !


Mille mercis pour ton commentaire et gros bisous plein !



Jennifer 06/07/2010 18:45



Bravo pour ce magnifique conte!!! Je partage à 200% ton avis. Moi qui suit dyslexique, je m'y retrouve... Ce conte mérite d'être diffusé, afin de faire évoluer les mentalités par rapport au
Handicap, voir même la Différence. Tu as un talent fou!!! Bonne continuation. Bisousss.



Sandaï 06/07/2010 18:01



Merciiiii ! Comme d'habitude, je peux compter sur toi ! Que c'est bon !!


D'autres contes ??? Pourquoi pas ! Mais ce n'est pas vraiment moi qui décide...la muse s'est emparée de moi et je n'ai aucune idée quant à savoir si elle reviendra me visiter...


en tout cas, c'était vraiment une chouette aventure !


Merci et plein de gros bisous



Kaity vernis-sages 06/07/2010 17:53



C'était super Sandy, bravo, en écriras-tu d'autres ??


je te bisoutte ++++



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