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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 12:28

 

Et 2 pages de plus...avec une rencontre...mais je ne dirai rien de plus...à vous de lire...

 

 

Son cœur tendre de mère souffrait de la peine de sa fille mais elle ne souhaitait que son bonheur et elle voulait croire à ce mariage, y croire de toutes ses forces.

Avant qu’Aimée puisse répondre qu’elle détestait l’idée d’épouse cet homme froid et terrifiant, son père se lança joyeusement dans la description détaillée de tous les avantages à une telle union. Il gesticulait et rayonnait de joie à l’idée d’avoir trouvé le mari idéal pour sa fille chérie et le gendre idéal que réclamait son cœur. Comme beaucoup de parents, il refusait de regarder la réalité en face, à savoir que sa fille ne pouvait pas être heureuse avec un tel homme. Mais, à ses yeux, rentrer dans les normes était la seule possibilité pour Aimée d’être acceptée, intégrée donc heureuse. Alors, il continua à se voiler la face, obstinément.

Comme je l’ai déjà dit, la princesse de Bigirs était une jeune fille très douce et très obéissante, dont le seul souci, la seule envie était le bonheur de ses parents chéris, même au détriment du sien.

Face à la joie et aux espoirs de son père, elle ne trouva pas le courage de lui briser le cœur en exprimant son refus, elle finit par hocher tristement la tête et articula un faible « Oui ».

A ce mot, le roi Lobe, fou de joie, se précipita hors de la chambre pour annoncer la bonne nouvelle au futur mari.

La reine, plus posée, prit sa fille dans ses bras et lui murmura tendrement :

«  Tu as fait le bon choix. Tout ceci te paraît plus sombre que ça ne l’ai en vérité. Avec le temps, tu apprendras à l’aimer… »

Sur quoi, elle l’embrassa sur le front et quitta la chambre à son tour.

 

Seule, la princesse réalisa ce qui venait d’arriver.

Elle avait dit « oui » alors que tout son être voulait dire « Non ! ». Elle avait rejeté le prince de ses rêves pour accepter d’épouser l’homme de ses cauchemars.

Une fois de plus, elle avait obéi à ses parents, mettant ses désirs, ses besoins de côté. Elle avait dit « oui » et elle trouvait cela injuste, si injuste !

Alors, elle se jeta dans son lit et étouffa ses pleurs dans son oreiller rose à plumes d’oie.

Elle pleura longtemps, si longtemps que la nuit était déjà presque tombée quand ses dernières larmes coulèrent.

« Je vais épouser un homme qui ne sait ni rire, ni s’amuser. Je vais passer ma vie avec un homme qui ne sait que critiquer et crier ! »

L’injustice d’un tel avenir lui broya le cœur et elle remit à pleurer des larmes qu’elle ne croyait plus pouvoir faire couler.

Elle refusa de rejoindre ses parents pour dîner et sanglota sur ses rêves brisés, sur son avenir sans joie et sur ses illusions perdues.

Alors qu’elle pleurait encore doucement, un petit « toc-toc » se fit entendre de la fenêtre entrouverte de sa chambre.

Bien sûr, elle n’avait pas entendu.

« Toc-toc » faisait le bruit sur la vitre.

Comme la princesse ne réagissait pas, le jeune homme (car c’était un jeune homme) poussa la vitre et entra dans la pièce.

- Excusez mon intrusion, Princesse Aimée, mais cela fait plusieurs heures que vos larmes me torturent et je ne puis rester plus longtemps insensible à votre peine sans intervenir. »

Pas de réponse. La princesse ne se retourna même pas.

Elle pleurait doucement, la tête enfouie dans son oreiller et n’avait pas vu le jeune homme.

Etonné par son manque total de réaction, il s’avança vers la lumière et son image se réfléta dans l’un des nombreux miroirs de la pièce.

Surprise par le courant d’air frais qui provenait de la fenêtre ouverte, la princesse se redressa et son regard croisa le reflet du jeune homme.

D’un bond, elle jaillit hors de son lit et lui fit face en disant :

-  Qui êtes-vous ? Que faites-vous chez moi ? Et que me voulez-vous ?

- Mes hommages, Princesse. Je m’appelle Mime. Ce sont vos larmes qui m’ont guidé jusqu’à vous et je ne souhaite qu’une chose, vous apporter mon soutien pour que jamais plus aucune larme ne vienne à couler sur vos joues délicates. »

Quel langage fleuri, digne d’un conte de fées !! Il faut dire que ce charmant Mime était un prince, lui aussi…

Le visage du jeune homme exprimait une telle tristesse, une telle compassion que la jeune fille en fut charmée.

Pour la toute 1ère fois de sa vie, Aimée se sentait en sécurité sous le regard doux et tendre de cet homme. Il se dégageait de lui une force, une douceur et une gentillesse qui lui avaient tant manqué toute sa vie.

Elle avait l’impression d’avoir trouvé l’autre moitié de son être solitaire.

Pour la tout 1ère fois, elle ne se sentait plus seule !

Ce sentiment était si fort, si inestimable qu’elle eut soudain envie de chanter, de danser, de parler.

Et en cet instant, elle sut que la vie lui avait donné un cadeau des plus précieux : un ami.

Un ami à qui confier tous ses secrets, toutes ses peines, tous ses espoirs et tous ses rêves.

Alors elle s’assit sur son lit de dentelles et parla.

Elle lui révéla son douloureux secret, parla de sa souffrance et vida sans honte son cœur meurtri.

 

Touché par cette marque de confiance sans prix, envoûté par tant de grâce et de douceur, l’âme du jeune Mime frissonna, chanta de plaisir et il se jura de tout faire pour rendre le sourire à cette princesse, si chère à son cœur.

Car il l’aimait en secret depuis longtemps.

La 1ère fois qu’il vit la princesse, c’était l’année de ses 12 ans.

 

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