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30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 04:40
Mercredi 30 janvier 2008
 
Devinez qui vient de se réveiller en hurlant, en pleine nuit ?
Alexane bien sûr !
Bon sang je suis fatiguée de ce mauvais scénario trop souvent répété !
Elle s’était pourtant couchée sans problème…Et voilà qu’elle s’est réveillée à 1h30, en appelant « Mâââmon » à tue-tête.
Comme elle ne pleurait pas et se contentait de m’appeler, j’avais décidé d’attendre sans réaction et de voir venir.

C’était sans compter avec mon homme, qui s’est levé après à peine quelques minutes de « Mâââmon ».
Le pauvre ! J’ai jailli de mon lit comme un diable hors sa boîte pour lui dire qu’il ne fallait pas y aller et je l’avoue lui râler dessus. Pas méchamment mais bon je lui ai quand même dit qu’il aurait pu attendre un peu plus avant d’y aller.
Bref ! Il est parti se coucher, j’ai embrassé, câliné la pitchoune, je l’ai couchée en lui expliquant qu’elle pouvait bien crier jusqu’à demain, je ne la sortirai pas de son petit lit.
Ca a eu l’air de marcher…jusqu’à 2h12, heure à laquelle elle s’est mise à hurler comme à son habitude.
Réveillée en sursaut, j’ai attendu un bon ¼ d’heure avant d’aller la voir, la calmer avec fermeté (non plus que de la fermeté car j’étais vraiment excédée, je l’ai disputée, grondée) et…la recoucher bien sûr !

00h34, elle s’était tue, le silence régnait à nouveau sur la maisonnée et j’étais pleine d’espoir (mais pas vraiment convaincue je l’avoue) que ma nuit pourrait se finir comme ça.
C’était sans compter ma fille !

2h43 : Elle se remet à hurler. Je patiente à nouveau, les nerfs à fleur de peau.
Petite précision : Alexane m’a si souvent fatiguée, gonflée avec ses hurlements qu’il ne me faut à présent guère plus de quelques secondes pour que je m’enflamme.

2h58 : J’y vais, bien décidée à lui faire comprendre que son attitude me gonfle et qu’il n’est plus l’heure de hurler comme ça. Heureusement Océane dort chez mes parents le mardi soir, ça me fait un souci en moins. Par contre, Seb habite toujours en dessous et sa chambre est toujours juste sous celle des filles. J’ai une pensée désolée pour lui. Bon je suis dans la chambre de ma crevette hurlante. Dès qu’elle me voit, elle se remet à crier de plus belle, avec de gros sanglots saccadés. Quand je m’approche d’elle, je sens ses joues toutes mouillées et là j’ai beau être énervée, mon cœur de maman se serre. Je la prends dans mes bras, lui parle gentiment en l’embrassant, lui explique que je suis là, que tout va bien , qu’elle n’a rien à craindre dans sa chambre, que son papa et moi sommes toujours à portée de voix, que c’est l’heure pour elle de dormir, qu’elle n’est plus malade et assez grande pour dormir toute seule, qu’elle n’a pas besoin de moi pour dormir, que je l’aime ^lus que tout mais que là « y’en a marre ! ». Elle met du temps à se calmer, a de gros hoquets, les joues trempées et quand je lui demande ce qui ne va pas, elle me répond d’abord « caca » puis « bobo ». Elle me répète chaque mot bien une 20ène de fois. Je lui renifle le cucu mais mon pif de compète ne ressent aucune odeur suspecte.
Je lui réponds « Non chérie tu n’as pas fait caca » et elle me regarde et fait non de la tête et elle reprend son « bobo » plusieurs fois. Quelques secondes se passent sans bruit, sa tête collée sur ma poitrine comme si elle voulait y rentrer, quand je sens des petits coups contre ma main posée sur sa couche…une bonne dizaine de pèpètes s’échappent avec joie de son bidon. Etait-ce la raison de ses cris ? A-t-elle mal au ventre ? Si oui que dois-je faire ? Je me dis que la nuit va être longue et je suis fatiguée à cette seule idée.
Alors je lui murmure un « t’inquiète pas c’est presque passé, ça va aller mon bébé » dans le creux de l’oreille avec une famille de petits bisous tous doux.
J’attends encore un peu en la berçant et en lui rappelant que tous les bébés de la terre dorment dans leur lit…ok c’est un mensonge, j’en suis consciente mais je ne vais tout de même pas lui dire que dans de nombreux pays, les enfants dorment jusqu’à 2 ans et parfois plus dans le lit de leurs parents sans que cela pose problème ?! J’ai assez de souci avec elle sans vouloir en remettre une couche…Je lui chante une chanson en la berçant dans mes bras (qui en passant me semblent sur le point de tout lâcher, surtout le coude gauche…tendinite ?) et je la couche. Je lui mets sa musique, je sors, ferme la porte et…elle remet à hurler.
Mon sang bout dans mes veines ! Ma seule envie là ? Rouvrir la porte, me jeter à l’intérieur, l’attraper par la peau des fesses et l’assommer pour qu’elle dorme enfin et arrête de me pourrir la vie !

3h12 : Allez je vais fumer, ça ne réussit pas à me calmer mais ça en donne l’illusion et en ce moment je suis prête à me contenter de ça.

3h26 : Les cris viennent de cesser…Youpi ?

3h31 : Fausse alerte, fausse joie, les cris reprennent. Je ne peux donc pas encore me coucher…

3h37 : Le silence me paraît si délicieux, plus précieux que tout l’or du monde. Je le savoure sans croire vraiment avoir gagné la partie…

3h38 : mais non ! Ca recommence ! Mes nerfs se contractent comme des cobras prêts à l’attaque mais je ne le suis plus vraiment « à l’attaque » ! Le sommeil m’a fui depuis le 1er cri. Je sais que la nuit va être longue et que rien ne saura me calmer, à part peut-être une boîte entière d’exomil ou de valium…

3h40 : Le silence est revenu…mais je ne crois plus en lui. Je sais qu’il va disparaître aussi vite qu’il est venu…

3h45 : …et j’ai raison ! Alexane vient de le briser en poussant un « Mâââmon » indigné ! Ben oui c’est quoi ce bordel ? Elle pleure, elle a un souci, voire elle est malheureuse et moi, maman indigne que je suis, je reste là, devant mon pc, à tapoter sur le clavier au lieu de courir la réconforter…Non mais des fois ! Ah voilà les cris qui s’ajoutent aux « Mâââmon’ et même 2 « bisou » coup sur coup. Cette petite a de la suite dans les idées et essaye tout ce qu’elle peut pour me faire venir dans sa chambre. Ca me rassure au moins sur son intelligence…enfin c’est rassurant qu’elle ait un cerveau par contre je n’ai même pas envie d’imaginer ce qu’elle sera capable d’en faire plus grande. Bon sang, je vais morfler grave avec cette gamine !

3h55 : Les cris se transforment en hurlements. Le pauvre Seb doit nous maudire, la tête désespérément enfouie sous son oreiller. A mon avis, il ferait mieux de s’enfoncer un oreiller par oreille et encore je ne suis même pas sûre ça suffira. Les cris là atteignent un pic de décibels. Waouh ! Je connais la puissance vocale de ma fille mais ça me surprend toujours de voir, enfin d’entendre, ce qu’elle peut produire avec un si petit coffre. « Bisou » « Bisous » crie t-elle pour me faire craquer. « Mâââmon bisou » Ca devient un leitmotiv désespéré qui me vrille les tympans et…me gonfle. Ben non, je suis trop énervée pour être attendrie. Tiens, devant mon manque total de compassion, Alexane reprend ses hurlements, sans « bisou » cette fois-ci.
Que dois-je faire ? Je suis fatiguée, au bord des larmes moi-même. Bon sang mais qu’est ce que je fais de mal pour la faire hurler comme ça ? Je vous jure c’est à devenir dingue. Je pensais vraiment être faite pour élever mes enfants, pour rester à la maison et leur apporter tout ce dont elles ont besoin mais depuis quelques temps, je me demande vraiment si j’ai fait le bon choix. Depuis qu’Océane est née, je rêvais de rester à la maison pour voir mon mes enfants grandir. Ce congé parental, je l’ai voulu de tout mon cœur, j’en rêvais la nuit, enceinte d’Alexane, j’étais folle de joie de pouvoir enfin réaliser mon rêve…et regardez le cauchemar que j’en fais ! Je suis vraiment à chier comme mère ! Je n’arrive vraiment à rien et pourtant je mets dans ce rôle de maman toutes mes tripes, toute ma tendresse, toute mon intelligence et tout mon amour. Apparemment ça ne suffit pas. Y’a un truc que je fais mal sans que je sache quoi et malgré toute ma bonne volonté, je passe certaines de mes nuits à écouter ma fille pleurer, me demandant en pleurant ce que je fais mal.
Ce faisait seulement 2 nuits de suite qu’Alexane avait dormi toute la nuit, dans son lit, sans une larme. J’avais bien raison de ne pas trop me réjouir, de ne pas prendre cette victoire pour argent comptant. Et pour répondre à la question de certaines d’entre vous, NON je ne suis pas anxieuse à l’idée de la coucher. Et NON je refuse qu’on dise que c’est mon stress et mon angoisse qu’elle ressent. Parce que je ne suis pas angoissée et je gère mon stress en sortant boire des cafés et discuter avec mes copines.

4h10 : C’est à nouveau le silence mais il n’a pas le goût escompté de la victoire ou de la joie de la savoir endormie. Il a le goût amer de l’attente du prochain cri.
4h19 : Attente malheureusement récompensé par des cris, moins forts que les précédents mais des cris quand même.
Je ne sais plus quoi faire ! C’est un horrible constat qui me déchire le cœur mais bordel : JE NE SAIS PLUS QUOI FAIRE !
Je suis tellement fatiguée que les larmes coulent toutes seules pour se perdre entre les touches de mon clavier. Je me sens si nulle que même mon humour ne suffit plus à me remonter le moral. C’est un moment très dur auquel vous assistez là…un craquage en direct, à 4h23 du matin, après des nuits d’insomnie et de pleurs de mon enfant. Celles qui me connaissent le savent : je suis forte, je suis un roc, j’ai une forte personnalité et de l’endurance face à l’adversité mais là, c’est Sandy la fragile qui montre le bout de son nez. La preuve que je ne suis plus moi-même ? Je me livre comme ça, sans honte, ni retenue, face à des gens que je ne connais même pas et qui peuvent mal me juger, sans vergogne…et pourtant je m’en fous. Moi qui aies toujours mis un point d’honneur à me montrer sous mon meilleur jour, à ne pas embêter les gens avec mes soucis, à rire de moi et de mes défauts, à cacher mes peines, moi je me raconte, sur un blog susceptible d’être lu par n’importe qui et pire par des gens dont l’opinion m’est précieuse. Bon sang, ça montre à quel point je suis mal !

4h30 : Ca fait à peine 1 minute qu’elle ne pleure plus. Je n’ai même plus la force de m’inquiéter du prochain cri…je suis trop fatiguée pour ça et surtout, je suis trop triste. Un petit coup de déprime sans doute. Fatigue, mauvaise alimentation et énervement ne font pas un cocktail délicieux et sans conséquence.

4h36 : 6 minutes qu’elle dort, priez pour nous que cela dure !


Bonne nuit ! A la prochaine avec la pêche, la banane, l’humour et le sourire.

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commentaires

muriel 31/01/2008 12:59

Ma pauvre, je sais quoi t" offrir.

- Des boulles quies,
- Une armée de doudou pour qu' elle s' amuse
- un hamac pour la mettre dedans avec bersage automatique..


Bisous Mue

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