Samedi 26 juin 2010 6 26 /06 /Juin /2010 18:31

Et voici un conte que j'ai écrit en pensant à ceux qui entendent peu ou pas...Bonne lecture !

 

 

La Princesse aux Grandes Oreilles

 

Il était une fois, un roi et une reine d’un magnifique pays appelé : Bigirs.

Ce nom étrange venait du fait que tous les habitants de ce bel endroit avaient de grandes oreilles.

De par chez nous, de telles oreilles auraient déclenché plus d’un éclat de rire méprisant et de méchantes critiques, mais dans ce pays-là, avoir de grandes oreilles était un signe de noblesse et une source de grande fierté.

Plus les oreilles étaient grandes et mieux c’était !

Les Bigirssiens vouaient un véritable culte à leurs immenses « feuilles de chou » et en prenait le plus grand soin : crème de jour et de nuit, crème hydratante et masque gommant, petits parasols pour les jours de grand soleil et bien sûr petits parapluie par temps orageux.

Hommes, femmes et enfants rehaussaient la beauté de leurs oreilles avec de magnifiques boucles d’oreilles et des anneaux d’or et d’argent.

Rien n’était trop beau pour leurs précieux appendices auriculaires !

Il s’organisait souvent de somptueux défilés de mode et les plus grands créateurs de bijoux auriculaires rivalisaient d’imagination pour l’honneur d’habiller les royales oreilles.

Car le roi Lobe et la reine Eustacha avaient les plus belles oreilles de tout Bigirs.

Tout aurait du être parfait pour ce couple royal aimé et admiré de tous…

Pourtant, ils n’étaient pas heureux.

La Grande Oreille Cosmique qui régissait leurs vies, leur refusait le plus précieux des présents : un enfant !

Ils avaient presque tout essayé : les régimes sans sel, les potions soi-disant magiques, les incantations murmurées à la pleine lune, les positions les plus incroyables mais rien n’y !

Point de bébé en vue !

Oh bien sûr, ils avaient une flopée de neveux et nièces à adopter car les frères et sœurs du royal couple étaient très…hum…actifs. Mais rien ne semblait vouloir naître de l’immense amour qu’ils se vouaient.

Le roi se désespérait et la reine n’est plus que l’ombre d’elle-même.

Un jour que le désespoir était plus fort que tout, Eustacha décida d’aborder pour la énième fois le sujet qui était à l’origine de nombreuses disputes royales :

- Mon Seigneur, l’heure où je ne pourrais plus enfanter est proche. Nous avons presque tout essayé et le bonheur d’être parents ne nous a toujours pas été donné. Je vous supplie de me permettre d’essayer une toute dernière solution : la sorcière Dèf… »

A ces mots, le roi se mit dans une terrible colère. Il tempesta, hurla et promis que lui vivant, jamais une chose pareille n’arriverait.

La reine était une femme très douce et discrète. Elle détestait les conflits et tout ce qui perturbait sa vie tranquille mais l’envie d’avoir un enfant était si forte que pour une fois, elle tint tête à son époux.

Face aux cris et aux gesticulations outrées de son roi de mari, elle se redressa, le regarda droit dans les yeux et lui dit d’une voix douce mais ferme :

«  - Mon aimé, je connais tous vos arguments et sans le malheur qui nous frappe, je serai de votre avis sans hésitation. Mais cette sorcière est la seule chance qu’il nous reste. Je veux un enfant né de notre amour et je ne reculerais devant rien, ni personne pour lui donner la vie.

Je comprends parfaitement votre position : vous le roi, ne pouvez faire appel à cette femme mais moi, je le peux. Je me déguiserai en paysanne et nul ne me reconnaîtra. Je ferai en sorte que mes actions ne rejaillissent pas sur vous.

Je suis désolée de devoir vous imposer cela mais ma décision est prise : demain à l’aube, je prendrais un bateau et j’irai sur l’Île Maudite. Rien de ce que vous direz ne changera cela ! »

Et en effet, le roi Lobe eut beau menacer, tempêter, rouspéter, supplier, sa royale épouse refusa de changer d’avis.

De guerre lasse, le roi lui proposa les services d’un garde de confiance pour la mener sans risque jusqu’à l’île et la protéger.

 

Mais qui donc était cette mystérieuse femme que craignait tant le roi ?

Je vais tout vous raconter.

La sorcière Dèf, en plus d’être une grande magicienne, était aussi la reine de l’Île du Silence, l’île maudite redoutée par tous les Bigirssiens.

Il faut savoir, que du temps du grand-père du roi Lobe, Eustache 1er, cette île s’appelait « l’Île perdue » et n’était qu’un tas de cailloux sans valeur où la nature régnait en maître absolu. Il n’y avait ni ville, ni route, ni rien de ce que l’on peut y voir de nos jours.

A l’époque du roi Eustache 1er, lui et la princesse Dèf étaient follement amoureux et devaient se marier.

Leurs vies étaient toutes tracées et leur bonheur semblait éternel.

Jusqu’à ce que le malheur les frappe : suite à une regrettable chute de cheval, la princesse Dèfe perdit l’usage de ses magnifiques oreilles.

Du jour au lendemain, elle quitta le monde « normal » pour celui du silence. Un silence absolu ! Elle était devenue sourde et sa vie allait changer du tout au tout.

Oh bien sûr, il existait quelques sourds de naissance ou par accident à Bigirs. On les appelait les Nohirs (sans-oreilles) et ils vivaient en marge de la société bigirssienne.

Dans le royaume béni des Grandes Oreilles, ne pas entendre était une tare, un handicap sans nom. Dans ce pays, on éloignait les Nohirs de la vie publique, on les cachait pour mieux cacher sa honte. Etre un Nohirs était une épreuve, une difficile épreuve de chaque instant.

 

Par Sandaï - Publié dans : Conte - Communauté : Vive le désordre !
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Mercredi 9 juin 2010 3 09 /06 /Juin /2010 01:04

Et oui, la "ravicelle" est arrivée dans mon petit village d'Alsace.

Alexane, ma super mini crotte que j'adore l'a chopée et prise de plein fouet.

 

Il est minuit et elle s'endort à peine.

Jusqu'à présent, les démangeaisons n'étaient encore qu'un mot. Un mot désagréable plein de fourmillements louches mais un simple mot.

Sauf que depuis environ 3h, ma pauvre puce a découvert la signification remuante et détestable de ce mot.

 

Recouverte de boutons purulents sur toute la surface de son petit corps, elle a "goûté" à l'horreur des grattouilles qui rendent fou !

Avec la chaleur, la fournaise qui règne dans notre vieil appart mal isolé, le simple désagrément est vite devenu une torture à laquelle, son papa et moi assistons, rageusement impuissants !

 

Voir son enfant se tordre et gémir est un calvaire, une souffrance des plus cruelles.

Merde alors !

Comment accepter un truc pareil au 21ème siècle ?

C'est quand même dingue !

 

Les démangeaisons, surtout aussi fortes que celles qui agitent notre princesse, s'apparentent à une souffrance et ce n'est pas normal qu'un enfant, de nos jours, avec les progrès actuels de la science, souffre autant inutilement...comme si il y avait une souffrance utile...passons !

 

Ecoutant les conseils d'une pharmacienne convaincue, j'ai essayé la lotion "Cytelium" d'A-Derma.

Ouais ! Tant que ça grattouille un peu, ça fonctionne.

Par contre, quand ça s'intensifie...plus aucun soulagement !

 

Alors je fais la seule chose que je peux faire à cette heure de la nuit…je surfe sur internet à la recherche d’un remède miracle.

Oh joie !

Je déniche une recette de grand-mère pour calmer les démangeaisons intempestives : le bicarbonate de soude.

Cool ! J’en ai toujours à la maison pour la cuisine, l’haleine, l’hygiène…

L’idée est de donner un bain additionné de bicarbonate : environ 30cm d’eau tiède pour 3-4 cuillères à soupe de poudre.

 

J’y plonge ma crevette gigotante et après un ¼ d’heure à faire couler l’eau bicarbonatée sur sa peau en feu, ça fonctionne !!

Oh miracle !!

Les démangeaisons se calment et ma petite puce retrouve la sérénité et le sourire.

Yes !!!

 

C’est quand la tension quitte ses jolies épaules rondes que je me rends compte de la mienne qui s’entasse sur mes cervicales crispées.

Ouf ! Elle est apaisée…et nous aussi !

 

Je la sèche délicatement avec une serviette toute douce, je la badigeonne de Cytelium, je l’habille d’un pyj en coton tout doux et à peine couchée, elle s’endort paisiblement.

 

Hourra !! Le bain au bicarbonate de soude est un succès !

 

Merci à l’illustre inconnue du net qui a bien voulu partager cette fantastique trouvaille !

 

Alex dort et je vais pouvoir en faire autant.

 

Comme disait le petit Jordy : « C’est dur dur d’être un bébé ! »

C’est vrai mais je rajoute :

« C’est dur dur d’être parents ! »

 

Bonne et paisible nuit !

 

 

Par Sandaï - Publié dans : Journal intime - Communauté : Vive le désordre !
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Mardi 8 juin 2010 2 08 /06 /Juin /2010 02:22

C'est un texte d'une illustre et éclairée inconnue que j'ai reçu via ma boîte mail...

Comme c'est exactement ce que je pense, je fais passer.

Si vous avez aimé, faites passer à votre, que ce texte fasse le tour de la terre !

Et vive les Baleines !!

 

 

Voici une réponse « lucide » à une question « acide » ... qui devrait faire le tour des adresses courrier des femmes que vous aimez... et des hommes aussi !

 

Il y a quelques jours, dans une ville en France, une affiche, avec une jeune fille spectaculaire, sur la vitrine d'un gymnase, disait :

 

« CET ÉTÉ VEUX-TU ÊTRE « SIRÈNE » OU « BALEINE » ? ».

 

Il paraîtrait qu'une femme d'âge moyen, dont les caractéristiques physiques ne sont pas connues, a répondu à la question publicitaire en ces termes :

 

« Chers Messieurs ,

 

Les baleines sont toujours entourées d'amis (dauphins, lions marins, humains curieux).

Elles ont une vie sexuelle très active, elles ont des baleineaux très câlins qu'elles allaitent tendrement.

Elles s'amusent comme des folles avec les dauphins et s'empiffrent de crevettes grises.

Elles jouent et nagent en sillonnant les mers, en découvrant des lieux aussi admirables que la Patagonie, la mer de  Barens ou les récifs de Corail de Polynésie.

Les baleines chantent très bien et enregistrent même des cd's.

Elles sont impressionnantes et n'ont d'autres prédateurs que l'homme.

Elles sont aimées, défendues et admirées par presque tout le monde.

 

Les sirènes n'existent pas !

ET si elles existaient elles feraient la file dans les consultations des psychanalystes argentins parce qu'elles auraient un grave problème de personnalité « femme ou poisson ? ».

Elles n'ont pas de vie sexuelle parce qu'elles tuent les hommes qui s'approchent d'elles. Ils feraient comment d'ailleurs ? !

Donc, elles n'ont pas d'enfants non plus.

Elles sont jolies, c'est vrai, mais isolées et tristes.

En outre, qui voudrait s'approcher d'une fille qui sent le poisson ?

 

Moi c'est clair, je veux être une baleine !

 

PS : À cette époque où les médias nous mettent dans la tête l'idée que seulement celles qui sont minces sont belles, je préfère profiter d'une glace, d'un bon dîner avec un homme qui me fait vibrer, d'un café et de gâteaux avec mes amis.

Avec le temps, nous gagnons du poids parce qu'en accumulant tant d'informations dans la tête, quand il n'y a plus d'autre emplacement, il se redistribue dans le reste du corps, donc nous ne sommes pas grosses, nous sommes énormément cultivées.

A partir d'aujourd'hui, quand je verrai mes fesses dans un miroir je penserai, mon Dieu, que je suis intelligente.

 

Par Sandaï
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Mardi 8 juin 2010 2 08 /06 /Juin /2010 01:22

 

J'ai chopé ça sur un site et je voulais vous en faire profiter...

 

10 tactiques pour se faire écouter sans crier

Source: Anne-Marie Delisle, psychoéducatrice, Coup de pouce, PARENTS, Octobre 1997.

Un jour ou l’autre on se surprend à crier aux enfants ce qu’on a déjà répété cinq ou six fois calmement. Sous le coup de la surprise, ils s’exécutent. Mais, si la scène se répète, ils finissent par s’habituer à nos cris et ne réagissent plus. Heureusement, il y a d’autres façons de se faire écouter.

Établir un contact visuel

On a plus de chances d’attirer son attention si on dit à l’enfant: «Regarde-moi quand je te parle.» Si on crie du haut de l’escalier alors qu’il regarde la télévision, le contact ne s’établira pas.

Définir clairement nos attentes

On dit généralement: «Va faire ta chambre.» Mais qu’est-ce que ça veut dire? Pour l’enfant, c’est peut-être faire son lit. Alors que, pour nous, c’est aussi ramasser son linge sale, débarrasser sa table de travail et ranger ses livres. Une suggestion: coucher nos attentes sur papier, les illustrer de petits dessins et les afficher. Ce sera un aide-mémoire et une sorte de contrat: on s’entend sur ce que c’est faire sa chambre.

Intervenir rapidement

On ne doit pas attendre d’être à bout. On intervient dès qu’il y a désobéissance: on sera moins en colère et on risquera moins de perdre le contrôle. Certains parents donnent une limite de temps: «Je compte jusqu’à 10. Si, à 10, tu n’as pas fait ce que je t’ai demandé, tu iras réfléchir dans ta chambre.» Et on tient parole s’il ne s’exécute pas dans les délais. Attention aux menaces du genre: «Je vais enlever la télévision.» «Je vais appeler la police.» Il est bien évident qu’on ne le fera pas. L’enfant finira par ne plus nous écouter et, quand on se mettra en colère et qu’on menacera de le punir, il attendra simplement que l’orage passe.

Briser une routine qui nous déplaît

Un scénario classique: l’enfant rentre à la maison, enlève ses bottes près de la porte, fait un pas et se libère de son sac, deux autres pas et dépose sa boîte à lunch. Le plus urgent, pour lui, c’est de manger. De toute façon, il sait qu’on va lui rappeler de ranger ses affaires. Et le scénario se répète jour après jour. Pas facile de le changer quand on n’est pas toujours à la maison pour accueillir l’enfant. Si on le peut, pendant quelques jours on essaie d’être là quand il arrive de l’école et on lui fait recommencer son entrée. Avec humour, on lui demande de ressortir avec tout son bagage et on prend une nouvelle prise, comme au cinéma. Avant, on s’assure qu’il se souvient de ce qu’il a à faire. On pourrait changer le début de la séquence: il entre par la porte arrière au lieu de celle de devant. On en profite pour établir de nouvelles règles et on colle de petits mots de rappel sur le réfrigérateur ou sur l’écran du téléviseur. Il faudra une semaine ou deux avant qu’une autre routine commence à s’instaurer. Patience!

Faire vivre à l’enfant les conséquences de ses actes

«Tu ne veux pas mettre la table pour le souper; va dans ta chambre. Quand tu seras intéressé à vivre avec nous et à participer à la préparation du repas, tu viendras mettre la table.»

Ne rien laisser passer

Quand on établit une règle, on doit être certaine de vouloir et de pouvoir la faire respecter. Si on ne sévit pas chaque fois qu’elle n’est pas respectée, elle ne tiendra pas longtemps. Les enfants nous ont souvent à l’usure. Alors soyons aussi tenace qu’eux. Ce qu’on a décidé, on y tient.

L’encourager quand il fait un bon coup.

Nous intervenons régulièrement quand quelque chose ne va pas ou nous dérange, mais quand l’enfant s’améliore, nous oublions parfois de le souligner. L’enfant est très sensible à notre opinion, de même qu’à celle de ses professeurs et de ses amis. S’il sent que nous reconnaissons ses efforts, cela l’encouragera à poursuivre dans la bonne voie. Et attention quand nous avons un reproche à lui faire! Ne pas dire: «Tu coupes toujours la parole.» Les «jamais» et les «toujours» sont parfois blessants. La veille, l’enfant peut avoir attendu son tour pour parler. Il se dira «Pourquoi faire des efforts pour m’améliorer? Maman ne les remarque pas.» Il est important de renforcer les comportements positifs, même s’ils ne sont pas fréquents. Ça finit par être payant.

Être ferme et affirmatif

Si on a des doutes sur la pertinence de ce qu’on lui demande, notre enfant le sentira et ne nous écoutera probablement pas. Avant d’établir des consignes, il faut donc se demander quelles valeurs on veut transmettre. Quand les règles sont claires pour nous, on doit être bref: on a dit non, c’est non. On donne les explications essentielles, mais il n’est pas nécessaire de tout justifier. Et on exprime la consigne par une phrase affirmative: «Va dans ta chambre!» On dit parfois: «N’oublie pas de faire ta chambre.» ou encore: «Veux-tu aller faire ta chambre?» On laisse une porte de sortie à l’enfant.

Se mettre d’accord avec son conjoint

Les adultes doivent passer le même message. Si maman donne la permission alors que papa refuse, on détruit l’autorité de papa. Et vice versa. L’enfant comprend vite la dynamique et manipule les parents.

Réfléchir chacun de son côté

Quand notre enfant a désobéi, on peut l’envoyer réfléchir dans sa chambre. La distance permet à tout le monde de se calmer et d’y voir plus clair. Et il n’y a aucune honte à dire: «Laisse-moi le temps d’y penser, et toi, cherche des solutions de ton côté» car nous n’avons pas nécessairement réponse à tout, tout de suite. Quand on demande aux enfants de résoudre le problème avec nous, ils se sentent concernés et acceptent mieux les contraintes de la vie en famille.

Quand la crise est sur le point d’éclater

Observer les signes avant-coureurs. «J’ai les poings serrés, je hausse le ton etc.»

Quand on sent monter la pression, se retirer quelques instants. Changer de pièce, prendre le temps de se calmer et dire: «Attends un peu, laisse-moi quelques minutes pour respirer. J’en ai besoin.»

Essayer de comprendre ce qui se passe en nous. «Suis-je en train de déverser mon stress du bureau sur les enfants? Ce que je lui demande est-il si important? Est-ce vraiment l’attitude de mon garçon qui me met en rogne? Est-ce que je réagis de façon exagérée?

Identifier les déclencheurs. «J’ai l’impression qu’il ne m’écoute pas. J’ai répété la consigne plusieurs fois. Mon garçon rouspète.» En identifiant ce qui nous dérange, on peut prendre des moyens pour intervenir plus rapidement, avant que la situation ne dégénère.

Crier est-ce si terrible?

Il faut faire une distinction entre exprimer ses émotions, sa colère, et perdre le contrôle. Souvent, les gens se sentent démolis et démunis devant la colère d’un collègue ou d’un conjoint. Dans leur famille, exprimer sa colère, ça ne se fait pas, c’est synonyme de destruction. Pourtant la colère est l’expression bien légitime d’un sentiment. Il est important de le faire savoir aux autres quand quelque chose nous déplaît. Et puis, si les enfants n’ont jamais entendu quelqu’un élever la voix, ils seront impressionnés, peut-être même traumatisés, quand ils rencontreront un professeur qui parle fort.

Crier peut être un moyen d’intervention quand on doit saisir un enfant pour lui éviter un danger, l’arrêter parce que son comportement est inacceptable ou attirer son attention. À nous d’utiliser ce moyen avec discernement.

Si on crie à tout moment, l’enfant ne réagira plus. Ne pas oublier aussi que baisser le ton est aussi une façon de l’amener à tendre l’oreille. L’idéal est de ne pas crier, mais inutile de se sentir coupable si on s’est échappé. On a aussi droit à l’erreur, non?

 

Par Sandaï - Communauté : Vive le désordre !
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Lundi 7 juin 2010 1 07 /06 /Juin /2010 23:36

Mais qu’y a-t-il donc dans l’air pollué de Paris pour magnifier ainsi ce qui y pousse ? Ca fait 4h que j’évolue dans le monde étrange de l’audiovisuel et je n’ai rencontré que des gens beaux et sympathiques…Bizarre…

 

Je jette un regard étonné dans le miroir (genre miroir de star avec de vives lumières tout autour) et…Waouh !! Je me sens vraiment jolie !

Si ça vient de l’air vicié de la Capitale, je vais devoir songer à le mettre en bouteille pour le revendre à des fins cosmétiques…gros profits en perspective…lol !

Force m’est de constater que j’assure dans ma petite tunique noire, les épaules nues et le buste moulé.

Le maquillage est discret, classe et glamour.

Ma queue de cheval ondule à chacun de mes mouvements de tête.

Ouais, je suis bien mignonne ! Je le pense sincèrement et apparemment je ne suis pas la seule si j’en juge par les regards étonnés et appréciateurs des 5 personnes qui m’entourent.

J’ai un petit côté « pin ‘up » classieuse qui m’étonne et me ravit et je me sens très « parisienne », genre sophistiquée, sûre de moi et de mon charme.

Je vous rassure les filles, ce n’est qu’une impression…

Sous le fond de teint « beige rosé » je suis toujours la même : une bonne petite alsacienne joufflue qui fait du bruit quand elle rit et jure comme un charretier…Hihihi !

 

Au moment d’entrer dans le studio, j’ai les genoux qui s’entrechoquent et des sueurs froides.

Ca y est ! J’y suis ! Où ?

Dans un petit studio d’enregistrement, tout tendu de noir avec un fauteuil au milieu, noir lui aussi. Je m’y assoie.

Il fait chaud et clair car le projecteur qui me fait face semble vouloir copier le soleil et brille de tous ses watts pour m’éblouir.

Derrière moi, une corde a été tendue. D’adorables petits habits de bébé y sont accrochés, ainsi que 2 minuscules sandalettes de plage.

C’est minimaliste comme décor mais c’est super chou !

Je ne sais pas si c’est fait exprès mais je me plais à croire que oui…car tout est mauve et violet…et ce sont mes couleurs préférées.

D’un clin d’œil complice les filles me confortent dans ma 1ère impression, elles ont tout fait pour que je me sente à l’aise…et ça marche !

Face à moi, 5 personnes : les 3 filles que je vous ai déjà présentées et 2 mecs…et quels mecs !

Apparemment, Paris agit aussi sur les hommes car ils sont vraiment mignons et sympas.

Je sais, vous allez me dire que j’exagère, que j’enjolive mon récit pour vous tenir en haleine…et ben non ! C’est vrai, ils sont vraiment mignons et souriants.

Le ténébreux T a de très beaux yeux bleus, une courte barbe bien taillée et un regard malicieux.

Le dandy V a des cheveux en bataille, qui sur un autre friserait le ridicule, mais qui lui confère à lui un charme bohème des plus craquants. Son regard est très pro mais avec une touche de douceur qui me calme.

 

5 personnes rien que pour moi !

Je ne ressens aucun mépris, aucune moquerie pour la provinciale que je suis, aucune onde négative, juste une sorte d’envie : l’envie d’écouter ce que j’ai à dire et cette envie me booste, me pousse à donner le meilleur de moi-même, me motive à mort ! !

Avec des coachs pareils, je gage que même le Racing Club de Strasbourg pourrait sortir du gouffre footballistique dans lequel il se  noit actuellement…Idée à creuser…

 

Les 2 hommes tournent autour de moi…

Du calme les filles, ce n’est que pour déplacer des pinces à linge sur la corde, rectifier la position du micro sur mon buste ou faire des essais de prise de vue.

Ok, je suis plutôt jolie ainsi apprêtée mais pas au point de faire craquer 2 beaux spécimens de la jungle parisienne, habitués à frayer avec les plus belles !

Pour les célibataires qui lisent et bavent d’envie…laissez tomber, ils sont macqués jusqu’au cou et heureux en amour…Dommage !!

Et oui, les hommes c’est comme les places de parking…les meilleurs sont déjà pris ! Et toc !

 

Donc ils bossent et reste sagement assise au milieu de cette saine agitation, centre d’une attention qui me ravit et me grise.

C’est bon de se sentir spéciale de temps en temps…

Je note au passage que le ténébreux T a un côté pointilleux à l’extrême digne d’un alsacien pur jus…lol !

 

Tout est prêt ! Ils ont fait leur boulot, à moi de faire le mien.

Y’a plus qu’à, quoi !

Alors que faire d’autre que ce pour quoi je suis venue ? Let’s go !

Pas sûre de pouvoir répondre à l’attente que je lis dans leurs yeux, je me lance tout de même et réponds avec franchise aux questions que la belle Y et la pétillante J me posent avec avidité.

Les questions s’enchaînent, les rires fusent, les larmes coulent parfois et je réponds du fond du cœur, prise dans l’ambiance studieuse et détendue qui règne autour de moi.

C’est comme si un barrage s’était brisé et les mots affluent sans cesse, coulant de ma bouche avec fluidité.

Je dis tout !

Je dis le bonheur d’être maman, la souffrance d’échouer à être la maman que je rêve d’être, la culpabilité de me laisser trop souvent aller aux cris et aux fessées, la honte de ne pas toujours comprendre mes filles, la déception que j’éprouve parfois face à leur attitude de petites filles gâtées.

Je confesse les moments difficiles où j’ai presque perdu la tête.

Je dénonce le mensonge universel de la sacro-sainte mère parfaite que la société nous impose et qu’on se transmet de mère en fille.

Je m’insurge contre les critiques venimeuses des pseudos « mères parfaites » qui me pourrissent la vie.

J’explique comment j’ai trop souvent flirté avec la dépression et pourquoi le métier de « mère au foyer » est si difficile.

J’exhume de vieux souvenirs, de douloureux souvenirs où j’ai merdé sur toute la ligne, où j’ai effrayé mes filles.

Au fil des mots qui coulent de ma bouche et des larmes qui coulent sur mes joues, la douleur, la honte, la culpabilité se font moins fortes.

Tous ces mots me soulagent et me guérissent doucement.

Et puis, je parle de l’USM67  (l’Union des Sourds et Malentendants du Bas-Rhin) et des ses membres qui m’ont accueillie et aidée à trouver ma voie.

Et je délivre la révélation qui m’a rendu la vie, un truc tout con que j’ai lu mille fois mais que je n’avais pas compris : pour être une bonne maman, il faut d’abord savoir être une « bonne » femme, vivre pour soi, prendre du temps pour soi, avoir une vie de femme pour être une meilleure mère.

Car quand j’ai commencé à vivre un peu pour moi, j’ai commencé à être une bonne maman. Quand j’ai arrêté de focaliser sur mes filles, je leur ai laissé de la place pour grandir et se construire, hors de moi. C’est aussi simple que ça ! Que de temps et d’énergie perdus !

 

J’ai tout dit et depuis je me sens merveilleusement bien, tellement libre !

J’ai dit des choses drôles, des choses dures mais avant tout j’ai dit des choses vraies, des choses que j’avais cachées au fond de mon cœur de peur d’être mal jugées.

Grâce à la confiance de ces 5 personnes, à leur tolérance pour mon babillage de grande bavarde devant l’Eternel, j’ai vidé mon sac et j’ai grandi.

Pendant 3h (je crois…je n’ai pas vu le temps passer), j’ai bavardé, expliqué, argumenté, ri et pleuré jusqu’à en avoir la gorge complètement sèche.

J’ai parlé de mes filles, de mon homme et de ma maman.

J’ai parlé de ma vie, j’ai parlé de moi et je me suis retrouvée.

 

Au terme de cette confession, ils m’ont offert 2 cadeaux inestimables : leurs remerciements et une standing ovation.

J’en ai été émue aux larmes et l’ai savourée avec délice comme une juste victoire de la vérité, ma vérité.

J’ai exposé ma vérité à leurs yeux et personne n’a rit, personne ne s’est moqué, personne ne m’a jugée.

Ils m’ont applaudie ! Quelle délivrance mes amies !

 

C’est heureux, de l’amitié plein les mirettes que nous nous sommes quittés.

J’ai savouré la moindre minute passée, la moindre parole échangée, le moindre sourire reçu et oui, j’ai adoré ma « journée parisienne » !

 

Message perso à toi, le dandy V. : si j’arrive à trouver assez de talent pour pondre un spectacle, c’est avec joie que je ferai appel à toi pour me produire…Si de ton côté tu trouves assez de courage pour me faire confiance…Hihihi !

 

Je n’apparaitrais que quelques minutes dans ce reportage et ils vont devoir couper à mort dans mon bavardage décousu.

Je ne sais pas quelles images ils choisiront de montrer de moi mais j’ai toute confiance en leurs capacités à faire le bon choix.

La belle Y, la pétillante J, la pulpeuse D, le ténébreux T et le dandy V sont des gens comme je les aime : respectueux, sincères et dignes.

De toute façon, comme je l’ai déjà dit, j’ai appris le sens du mot assumer, j’assumerai donc mes paroles comme mes actes.

 

Si vous voulez en savoir plus, rendez-vous en septembre, en prime time à 20h40, sur France 4.

Je vous communiquerai la date exacte dès qu’elle me sera connue.

 

Bilan de ma journée parisienne ?

Bien, très bien, excellent même !

Et pourquoi pas un volet 2 ?

A bon entendeur, Salut !

Par Sandaï - Publié dans : Journal intime - Communauté : Journal intime d'une maman
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Lundi 7 juin 2010 1 07 /06 /Juin /2010 23:35

Chose promise, chose due : voici le résumé de ma « journée parisienne ».

Pour celles qui ont oublié le début, je reprends…

 

Fin 2009, je reçois un commentaire d’une jeune femme, que je surnommerais « la belle Y », qui a découvert mon blog par hasard (Oh toi hasard, comme tu as bien fait les choses !) et a aimé mes divagations de « mère en galère ».

Elle m’expose son projet de faire un reportage sur nous, les mamans, tendance « indignes », victimes de l’image de la « mère parfaite ».

Mais c’est tout moi !

Attention, pas n’importe quel reportage, un reportage télévisé !

Vous imaginez, ma bouille de clown en prime time sur une chaîne nationale ???

Au début, je m’esclaffe, me tords de rire et crois à une bonne blague.

Soyons sérieuse : une Sandy, grande gueule, utilisatrice de gros mots en tous genres, spécialiste pour mettre ses pieds dans le plat à une heure de grande écoute…c’est clairement un gag !

Et bien non !

 

La belle Y semble convaincue que j’ai ma place dans son reportage et a les mots qu’il faut pour me convaincre.

Celles qui me connaissent, savent que sous ma très grande gueule se cache une nana hyper timide, pas sûre d’elle et terrifiée à l’idée de prendre la parole en public. A part me couvrir de honte, je ne vois pas du tout ce que je pourrais bien faire… De plus, être sous les feux de la rampe ne me tente pas du tout.

Mais la belle Y a un charme et une vraie gentillesse auxquels je ne peux pas résister et j’accepte.

Quelques semaines plus tard, je fais la rencontre téléphonique de sa comparse et amie, la pétillante J. Et là, plus moyen de faire marche arrière.

Leurs compliments et leurs encouragements me touchent et me poussent vers l’avant. Elles sont i-rré-sis-ti-bles !!

Rendez-vous est donc pris le 4 juin, à Paris, pour l’enregistrement de l’émission.

Je précise qu’à ce moment-là, je ne les ai jamais vues et ne connais d’elles que leurs voix pleines d’enthousiasme et de vie.

Par amitié pour elles, je me lance dans l’aventure…et advienne que pourra…

 

3 juin au soir : je fais ma valise, une boule d’angoisse coincée dans la gorge.

J’ai choisi 2 tenues noires, pris mon maquillage et mon parfum, ma brosse à dent est neuve et toute brillante, je suis prête à partir.

Sauf que, même si j’ai grande envie de les rencontrer enfin pour de vrai, je doute. Pire, le doute s’est insinué en moi comme un cancer et me ronge.

Que vont-elles penser de moi en me voyant, là en face d’elles ?

Vont-elles être déçues ?

Et si elles comprenaient que tout compte fait je n’ai pas ma place dans ce reportage ?

Et si je faisais honte à mes filles, mon homme, mes parents, ma famille, mes amies en disant tout haut toutes les conneries qui trottent dans mon cerveau de blonde écervelée ?

Misère !!

Ma valise est faite, mes billets de train sont au chaud dans mon sac à main, je ne peux plus reculer et franchement, je n’en mène pas large.

Ah elle a l’air bien tarte la Sandy super grande gueule à cogiter dans sa piaule !!

Je n’en dors presque pas de la nuit. Heureusement que les filles ont prévu une pro du maquillage pour cacher mes cernes, version XXL !!

 

Je me reprends : les filles, Alp, Maman, mon frère, mes amies, tout le monde a foi en moi et ça fait un bon paquet de personnes.

Et si je les décevais ??? Arghhh !! Quelle horreur !

Rien que d’y penser j’en ai des sueurs froides.

Allez que diable ! Tête haute ! Tu es quand même une « G » !

Tu viens d’une longue lignée de femmes fortes qui affrontent leurs peurs avec courage et vont de l’avant ! Non mais des fois !

J’avale ma salive, plaque un sourire encageant sur mon visage crispé et fonce vers la gare.

Un dernier bisou plein d’amour et de courage de mon homme et me voilà lâchée dans la nature.

Un petit mot sur mon cher et tendre qui égal à lui-même n’a aucun doute sur mes capacités et me soutient de tout son cœur.

Il rayonne de fierté et je suis toute émue à l’idée que c’est de moi dont il est fier. Quel sacré mec cet Alp !

Si je n’étais pas déjà folle dingue de lui…j’en tomberais aussitôt amoureuse…lol !

 

Je suis sur le quai de la gare, un peu perdue car ça doit bien faire 15 ans que je n’ai plus pris le train.

Telle la paysanne qui sort de sa campagne alsacienne pour la 1ère fois, j’oublie de composter mon billet…pire je ne sais même pas où elle se trouve cette satanée boîte à composter...la honte !!

Comme le ridicule ne tue pas, j’ose demander à une charmante jeune femme et vais rapidement composter mon billet dans cette machine, qui je le précise pour ceux qui ne savent pas, ressemble à s’y méprendre à une boîte aux lettres jaune.

Je remercie au passage cette gentille femme qui m’a gentiment renseignée sans se moquer.

 

Je suis sur le quai 3, mon billet composté est dans mon sac et pour tromper mon angoisse, je me mets à discuter avec ma voisine : une femme très souriante qui porte un superbe manteau bariolé.

Ben oui, je ne peux pas m’empêcher de dire aux gens ce que je pense, enfin uniquement les trucs positifs. Je ne suis pas du genre à agresser les gens pour les critiquer…j’en ai moi-même trop souvent souffert.

Et elle a vraiment un manteau superbe !

Grand bien m’en fasse ! Grâce à cette vieille habitude de pipelette, je fais la rencontre d’une femme adorable, super intéressante, sculpteuse sur métal qui a de magnifiques yeux rieurs et pailletés.

Nous papotons agréablement comme de vieilles connaissances et quand je lui parle de la raison de mon séjour éclair à Paris, elle semble intéressée et me donne rendez-vous à son retour de voyage.

Cool car j’aurais grand plaisir à la revoir. Je lui glisse ma carte, lui demande son prénom et elle s’en va déjà vers son wagon.

Grâce à son sourire et sa décontraction, mon stress a dégringolé et je commence enfin à savourer mon expédition parisienne.

Merci à toi Valérie et à charge de revanche !

 

2h15 plus tard, j’arrive à Paris, gare de l’Est.

Il fait beau, très chaud mais je me sens un peu perdue dans cette grande ville légendaire.

Heureusement pour moi, la Prod a bien les choses et l’efficace C (merci à elle !), assistante de chic et de choc, a envoyé quelqu’un me chercher, un homme très chaleureux qui parle en roulant les « R » et sourit à tout bout de champ : Mr A.

Il conduit sans à coup et se glisse sans mal dans la circulation embouteillée de la capitale. Il papote avec moi, me fait rire et en l’écoutant me raconter son voyage en Algérie, j’oublie la petite boule d’angoisse qui danse dans mes trippes.

Et encore un Merci à une personne d’exception ! Ca devient une habitude !

 

C’est une journée idéale ! Tout semble avoir été fait pour que je me sente bien et ça marche !

Même le soleil est au rendez-vous…ils sont fort ces parisiens !

 

On arrive au studio d’enregistrement et chaque personne que je croise me répond par un « bonjour » enjoué.

2ème surprise : non contents de commander au soleil, les parisiens ne sont pas (tous ? lol !) les prétentieux, superficiels et snobs qu’on veut bien nous décrire. Au contraire !! Tous ceux que j’ai rencontrés sont amicaux, voir chaleureux.

Je me sens bien !

 

La 1ère personne de l’équipe que je rencontre me plaît immédiatement : la pulpeuse D.

Le surnom de Betty Boop est comme une évidence tant il lui va bien : très jolie jeune femme aux longs cheveux châtains, elle a l’œil de biche, les formes pulpeuses et la classe de la petite pin’ up de mon enfance.

En attendant que la belle Y et la pétillante J aient fini de tourner, nous papotons comme de vieilles amies et je savoure ce moment magique.

Puis vient la rencontre tant attendue…

La belle Y est comme je le pensais : jolie comme un cœur, pleine de vie et de joie, le regard franc, souriant et tendre, bref une super nana !

La pétillante J ne me déçoit pas non plus : un physique délicat de poupée de porcelaine, un sourire franc qui vient du cœur et un regard profond et rieur.

Elles sont superbes et me rassurent.

J’ai eu raison de leur faire confiance. Je sens qu’elles sauront m’écouter, me comprendre et me guider pour que j’ose dire l’inavouable, le meilleur et surtout le pire de ma vie de « mère indigne »…

 

Comme il est tard et nos estomacs crient famine, nous partons tous manger un bout dans un petit restau du quartier (dont j’ai malheureusement oublié le nom…).

L’accueil est chaleureux, le service impec, la pièce de bœuf tendre à souhait et les frites croustillantes.

Nous formons une joyeuse bande (2 hommes et une jeune femme qui a déjà dit ce qu’elle avait à dire sur son rôle de mère nous ont rejoints).

La discussion est animée, l’ambiance bon enfant, la bouffe délicieuse : je me sens bien, en confiance. Tout se présente sous les meilleurs augures !

 

Nous retournons au studio. Le ventre bien tendu, le cerveau détendu, je m’isole pour enfiler ma petite tenue noire, achetée pour l’occasion.

Je me coiffe, clipse ma longue queue de cheval blonde sur le dessus du crâne et attends la suite des évènements.

Un « toc-toc-toc » me sort de ma rêverie et la pulpeuse D entre.

C’est ma maquilleuse…son rôle est de chercher et dénicher la femme belle et sexy qui est en moi.  Sacré challenge !!

Mais Betty Boop est un pro et il suffit de quelques coups de pinceau sur mon visage, un peu de mascara sur mes cils et un trait fin d’eye liner sur mes paupières pour me transformer en une femme qui je ne reconnais pas mais qui me plaît. Waouh ! Je me doutais que le maquillage pouvait faire de jolie chose mais là ça tient plus du miracle !!

Belle, super pro, drôle et intelligente…Betty Boop cumule les qualités avec grâce et modestie.

Vous voulez la suite…une 2ème article arrive...

Par Sandaï - Publié dans : Journal intime
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Dimanche 9 mai 2010 7 09 /05 /Mai /2010 06:45

C’est un texte que j’ai pondu en mai dernier. Comme j’avais oublié de le publier, je le fais maintenant.

 

Aïe aïe aïe ! Gros dossier !!

Il y a encore un mois, j'étais dans cette difficile situation et je m'arrachais les cheveux par touffes entières.

Avant d'être définitivement chauve, j'ai commencé à surfer sur la toile, des nuits durant, pour trouver le remède miracle qui me sauverait de la folie.

Via les forums de discussions de parents désespérés et les sites moralisateurs de pseudos spécialistes de la petite enfance, j'en ai lu des conneries et vous savez quoi ?

Le remède miracle n'existe pas !

Vlan dans les dents ! Je sais ça fait mal.

Oh rage ! Oh désespoir !

Tout espoir est donc perdu ?

Mais non !

Il n'y a pas de remède miracle parce que nous sommes tous différents et que ce qui fonctionne avec l'un ne fonctionne pas forcément avec l'autre.

Ah, je vois avec plaisir que l'espoir revient...et c'est tant mieux car l'espoir fait vivre, c'est bien connu.

Il n'y a pas de remède miracle, donc, mais quelques petits trucs qui perso m'ont bien aidée à retrouver une certaine harmonie au sein de ma chère petite famille.

 

Allez, je ne vais pas faire la rate et vais vous les refiler. Ce sera déjà ça de gagné sur vos nuits de mamans stressées.

J'ai trop souffert, galéré, culpabilisé pour vous laisser dans la mouïse dans laquelle je me suis si longtemps débattue.

 

1er constat important : la conviction.

Avant toute chose, il faut être convaincu soi-même de ce que l'on veut.

Ce n'est pas de moi, c'est de "Super Nanny", paix à son âme.

Cette adorable nounou en aura aidé des parents en détresse !

Ecrit comme ça, ça parait super con et pourtant, c'est super vrai !

Je m'explique : il faut décider et être clairement convaincu de son droit à imposer des règles à ses enfants.

 

Le problème dans notre société actuelle, c'est qu'on en fait soit trop, soit pas assez.

Entre notre expérience d'enfants des années 70-80 et toute la psychologie dont on nous inonde dans les médias, il y a de quoi en perdre son latin.

 

Je me souviens que ma maman (la meilleure du monde cela va de soi !) ne demandait pas, elle exigeait. Elle me fixait du regard, me disait ce que j'avais à faire et je me sentais comme une mouche hypnotisée sous le regard d'une araignée.

Ok, ce n'était pas aussi fort que ça mais ça y ressemblait pas mal.

Elle était toujours polie, n'oubliait jamais le "s'il te plaît migele" mais je voyais à son regard que j'avais plutôt intérêt à obéir rapidement si je ne voulais pas que mes fesses s'en souviennent. Elle était convaincue d’avoir le droit d’exiger des trucs de ma part.

Avec le temps, j'ai oublié les fessées qu'elle était obligée de me donner pour que j'obtempère mais bizarrement je n'ai pas oublié les leçons de vie et les valeurs qu'elle m'a inculquées.

Même si elle devait douter, moi je ne sentais que sa conviction.

Le message était clair : elle attendait quelque chose de moi et je me devais de lui obéir, pas moyen d’y couper car elle en avait le droit : elle était ma maman !

Pas besoin d'avoir fait 10 ans de psychologie pour deviner ça.

Donc il faut être convaincue d'avoir le droit d'exiger des nos enfants qu'ils arrêtent de hurler comme des sauvages.

Et oui, nous mamans avons le droit d’exiger des trucs de nos enfants. Si les enfants ont des droits, ils ont aussi des devoirs, comme celui d’obéir à leurs parents.

Je sais ça fait un peu facho mais c’est vrai !

Bon sang, qui est sensé les guider ? Qui a la charge de leur éducation ? Qui sait ce qui est le meilleur pour eux ? Nous, leurs parents.

Alors fini les doutes et les interrogations sans fin : nous sommes les parents, nous décidons et nous sommes convaincus de nos droits ! Point final !

 

 

J'en viens au 2ème constat : la fermeté.

Ma maman était (et est toujours d'ailleurs) une crème de maman, douce et câline mais quand elle attendait quelque chose de moi, elle savait prendre une voix ferme, gentille, douce mais ferme qui me faisait comprendre que là, on ne rigole plus.

Elle ne haussait pas le ton mais son inflexion était plus mordante, plus ferme.

Je savais que si je me dérobais ou si je faisais la sourde d'oreille, j'allais avoir les fesses en feu, donc j'obéissais.

Attention ! Je n'obéissais pas toujours de suite, ni même à chaque fois mais je savais de source sûre que si je n'obéissais pas, j'en prenais une.

Le deal était clair : j'obéissais et tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes ou j'en faisais à ma tête et mes fesses en payaient le prix.

J'avais le choix et croyez-moi quand j'écoutais mon avis plutôt que la voix de ma maman, le choix était douloureux...lol !

La fermeté donc. Il faut rester ferme dans ses bottes.

Les disputes sont normales. Ce qui l’est moins ce sont les hurlements, les insultes et les coups. Ca c’est inadmissible !

 

De nos jours, je trouve que nous, parents, nous nous perdons dans une débauche de mots, d’explications pour tout, sur tout.

Stop ! Ca suffit !

Si je dis que les hurlements, les insultes et les coups sont inadmissibles, c’est comme ça et un point c’est tout.
Pas besoin de philosopher sur le sujet et surtout hors de question de se lancer dans un grand débat familial. Pas de négociation possible !

Moi, j’ai décidé d’énoncer les deals de façon claire et précise :

« Si tu hurles, tu vas à la salle de bains et tu y restes jusqu’à ce que tu sois calmée ! »

(ça c’est un super truc qui a super bien fonctionné avec ma mini crotte…ses hurlements lui revenaient en pleine oreille et elle se calmait super vite…à essayer, qui sait ?) Ou dans la chambre ou bien où vous voulez mais dans une autre pièce, histoire d’isoler l’enfant qui hurle et de calmer le jeu.

 

« Si tu insultes ta sœur, ton frère, tu es puni(e) ! »

Là à vous de voir ce qui fonctionne le mieux. Perso, je les prive de ce qu’elles aiment le plus…ça marche pas mal !

 

« Si tu frappes ta sœur, ton frère, tu es puni(e) ! » si possible plus fermement qu’en cas d’insulte.

 

J’en arrive au 3ème constat : tenir bon et surtout tenir ses promesses.

Parce qu’une punition levée sitôt donnée ou partiellement exécutée n’a aucun pouvoir et n’aboutit à rien !

J’en ai maintes fois fait l’expérience.

Quelque soit l’âge de nos « petits monstres d’amour », ils sont malins comme des singes et savent nous manipuler pour arriver à leur fins.

Si les punitions ne sont pas respectées, ils prennent très vite le pouvoir et là…c’est la galère !!

J’ai longtemps cru que donner une punition ou une fessée était une preuve de mon échec, de mon incapacité à élever correctement mes filles, de mon incompétence de maman.

Ca m’a souvent fait pleurer et j’en ai passé des nuits blanches à me flageller mentalement en me disant : « T’es vraiment nulle comme mère, en dessous de tout ! »

Ben oui, je ne suis pas parfaite, je ne suis même pas la meilleure…et alors ?

Je fais ce que je peux, comme je peux et je ne m’en tire pas si mal que ça !

Alors maintenant quand je donne une punition, je réfléchis d’abord pour qu’elle soit en rapport avec la bêtise faite et quoiqu’il arrive, je m’y tiens.

C’est dur, c’est super dur mais ça fonctionne.

Il faut tenir le coup le temps que les enfants s’habituent au changement mais ça en vaut la peine, ils en valent la peine.

Il ne faut pas oublier que nous sommes responsables des adultes qu’ils seront plus tard et si on baisse les bras maintenant par peur de les blesser, de les chagriner, la vie leur apprendra les mêmes leçons mais avec beaucoup plus de cruauté que nous.

 

4ème constat : agir immédiatement.

Comme je suis une baba cool dans l’âme, pas flic pour un sou et adepte du désordre rangé, j’ai trop souvent tendance à « laisser courir ».

Sauf que cette façon de faire est dangereuse car à force de « laisser courir » il arrive un moment où je ne contrôlais plus rien.

Un exemple pour éclairer votre lanterne ?

Mais avec plaisir !

Il est 18h45.

Les filles se chamaillent gentiment depuis 2h. Elles se lancent des petites piques, gentiment, sans crier mais des piques quand même.

C’est bientôt l’heure de passer à table. Je leur demande d’aller se doucher…et là, misère, les vraies disputes commencent.

Normalement, je n’interviens que lorsqu’elles se mettent à hurler franchement.

Erreur fatale ! Car plus j’attends pour intervenir, plus elles s’énervent l’une l’autre et plus j’aurais de mal à les séparer.

En général, ça finit mal, genre, je me mets à leur hurler dessus que… « Crier dans cette maison est interdit ! »

Oups ! Pas super crédible pour le coup !

Non ! Il faut agir et tuer le mal dans l’œuf.

La solution ?

Dès le 1er couac, je les sépare. La grande prend sa douche, pendant que la petite prépare ses affaires pour le lendemain ou me donne un coup de main pour cuisiner.

Dès que la 1ère sort toute propre de la douche, on fait l’échange et la seconde la remplace.

Bénéfice ? Pas de cris, pas de disputes. Elles sont séparées et moi je reste détendue.

 

5ème constat : la culpabilité tue et ne sert à rien.

Moi je me sens coupable pour tout, tout le temps.

C’est usant à la longue !

Pour mille est une raisons, je souffre de ne pas avoir bien fait, trop fait trop peu fait…Merde alors !

Y’en a marre !

Je fais ce que je peux avec ce que j’ai.

J’ai décidé de tordre le cou à ma plus vieille amie, ma plus tendre ennemie : la culpabilité.

Au diable cette traîtresse qui me pourrit la vie depuis si longtemps !

Je crie, je tempête, je donne des claques sur des fesses rebondies ? Et ben tant pis ! Elles n’avaient qu’à écouter un peu mieux, un peu plus vite.

J’ai eu une quantité incroyable de fessées autrement plus rageuses et je n’en suis ni morte, ni traumatisée.

Alors les fois où je craque, où je m’éloigne de mon schéma idéal, ben je me dis que je ferai mieux la prochaine fois.

Je suis humaine après tout et être maman c’est un travail que l’on apprend jour après jour, jusqu’à notre dernier souffle.

La culpabilité ne sert à rien, rien à part nous pourrir encore un peu plus la vie !

 

Voilà, moi ça m’a bien aidée. Oh bien sûr, ça ne fonctionne pas à tous les coups.

Il y a des jours avec et des jours sans mais je dois bien avouer que depuis que je suis à peu près ce système, la vie est plus sereine dans notre famille.

Et puis, je ne rêve pas de filles parfaites…puisque je ne suis pas une maman parfaite…

 

A bientôt !

 

J’ai, pioché un super texte sur internet :

Les 10 tactiques pour se faire écouter sans crier.

Vous le trouverez dans un autre article qui porte le même titre.

A prendre ou à laisser mais à lire…

Qui sait ? Ca vous aidera peut-être à garder votre calme…

Perso, j’ai testé et c’est plutôt pas mal !

 

 

 

 

 

 

Par Sandaï - Publié dans : Journal intime
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Dimanche 9 mai 2010 7 09 /05 /Mai /2010 03:50

Recoucou,

 

Comme je n'écris qu'une fois tous les 6 mois, autant que ça en vaille la peine. A défaut de qualité, les filles, je vous offre non pas un mais 2 articles, coup sur coup. Grande promo cette semaine !

 

Récemment on m'a posée une question :

La mère parfaite existe t'elle et si oui, c'est quoi ?

 

Waouh ! Heureusement qu'on ne me pose pas ce genre de question existentielle tous les jours !

 

Réponse spontanée : Ben oui, c'est moi !

Ok, c'est pas super crédible pour tous ceux et celles qui me connaissent... C'est bon, je blaguais !

Trêve de plaisanterie et de frime, j'approfondis.

 

Après réflexion, je réponds :

Pour moi, la mère parfaite est une femme douce, gentille, drôle, tendre, responsable et affectueuse qui guide ses enfants avec autorité, tolérance et respect.

Ouais ! Comme dans les films quoi !

 

Elle ressemble à ces femmes merveilleuses et dévouées, mères de 8 enfants et plus qui tapote tranquillement dans ses mains, à l'heure du repas, en disant d'une voix douce et posée :

"Les enfants, à table !".

 

Elle ne s'énerve pas, ne crie pas, ne claque pas sa main ferme sur une fesse rebondie ou une cuisse dodue, ne perd pas son sang froid, sait calmer d'un regard, rassurer d'un mot et gère tracas quotidiens, jalousies et disputes avec fermeté et douceur.

 

Bref, elle est ce que j'ai toujours voulu être depuis le jour où j'ai appris que j'allais avoir mon 1er enfant.

 

Mais quoiqu’en dise la sagesse populaire, vouloir n'est pas toujours pouvoir.

 

11 ans après la naissance de ma 1ère fille, je n'ai toujours pas atteint ce nirvana de mère parfaite.

C'est tout juste si, parfois j'ai réussi à le toucher du bout du doigt en gardant mon calme, en étant patiente et en ravalant le hurlement hystérique qui gonflait dans ma gorge.

Une fois de temps de temps quand la lune cache le soleil et encore...

 

"Mais Sandaï, il faut faire des efforts pour adoucir ton caractère volcanique (comprendre "ton caractère de cochon") !

Imagine le déplorable exemple que tu donnes à tes filles quand tu te mets à leur hurler dessus...

Sans parler de la fessée...c'est encore plus inacceptable !

C'est de la maltraitance !"

 

Et oui, j'ai ce genre de "connaissances" dans mon entourage. D'horribles bonnes femmes "parfaites" qui me jugent, me rabaissent et me culpabilisent à mort.

 

Alors je fais comme la plupart des "mères indignes" que je connais (j'en connais nettement plus que l'autre sorte...), je cogite, je m'interroge, je doute, je force ma nature pour être une autre, pour être cette mère parfaite que la société nous impose.

 

Je suis mère au foyer, mon devoir est d'élever parfaitement mes canailles, j'y consacre toute mon énergie, tout mon temps.

 

Résultat ?

Plus j'essaye et moins j'ai l'impression d'y arriver.

Je me focalise sur cette idée obsédante de la mère douce qui tapote dans ses mains et qui obtient l'obéissance de ses 8 enfants et quelques dans le calme.

Tous ses enfants réunis ne font pas la moitié du bruit que mes filles font ne serait ce que pour aller se laver les mains.

J'hallucine !!

Comme mes filles sont normalement constituées, géniales et adorables, ce ne peut être que de ma faute !

Si elles ne sont parfaites, c'est bien parce que JE ne suis pas parfaite.

"Allons Sandaï, un peu plus d'effort !

Dans la vie, quand on veut, on peut !"

 

Ouais ! Malgré tous mes efforts, purée j'y arrive pas.

Impossible de garder mon calme quand mes filles se disputent comme des chiffonnières, se hurlent dessus et se vouent à tous les diables !!

Impossible de ne pas les secouer un bon coup quand elles se transforment en diablesses en jupette rose !

Impossible de garder mon humour intact quand elles se lancent des regards plein de venin !

 

Bon sang, on ne m’avait pas prévenue que c'était si difficile d'être mère !!! Zéro pointé le service après vente !

 

Ben oui, c'est bien ça le problème, on n'ose pas dire aux futures mamans, que c'est le boulot le plus dur du monde et que l'instinct maternel est une énorme fumisterie, probablement inventé par des hommes qui n'y connaissaient rien ou des femmes décidées à nous en faire baver autant qu'elles.

 

Du coup, être une mère parfaite devient un but impossible à atteindre pour la simple mortelle que je suis.

Mais comme je suis tenace comme une tique sur le dos d'un chien, je m'accroche, essaye encore et encore avec l'espoir qu'un jour, j'y arriverai...

Même si je l'ai vu de mes yeux vu (ben oui, je l'ai vu à la télé cette mère parfaite...et on sait bien que tout ce qui passe à la télé c'est vrai...hein, c'est vrai ?), même si j'ai écouté, digéré et appliqué les conseils éclairés des "nanny", psy, pédiatres et autres spécialistes de la petite enfance, même si j'ai parfois réussi à contenir ma colère avec patience et douceur, le constat est sans appel : je ne suis pas une mère parfaite !

Merde alors !

 

Comme les conseils sont éclairés, mûrement réfléchis par ceux dont c'est le métier, je ne peux pas en douter, ça fonctionne !

D'où vient le problème alors ?

Mais de moi ! C'est moi qui merde ! C'est moi qui suis nulle !

C'est évident voyons !

Et là, c'est une culpabilité écrasante de plusieurs tonnes qui s'abat sur moi. Atlas avec sa minable petite terre sur ses épaules peut bien aller se rhabiller !

Moi je porte un tel sentiment de honte et de déception que même mes neurones refusent de bouger. C'est pour dire.

 

Et le gros problème avec la culpabilité c'est qu'elle pourrit tout ce qu'elle touche.

De mère indigne, je me sens devenir femme inutile, épouse à larguer et maîtresse inbaisable.

Pas top pour trouver un équilibre entre ce dont j'ai besoin pour m'épanouir et tout ce qu'on attend de moi !

 

L'image de la mère parfaite est un phantasme qu'on se transmet, nous les femmes, de mère en fille.

Comme tous ces contes débiles où le prince est charmant et vient réveiller la princesse d’un tendre baiser. Tu parles Charles !

Moi après seulement 5 heures de sommeil, j’ai une haleine de chacal crevé alors elle après 100 ans…j’te raconte pas !

Minimum c’est un paquet entier de mentos extra fort pour seulement lui parler du seuil de la chambre !

Passons !

La mère parfaite est une utopie, un idéal insaisissable, une épée de Damoclès qui oscille au-dessus de nos têtes.

La mère parfaite est une illusion, un os à ronger qu'on nous a balancé pour nous occuper et nous inciter à rester tranquilles à notre place.

 

Alors la mère parfaite n'existe pas ?

Si, elle existe : elle s'appelle Marie.

Elle a aimé le mari parfait, a donné le jour à un enfant parfait et vit une vie parfaite...là-haut, tout là-haut...mais pas ici, pas sur cette terre et pas à notre époque.

 

Mais à force de réfléchir, j’ai trouvé une autre définition de ce qu’est la mère parfaite :

 

La mère parfaite c’est celle qui protège son enfant envers et contre tout !

 

La mère parfaite c’est celle qui donne sans compter, son amour, son énergie, son temps, sa tendresse, ses mots, sa patience et ses cris.

 

La mère parfaite c’est celle qui comprend, aide, soutient, console, écoute, explique et fait rire.

 

La mère parfaite c’est celle qui s’interroge, qui se remet en question, qui évolue avec son enfant, qui cherche des réponses, qui tient le coup contre vents et marées, qui doute et accepte les critiques.

 

La mère parfaite c’est moi, c’est vous, c’est elle et chacune d’entre nous qui fait son possible, donne le meilleur d’elle-même dans son rôle de maman.

 

Alors oui, la mère parfaite existe et c’est moi…

 

Bisous à toutes les mères courage qui se battent au quotidien pour le bonheur de leurs enfants et à toutes celles qui le deviendront un jour et qui j’espère trouveront du réconfort dans ce texte.

 

Je dédie ces mots à Yvonne et Juliette qui, dans le cadre d'un reportage télé sur la maternité et ses déboires (pour celles que ça intéresse, je vous en dirais plus quand j'en saurais moi-même plus) m'ont posée cette question et que je remercie du fond du coeur.

Grâce à elles, je me suis posée et j'ai vraiment réfléchi à ce rôle que je tiens au quotidien et c'est comme ça que j'ai pu apporter une réponse à cette question qui me torturait depuis si longtemps.

 

Les filles, quand on se sera affranchie de cette image trompeuse de la mère parfaite, le féminisme ne sera plus une excentricité mais une réalité avec laquelle il faudra compter.

 

Le mot de la fin :

Etre mère c'est le pire de tous les bonheurs et la plus merveilleuse de toutes les galères.

 

Bizzzzzzzzzzzz

 

 

 

 

 

 

Par Sandaï - Publié dans : Journal intime
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Dimanche 9 mai 2010 7 09 /05 /Mai /2010 02:45

Coucou,

 

Me revoici, me revoilou !

Je sais, mon absence vous a fait un bien fou...plus de douleurs oculaires, plus de nuque raide et douloureuse, plus de maux de tête dus à mon style alambiqué...bref c'était presque le paradis !

Sauf que...je suis de retour, bien décidée à vous prouver que le paradis c'est bon pour les films, les romans et les rêves...

La vie, la vraie vie c'est plutôt...l'ENFER !!

Gnagnagna ! Jugez plutôt...

 

Il est presque 3h du mat et je ne dors pas !

Ma chère mini crotte, connue dans le monde entier(OK, je rêve !) connue dans le quartier entier, est...je vous le donne en mille ??? MALADE, of course !

Bon à sa décharge, ça faisait bien 3 semaines qu'elle allait plutôt bien, voir même un mois ! C'est pour dire si la vie est belle !!

 

Et là, le temps pourri qui nous plombe notre printemps s'est vicieusement engoufré dans ses petites bronches fragiles et...Atchoummmmm !

Sa phrase fétiche a refait surface :

"Mamon, j'ai le nez qui rhube."

Ben voyons ! Et si ce n'était que ça...toux, perte d'appétit, respiration siflante et difficile...comme d'hab quoi !

2 solupred le matin, pendant 3 jours et on en parlera plus.

Ouais, mais la cortisone n'est pas vraiment connue pour la légèreté de sa composition chimique et je déteste lui imposer un médicament plus fort que le doliprane (en suppo, ça c'est mon côté sadique...). C'est loupé !

 

En plus, la cortisone a la génialissime conséquence de lui mettre une patate d'enfer.

Elle bouge, remue, gigote, papote, chante, danse sans arrêt !

Si je le l'avais pas étudiée sous toutes les coutures, je jugerais que cette petite a des piles Duracel méga super chargées, cachées quelque part...Mais non ! Que dalle !

 

AHHH ! Si le bouton "On-Off" existait chez les enfants, quel bonheur se serait d'appuyer dessus de temps en temps.

Mamans de tous poils, fermez les yeux et faites comme moi : imaginez des enfants sages comme des images, assis sur leurs lits, en fonction : OFF !

Au plus fort de la tourmente, entre le repas et le moment du coucher, la possibilité de passer 30 mn dans un calme absolu.

 

Stop !!! C'est un rêve, les filles !

Réveillez-vous et comme moi affrontez la dure réalité : ce bouton n'existe pas. J'adore ce rêve mais le réveil est toujours si brutal, si violent. Bouhhhhh !

Comble de sadisme divin, nos chers anges ont la plupart du temps (pour ne pas dire "toujours !") plus d'énergie que nous.

Donc même après une journée normale, de travail normal, de transports en commun normaux, après une nuit normale, nos chérubins ont toujours plus la pêche que nous.

Alors que la vie de fous que nous menons courageusement devient chaque jour un peu plus folle, plus difficile, plus fatiguante. Pas glop !!

 

Et après on se demande d'où nous viennent nos rides, nos douleurs lombaires et notre boulimie de délices pleins de sucres rapides ???

 

Mais revenons à ma question de départ :Être mère : Paradis ou Enfer ?

J'ai ma propre définition.

 

Le paradis, c'est quand ma pré-ado m'obéit du 1er coup quand je lui dis :

"Chérie, tu veux bien mettre la table, stp ?"

L'enfer, c'est quand je dois le lui répéter 5 fois, sur tous les tons et que je ne récolte qu'un "Ouais, c'est bon" accompagné d'un soupir qui porte en lui toutes la misère du monde.

 

Le paradis, c'est quand ma mini crotte se jette dans mes bras en disant :

"Mamon, je t'aime de toute la folie !" avec conviction et amour.

L'enfer, c'est quand je remarque l'énorme tâche de chocolat qu'elle m'a collée sur mon nouveau chemisier blanc avec ses doigts tous cacaotés.

 

Le paradis, c'est quand nous chahutons sur le canapé, que le salon résonne de nos éclats de rire et que les bisous fusent de partout.

L'enfer, c'est quand la trop grande excitation de mes filles se traduit par le poing de la cadette qui s'écrase sur mon menton, pendant que le pied de l'aînée s'enfonce dans mon estomac. Aïe !

 

Le paradis, c'est quand tout se passe bien du lever au coucher.

L'enfer, c'est quand je me réveille et que me rends compte qu'il ne s'agissait que d'un rêve, un très beau rêve mais un rêve quand même.

 

Le paradis, c'est quand je pose sur la table à manger, un plat amoureusement concocté et que toutes les 2 se jettent dessus en miaulant des "Mmmm c'est trop bon !"

L'enfer c'est quand je réalise que le seul légume qu'il n'y a pour équilibrer mon gratin est la tomate (celle qui se trouvait déjà dans le bocal de ma sauce bologniaise).

"Mangez au moins 5 fruits et légumes par jour."

Euh la patate ça compte ? Et les fruits dans Filou tub ?

 

Le paradis, c'est quand leur chambre est propre, rangée, aérée.

L'enfer, c'est quand je réalise qu'une fois de plus, elles m'ont manipulée avec leurs visages d'ange et que c'est moi qui ait nettoyé, rangé et aéré.

 

Le paradis, c'est quand elles jouent, tranquillement, l'une à côté de l'autre, dans le calme et la sérénité.

L'enfer, c'est quand elles font un concours de hurlements sauvages pour déterminer qui des 2 est la chiante.

Moi je dirais les 2...

 

Enfin, le paradis c'est quand elles sont avec moi, qu'elles vivent, parlent, bougent et qu'il me suffit de ne faire que quelques pas pour leur dire au creux de l'oreille : "Chérie je t'adore et je suis fière de toi". 

L'enfer, c'est quand j'ai ce besoin irrépressible de les embraser, de les câliner, de les serrer fort dans mes bras et qu'elles dorment ou sont avec leurs papas.

 

Alors pour moi, être mère, c'est le paradis.

Et comme la vie est somme toutes bien faite, il y a parfois des moments d'enfer pour que je ne m'ennuie pas.

 

Courage chers mamans !

 

Bisous

Par Sandaï - Publié dans : Journal intime
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Mercredi 30 décembre 2009 3 30 /12 /Déc /2009 00:33

Encore un texte pondu au détour d'une nuit de décembre 2009 qui a longtemps dormi dans mon pc...

 

Ca fait longtemps que j’y pense…

Et si on se faisait une maison des femmes ???

« Pourquoi pas ? » me répondront les plus enthousiastes.

« C’est quoi une maison des femmes ? » demanderont les plus sages.

 

Pour moi, une maison des femmes, c’est comme une maison communautaire, un immeuble de plusieurs appartements avec un grand appart commun, au rez-de-chaussée qui servirait également à tout le monde.

 

Il y aurait…

 

Une salle commune claire et accueillante pour qu’on puisse y manger tous ensemble si on en a envie.

 

Une salle transformée en bar-discothèque pour se retrouver après une dure journée de travail ou pour fêter les anniv et les fêtes de la St Silvestre.

 

Une biblio cosy et chaleureuse où on pourrait se retrouver autour d’un bon livre pour se détendre à la lueur d’un feu de bois, loin du bruit et de l’agitation.

 

Une salle de jeux capitonnée et insonorisée pour que nos chers bambins puissent y jouer en toute sécurité.

 

Une salle de jeux pour grands où nos mecs pourraient jouer au billard, au babyfoot, au flipper ou à la PS3 sans avoir à sortir bien loin.

 

Et une salle, rien que pour nous les femmes, où on pourrait papoter, échanger, bricoler, broder, tricoter, ensemble, dans la joie et la « négresse », en buvant un cappuccino, un thé ou un coca glacé.

Un endroit où on pourrait se laisser aller sans que nos chers et tendres aient à redire sur notre capacité à « parler pour ne rien dire ».

C’est bien connu que discuter avec une autre femme c’est quand même plus cool qu’avec son compagnon…

 

Bien sûr, rien ne serait obligatoire.

On pourrait choisir d’utiliser ou non ces différentes pièces.

On pourrait aussi rester chez soi et savourer le plaisir d’être en famille.

Mais il y aurait cette possibilité de se retrouver quand on en a envie sans avoir à faire des bornes dans le froid ou sous la pluie pour retrouver un ami, une super cops ou un pote.

 

Celle qui déprime ne serait jamais seule.

Celui qui refait son appart aurait toujours de l’aide.

La nouvelle maman ne se sentirait pas perdue face à sa nouvelle maternité.

Les enfants uniques ne grandiraient pas seuls.

Nos aînés ne se sentiraient pas abandonnés et pourraient finir leur vie entourés de gens qui les aiment.


Plus de problème de garde pour aller faire la fête ou un resto en amoureux.

Plus de solitude qui fait souffrir et qui tue.

 

De la solidarité à tous les étages.

Une grande fraternité qui unit et aide à vivre.

La liberté de chacun au service de tous.

 

Ok, je sais, je rêve…mais c’est bon de rêver.

Et puis pour construire un monde meilleur, il faut d’abord le rêver…

Alors oui, je rêve…

 

Et si on se faisait une maison des femmes ?

 

 

 

Par Sandaï - Publié dans : Journal intime - Communauté : Vive le désordre !
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