Lundi 26 septembre 2011 1 26 /09 /Sep /2011 19:28

 

Jeudi 23 Juin 2011

 

Je sais, j'avais promis un résumé jour après jour mais que pourrais-je vous raconter ? Je bosse, pas beaucoup, je m'ennuie trop souvent, je souris sans joie et je fais mes heures sans en retirer de vrai plaisir.

 

Aujourd'hui, nous avons eu l'assemblée générale de l'assos et ils m'ont présentée comme étant « la nouvelle assistante ».

Je crois que c'est dans la poche.

Je devrais sauter de joie, crier « Yessss ! Sandaï est dans la place ! » mais le cœur n'y est pas.

Je sens bien que quelque chose déconne mais purée j'ai besoin de ce boulot et surtout de l'argent qu'il me rapporte.

Et puis, j'ai la chance de pouvoir déjeuner avec mes filles...ça vaut de l'or !

Je n'en parle vraiment à personne, sauf à l'Homme et à ma Mamele chérie.

Pourquoi ? Parce que j'ai honte. Honte de me plaindre alors que j'ai la chance d'avoir trouvé un taf dans une période difficile. Honte de gagner plus en bossant 25h par semaine que certains en 35. Honte de ne pas réussir à m'intégrer dans cette équipe.

Mes repères ont changé et je me sens un peu perdue.

J'en ai parlé à certaines de mes collègues mais je vois bien qu'elles n'ont pas compris. Je sais bien qu'un boulot n'est sensé que me nourrir mais j'ai un mal fou à bosser dans une ambiance tendue. Surtout après avoir été la collègue privilégiée de Yasmi, Pat, Véro ou Mumu !

 

Mes nouvelles collègues sont gentilles (enfin ça dépend des personnes et des jours parce que « Mo » m'a l'air d'être une vraie garce) mais nous ne venons pas du même monde. J'ai l'horrible de venir d'une autre planète.

 

Superchef est le plus bizarre de la troupe et malheureusement c'est lui qui donne le ton. Quand il va bien et rigole, tout le monde rigole mais quand il fait la tronche, tout le monde rase les murs et se fait tout petit.

C'est super déstabilisant.

Purée, j'en ai marre de faire des efforts pour être acceptée, reconnue dans mon boulot, appréciée !!

Je suis quelqu'un de tolérant, j'accepte la différence des autres et je respecte mon prochain mais là, ça devient super galère.

 

Si je n'avais pas tant besoin d'une paye pour remplacer mes indemnités journalières, je me casserai vite fait !

Heureusement que j'ai la possibilité de papoter avec Nathalie, la buraliste d'en face. Cette nana est un rayon de soleil, avec un sourire et une joie de vivre délicieusement contagieuse. Elle est devenue ma récré personnelle.

 

Je me sens si « pas bien » que même écrire ou lire ne m'apporte plus la même joie qu'avant. Et ça, c'est grave !

 

Je me demande de plus en plus ce que je vais faire...

 

Vivement les vacances que je me ressource ! J'ai trouvé un camping qui accepte les chèques vacances et on va pouvoir partir toute une semaine dans les Landes. Quel panard ! Je vais enfin pouvoir décompresser.

 

Par Sandaï - Publié dans : Journal intime - Communauté : Vive le désordre !
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Lundi 26 septembre 2011 1 26 /09 /Sep /2011 19:25

 

Vendredi 13 Mai 2011

 

Superchef a enfin compris que je ne peux pas trouver ma place s'il continue à faire mon boulot.

Je ne sais pas si c'est par manque de confiance en mes capacités ou parce qu'il a du mal à déléguer mais je dois sans arrêt batailler pour qu'il me laisse faire mon boulot. Peut-être souhaite t'il simplement m'aider ?

Assez bizarrement, je ne pense pas que se soit sa motivation. Pour tout dire, il est plutôt sympa mais terriblement, comment dire ? Caractériel, lunatique... Son humeur change si vite que je ne sais jamais quelle attitude adopter.

Je sais, le plus simple serait de rester moi-même mais si je fais ça, je risque de me barrer vite fait en claquant la porte, des insultes plein la bouche.

 

Oh rien n'est franc ou direct ! Tout se passe presque en douceur...et c'est d'autant plus difficile à gérer.

Je comprends mieux pourquoi j'ai été choisie. J'ai bien réfléchi et je pense qu'ils comptent sur mon optimisme et ma bonne humeur pour gérer Superchef et ses sautes d'humeur.

 

Si ça continue comme ça, je me casse ! Le boulot n'est pas inintéressant en soi mais je me fais chier !

Apparemment c'est normal...et certaines collègues m'ont même conseillé de profiter du manque de taf pour faire mes trucs perso... et quoi encore ?

Moi j'ai besoin que ça pulse, que ça bouge et là, je m'ennuie fermement. Je ne crois pas que je vais faire long feu dans cette taule...

 

Le hic c'est que la paye est bonne et les horaires plutôt pas mal.

Quoique, je suis déjà arrivée 2 fois en retard cette semaine. Et chez moi c'est une preuve de mon désintérêt grandissant.

Allez « hauts les cœurs Sandaï ! » T'as besoin de travailler et ce boulot a quand même pas mal d'avantages.

 

Le soir je rentre toujours aussi véner et ma famille pâtit de ma mauvaise humeur...c'est pas glop !!

L'Homme m'a même proposé de quitter ce boulot qui ne me convient pas.

Ouais ben on a besoin de tunes et les postes intéressants ne courent pas vraiment les rues, surtout pour une « vieille » de 40 piges passées !

Allez, ça va aller !

 

Par Sandaï - Publié dans : Journal intime - Communauté : partage
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Lundi 26 septembre 2011 1 26 /09 /Sep /2011 19:24

 

Mercredi 11 Mai 2011

 

A y est, j'ai signé mon contrat. Il me reste à faire mes preuves pendant les 2 mois qui viennent et si je réussis à leur prouver ma valeur...à moi le CDI de 25h par semaine dans une boîte à 10mn de chez moi !

Je ne sais pas si c'est parce que je viens d'arriver et qu'on veut me ménager mais le moins qu'on puisse dire c'est que je ne croule pas sous le boulot. Habituée à traiter des appels par dizaine, j'hallucine de constater que le tel n'a sonné que 6 fois, et encore avec 2 fois la même personne et une erreur de numéro !

A vrai dire, je crois ne jamais avoir si peu bossé ! C'est assez déstabilisant.

 

Côté ambiance, c'est assez étrange. Tout le monde est à peu près sympa et pourtant il règne dans cette boîte une tension véritablement pesante à certains moments.

En fait, Superchef est extrêmement lunatique. Il passe de la joie à la colère en quelques minutes et je ne sais plus sur quel pied danser.

Et je ne suis pas la seule. Tout le monde semble être sur la défensive et même mon humour n'arrive pas à dérider mes collègues.

C'est la 1ère fois que je n'arrive pas à m'intégrer dans un groupe aussi restreint. C'est une sensation bizarre et très désagréable.

Le soir, je suis sur les nerfs et j'ai du mal à décrocher.

Superchef me complimente et me pousse à prendre des initiatives et d'un autre côté ne semble pas apprécier ce que je propose.

C'est lourd et chiant mais ce n'est que le début. Je ne désespère pas de trouver ma place au sein de cette assos. Il faut laisser le temps au temps, non ?

Et puis, la vie m'a appris la patience...avec une ado et une mini crotte, je vous prie de croire que j'ai appris à développer des trésors de patience pour tenir le coup !!

 

Je me dois de faire des efforts...au boulot pour m'intégrer...et à la maison pour ramener la sérénité.

Mon petit doigt me dit que ça va être dur !!

 

Par Sandaï - Publié dans : Journal intime - Communauté : Journal intime d'une maman
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Lundi 26 septembre 2011 1 26 /09 /Sep /2011 19:21

 

Mardi 10 mai 2011

 

Oulala ! Dernière chance de convaincre Monsieur B et The président que je vais cartonner en tant que secrétaire dans leur assos !

La pression est forte mais j'y résiste bravement parce que la race des Sandaï, c'est pas des chochottes !

Aujourd'hui, à 11h30, je saurais si oui ou non j'ai réussi à leur faire comprendre que « Je suis... »...bon je ne le répéterai plus, vous le savez maintenant.

Je suis toujours aussi convaincue d'avoir ma place dans cette équipe et je passe la matinée à enregistrer des infos et faire ce que Monsieur B me dit avec un enthousiasme que je n'ai pas besoin de simuler.

Tant mieux, moi la simulation j'ai assez donné...Et là tous mes ex se disent « En tous cas, avec moi, elle n'a pas simulé...Non ? » J'adore distiller le doute dans leurs petits esprits...Gna gna gna !

 

Ma mini crotte mange chez mes parents (bénis soient-ils ! Je ne sais pas ce que je ferai sans eux...Merci Mamele d'être toujours là pour moi ! Tu es la meilleure des Mamans du monde et je t'aime de tout mon cœur!) ce qui me laisse la possibilité de prendre mon temps pour exposer mes arguments lors de la réunion prévue en fin de matinée.

 

Maria déverse son savoir dans mes oreilles, direction le cerveau, avec une régularité toute suisse et un sourire qui ne faiblit pas.

Avec le recul, je dois avoir l'air spécialement tarte. Du moins c'est ce que je ressens inside of me (à l'intérieur de moi...pour ceux qui jactent pas english). Elle parle, je note en écoutant ou j'écoute en notant c'est comme vous voulez et je hoche la tête presque sans arrêt. Un vrai petit chien posé sur la plage arrière d'une R12 ! Je sais, ça fait pas super intelligent comme attitude mais je ne peux pas m'en empêcher. Peut-être que ce mouvement de bas en haut de ma tête va permettre d'aérer mon cerveau et le rendre plus efficace ? Parce que là, tout de suite, j'ai l'impression de ne rien retenir du tout.

 

Oh c'est sûr, je note tout...mais hier soir, j'ai relu mes notes et comme prévu je n'ai chopé qu'une migraine. Allez, on va dire que c'est la fatigue qui me plombe. Après une bonne nuit de sommeil, tout rentrera dans l'ordre.

La seule chose importante à faire today c'est de tout faire pour donner l'impression à mes futurs supérieurs hiérarchiques que je maîtrise le taf et que je suis faite...blablabla !

 

11h30 arrive...Trop vite ! C'est THE MOMENT ! Tout se joue là maintenant, face à ces 2 hommes qui j'espère deviendront mes chefs.

Je sais, vous attendez probablement un résumé détaillé, genre au mot près de ce qui s'est dit mais franchement, je ne m'en souviens plus.

Ils ont parlé, posé des questions, j'ai beaucoup écouté et parfois répondu. J'en garde un souvenir assez flou et étonnement pas vraiment stressant. Je me rappelle avoir été bien dans mes baskets, enfin dans mes sandalettes parce qu'il fait super chaud, à l'aise, tranquille quoi ! Mon avenir pro se joue et je me sens cool...j'hallucine !

Monsieur B m'interroge sur mon expérience au sein de leur équipe et mon ressenti et je réponds avec honnêteté et sincérité. Les choses se passent bien mais je sens poindre des critiques, des reproches peut-être... ?

Et j'ai raison ! On passe aux choses sérieuses. Je sais que ma prestation ne les a pas éblouis mais ils ont l'air plutôt contents de moi. Alors quoi ? Qu'est-ce-qui pose problème ? Parce que je vois bien qu'il y a un souci.

Je parie sur mon attitude...

 

Ben oui, je ne suis pas vraiment comme la secrétaire qui les quitte et qu'ils voient partir avec regret. Pas vraiment !

Elle est très gentille mais ce n'est certainement une folle-dingue comme moi. Ok, je sais être pro tout comme il faut mais ma marque de fabrique c'est quand même ce petit grain de folie qui me caractérise et me rend unique.

Maria est très organisée et rigoureuse et si je mets un point d'honneur à toujours bien faire mon travail, on voit bien que je suis exubérante tendance déconneuse. Surtout que je n'ai pas caché ma nature sous prétexte d'avoir le job. Je veux commencer sur de bonnes bases, alors pas question que je me transforme en « Maria 2 » pour les inciter à me choisir. Chassez le naturel...

Je n'ai certes pas les qualités de gestion extraordinaires de leur ancienne secrétaire, ni son sérieux mais je possède un atout de taille : ma joie de vivre et ma motivation en béton armé qui rend ma collaboration joyeuse et indispensable en cas de conflit ou de cafard. Je suis quelqu'un sur qui on peut compter, quelqu'un de fidèle et de facile à vivre...enfin j'espère...Lol !

 

Au bout d'un moment, The président se lance. Il a peur que j'en fasse trop et s'il ne doute pas de ma motivation, il craint que je me laisse emporter par mon caractère...disons...fougueux. IL n'a pas utilisé ces mots, car on voit que c'est un homme civilisé mais je sens bien qu'il a des doutes. Entre nous, je sens poindre du mépris dans le ton qu'il utilise quand il s'adresse à moi. Quelque chose me dit que je ne vais pas beaucoup l'aimer celui-là... Sans être médium, je le ne sens pas ce type.

 

Mais comme je veux ce job, je le rassure en disant qu'étant maman de 2 adorables filles qui ont encore beaucoup besoin de ma présence, je ne compte pas en « faire trop » et le noyer sous des tonnes d'heures sup.

Ben quoi, c'est ce qu'il voulait dire, non ?

Non ! Il parlait de mon exubérance et il craint que je ne sache pas tenir ma langue et faire preuve de discrétion. Je le savais mais comme ça les choses sont clarifiées sur ce point.

 

Ben voilà, maintenant c'est dit de façon plus claire ! Bon, il ne l'a pas dit en ces termes mais ma blondeur n'est pas naturelle et je sais lire entre les lignes. C'est bien ce que je pensais...et si je comprends sa réaction, je suis un peu déçue qu'il n'ait vu en moi qu'une femme qu'il semble juger superficielle. C'est une impression que j'ai vécu si souvent que je m'en suis un peu lassée.

Ok, c'est de ma faute ! Je n'avais qu'à jouer les parfaites secrétaires discrètes et ordonnées mais quoi, il n'y a pas qu'un seul type d'êtres humains. La différence est une richesse, un atout ! C'est dommage qu'on soit si peu à penser ça.

Revenons à nos moutons !

 

Il m'explique que le poste proposé nécessite sérieux et discrétion et je vois le doute dans le fond de ses yeux. Bien. Je suis sérieuse, enfin dans le boulot, et je sais être discrète quand il faut, même si je n'en ai pas l'air.

J'espère de tout cœur ne pas devoir à nouveau subir ce que j'appelle « le racisme anti-blonde », c'est à dire, le fait que mes faits et gestes sont jugés en fonction de la couleur de mes cheveux. Je sais bien que la plupart d'entre vous sont en train de se marrer en disant : « Ah cette Sandaï ! Elle est marrante mais elle raconte n'importe quoi parfois ! » Et bien, je vais peut-être vous apprendre un truc mais le racisme anti-blonde est une réalité !

Beaucoup de personnes, tous sexes confondus, pensent qu'une blonde a autant de cerveau qu'une huître. On lui attribue un sex appeal de malade et une intelligence au ras des pâquerettes. Du coup, le racisme anti-blonde se traduit par une sorte de mépris amusé pour les mecs et une espèce de suffisance teintée de jalousie pour les nanas.

Personnellement, j'utilise énormément l'autodérision pour désamorcer les conflits ou calmer les tensions et le fait d'être une blonde m'aide beaucoup. Pour faire rire, je précise que je suis blonde et je ris niaisement mais ça c'est pour rire. Dans la vraie vie, je suis aussi sérieuse, intelligente et fiable que tout le monde. Que ce soit clair « entre vous et moi » comme dirait Elie Kakou !

 

Revenons à l'entretien.

Habituée à être critiquée à cause de ma grande gueule et mon côté fou-fou, normalement j'aurais acquiescé bêtement en promettant de faire des efforts et là, je ne sais pas pourquoi, je me suis gentiment mais fermement rebellée.

C'est vrai quoi, qui a décrété que l'efficacité ne peut exister qu'en l'absence de rire et de joie ? Moi je suis joyeuse, franche et exubérante mais je suis aussi travailleuse, fidèle et efficace.

Tout d'un coup, je réalise que je suis VRAIMENT un atout pour eux et c'est la toute 1ère fois que j'ai ce genre de sentiment sur moi-même. Je me rends compte que s'ils ne me prennent pas, ce n'est pas dramatique pour moi.

Soudain, dans cette salle de réunion, en présence de 2 hommes que je connais pas, je prends conscience de ma valeur. Oui, je suis une déconneuse, bavarde et bruyante mais je suis aussi une bonne assistante, pleine de qualités indispensables au fonctionnement d'une structure comme la leur.

Attention, je ne suis pas en train de péter plus haut que mon luc mais bon sang, pourquoi je devrais accepter de changer mon attitude et ma nature profonde pour un job ? Des jobs, y'en a des milliers...une Sandaï, y'en a qu'une et c'est moi !

Et c'est un peu ce que je lui explique à mots couverts.

Le deal est simple : ils m'acceptent comme je suis, avec mes défauts et mes qualités ou ils ne me prennent pas ! Parce qu'il est hors de question que je subisse à nouveau les assauts, les critiques désobligeantes et les reproches incessants de mes supérieurs, comme c'est trop souvent arrivé, par le passé. Tout ça sous prétexte qu'il faut que je rentre dans le moule. Je sors d'un moule unique, moi ! Je suis rare et précieuse, enfin c'est ce que ma famille et mes amies ne cessent de me répéter...ils ne peuvent pas tous se tromper quand même...non ? Mdr !

 

On discutaille encore un peu concernant les horaires, le salaire et je dois avouer qu'ils sont super accommodants puisqu'ils paient vraiment bien et me permettent de choisir les horaires qui me conviennent. Yes !! Je vais pouvoir emmener Chouchou à l'école le matin et la chercher à midi. C'est génial !

 

A la fin de la réunion, on m'annonce officiellement que je suis prise et que je pourrais signer mon contrat de travail en CDI dès le lendemain. Bien sûr, il y a une période d'essai d'un mois, renouvelable 1 fois mais pour moi, le plus dur est fait. J'ai un pied dans le poste et je vais faire en sorte d'y mettre le 2ème pour être embauchée d'ici le mois juillet.

 

Voilà, j'ai trouvé un nouveau boulot ! Un boulot qui me plaît, avec des conditions idéales pour moi. Un boulot avec des gens respectueux qui me laissent ma chance de montrer ce que je vaux. C'est'y pas génial ?

 

Je serre la main de The président et de Superchef (Ben oui, je suis embauchée donc, dorénavant, il sera « Superchef » pour moi. Chose promise, chose due !) et prends le chemin du retour, un sourire façon « banane » qui me fait presque le tour de la tête...

 

A bientôt pour un résumé de ma vie au sein de ma nouvelle boîte...

 

Bisous plein

Par Sandaï - Publié dans : Journal intime - Communauté : Vive le désordre !
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Lundi 26 septembre 2011 1 26 /09 /Sep /2011 19:17

 

Lundi 9 mai 2011

 

Lundi matin, je suis en pleine écriture d'un de mes articles rémunérés pour le net (pour plus d'info, contactez-moi!) quand le bigophone sonne. C'est Lui. Il m'appelle pour confirmer notre rendez-vous et me précise ce qui va se passer, à savoir que je vais devoir passer des tests en situation réelle avec l'assistante que je vais remplacer, Maria.

Des tests ??? Ben oui, des tests !

Mais alors-là, vous ne comprenez plus rien ! Si ça peut vous rassurer, moi non plus.

Dans ma grande naïveté et ma superbe « blonditude », j'avais cru être embauchée. Et ben non, il va me falloir passer des tests pour les convaincre de mes capacités à remplacer leur super secrétaire qui part pour suivre son mari au Brésil.

Tests qui se dérouleront lundi aprème et mardi matin, jusqu'à 11h30, heure à laquelle il sait que je dois partir pour aller chercher ma mini crotte à l'école.

La bonne nouvelle, c'est qu'il a noté mes préférences au niveau des horaires et ça me remonte un peu le moral. La mauvaise c'est que je suis toujours sur la sellette et que je vais devoir déployer tout mon charme et toutes mes compétences pour lui prouver que...je vous écoute.... « Je suis faite pour ce poste et que ce poste est fait pour moi ! ». Bravo ! Je constate avec plaisir que vous suivez.

 

Pour la 2ème fois de ma vie, je suis en avance (la 1ère c'était pour l'entretien...hihihi!). Comme quoi, les miracles existent...hahaha !

 

Mon futur chef...appelons-le « Monsieur B », m'accueille comme la fois précédente, avec le sourire et me présente Maria, la secrétaire que je vais remplacer. Et là, vous attendez à ce que je vous décrive un dragon femelle qui m'attend fermement, des flammes plein le museau pour défendre son territoire...

Désolée de vous décevoir mais non.

Au contraire, elle est très gentille avec moi et passe toute l'après-midi à m'expliquer ses fonctions et sa façon de travailler. Elle me présente à mes futurs collègues et tout le monde me traite avec gentillesse.

Il y a « Ja » l'architecte très pro avec une poigne de main ferme, « Jé » l'autre architecte, une jeune femme super souriante, « Mu » la médiatrice sociale sympa comme tout à côté de qui je vais travailler et « Ed » le chef de chantier d'apparence rude mais je sens bien qu'il a le cœur sur la main. Il me reste à rencontrer « Mo » et « Ma » les 2 autres médiatrices sociales et « Jean-Mi » le médiateur qui est pratiquement toujours sur le terrain.

 

Franchement, sans vouloir jouer la Sandaï du monde merveilleux des Bisounours, l'accueil qu'ils me réservent est sympa et détendu. Rien à voir avec le stress que j'ai connu lors de mon arrivée dans mon ancienne boîte.

Le stress je vais le connaître en écoutant les explications détaillées de Maria...

Bon sang mais comment ma pauvre tête de blonde décolorée va réussir à retenir tout ça ?

Ok, je suis une bonne assistante, j'ai 15 ans d'expérience dans ce métier mais là, il n'y a pas de commande, pas d'offres ni de factures !

Comme l'assos bosse avec des organismes, tout est en abréviations...j'y perds le peu de latin que j'ai retenu du collège.

Les infos m'arrivent en masse et très vite je sature. Bien sûr, je note tout ce que j'entends mais je gage que la migraine m'attend quand je vais relire mes notes.

Ici, la secrétaire centralise toutes les infos et la peut-être future secrétaire...c'est moi !

 

Habituée à devoir être opérationnelle de suite, je panique un peu. Les mots que me dit Maria ne signifient pas grand chose pour moi et je redoute le moment où elle partira pour de bon. Et si je la kidnappais ? Je pourrais lui faire une chambre dans mon garage et la nourrir de bons petits plats ? Non ? C'est pas une bonne idée ?

Dommage ! Parce qu'elle sait tout. Et quand je dis tout, c'est vraiment tout ! Elle connaît son taf et le fonctionnement de l'assos sur le bout des doigts. Je sais, c'est normal vu qu'elle y bosse depuis longtemps mais ça me fout quand même les ch'tons.

Quand je demande quel sera son dernier jour, elle me répond sans détour avec un immense sourire censé me rassurer « Lundi le 16 ».

Le 16 mai ??? Oui ! Mais c'est dans à peine 10 jours ? Oui ! Et en plus, elle ne travaille pas le 12 et le 13.

Donc, si je calcule bien, il me reste...3 jours pour tout apprendre d'elle ??? Ben oui !

Bonjour la formation interne ! J'ai intérêt à assurer...

 

Là c'est la panique à bord. 3 jours pour collecter assez d'infos pour me débrouiller en free lance ! Je ne sais pas si vous réalisez bien...

Moi je suis affreusement tentée de tout planter là et de me remettre illico sur le marché du travail.

Sauf, je suis une Sandaï et que notre race me bannirait à jamais si j'osais abandonner comme ça.

Je jugule bravement la panique naissante et force mon cerveau à s'ouvrir plus largement pour ingérer le maximum d'infos. De toutes façons, « Je suis faite pour ce poste et ce poste est fait pour moi ! » C'est comme ça et par autrement !

 

Comme à chaque fois qu'on fait quelque chose d'intéressant, le temps passe à une vitesse folle et à peine arrivée, Monsieur B me dit que c'est déjà l'heure de partir. Devant mon air ahuri, il me précise que tout va bien aller et qu'il m'attend demain matin 8h30 pour la suite.

Je ne sais plus si j'ai répondu mais je me souviens d'avoir hoché la tête de façon bien peu seyante et d'être rentrée chez moi, hébété mais heureuse. Ben oui, qu'ils me choisissent ou non, j'ai découvert un nouveau monde, une nouvelle façon de bosser et moi les nouveautés ça m'attire.

 

De retour à la maison, j'essaye de faire un compte rendu à l'Homme et à ma Mamele mais les mots sont comme les idées dans ma tête : totalement embrouillés. Après 5 ans de léthargie domestique, mon cerveau ploie sous les infos et peine à les trier avec efficacité. C'est fatiguant mais que ça fait du bien de sortir de mon train-train quotidien. Je suis vannée mais super heureuse.

C'est vrai que je ne connais rien au monde associatif, ni à la compta pure mais je sais, au fond de moi que je pourrais sans mal apprendre et m'adapter à ces nouvelles fonctions.

En plus, Monsieur B n'a rien du chef imbu et tyrannique auquel je m'attendais. Il m'a plutôt l'air d'être un superchef comme je les aime, humain, compréhensif et juste.

C'est décidé, s'ils me prennent comme secrétaire, je ne l’appellerai plus que « Superchef » !

 

Avec un mal de tête de titan, je m'écroule très vite sur le canapé et part retrouver Morphée pour une nuit complète d'un sommeil réparateur. Demain est une journée décisive ! Je dois les convaincre que... « Je suis faite pour ce poste et que ce poste est fait pour moi !! » MDR !!!!

 

Par Sandaï - Publié dans : Journal intime - Communauté : Journal intime d'une maman
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Lundi 26 septembre 2011 1 26 /09 /Sep /2011 19:15

 

Vendredi 6 mai 2011

 

J'aurais aimé dire, nonchalante et blasée, que j'ai attendu dans le calme et la sérénité la réponse de mon futur employeur...mais non !

Si je ne me suis pas rongé les ongles, c'est uniquement parce qu'ils sont faux !

Mazette, ça faisait bien longtemps que je n'avais plus été si impatiente et anxieuse !

On m'avait promis une réponse lundi matin pour commencer...lundi aprème. Du moins, c'est ce que j'avais compris, blonde que je suis !

 

Nous sommes le vendredi 6 mai 2011, il est environ 18h30 (je ne mets de montre que lorsque je travaille), et mon tel sonne. N° privé, inconnu au bataillon ???? Qui c'est ??

Je réponds, persuadée de devoir me taper une enquête quelconque sur une assurance ou « des offres bancaires incroyables mais vraies ! » et...

C'est Lui !! Qui ça Lui ??

Mais Lui !! Mais non pas Celui avec une grande barde blanche...Lui, mon futur chef !!!

Oh purée, je suis tellement contente d'entendre sa voix que je ne capte pas toutes ses paroles. Je ne retiens que « Lundi 14h30, ça vous va ? ». Ouiiiii ! Tu parles si ça me va ! C'est génial !!

 

Quand je raccroche, j'ai les mains qui tremblotent et je suis toute folle-dingue-joyeuse à l'intérieur. Je souris niaisement et marche à environ 10 cm au-dessus du sol.

Que cette impression est grisante et rafraîchissante après toute cette angoisse !

Vite, je tel à tout le monde pour raconter, prévenir, remercier. Le bonheur enfle dans mon cœur comme un ballon de baudruche et finit en montgolfière géante.

Comme quoi, le bonheur c'est vraiment simple comme un coup de fil...Hihihi !

 

Autant dire que je passe un super week-end joyeux et positif. Rien ne réussit à ébranler ma joie de voir le bout du tunnel de la recherche d'emploi de façon si...parfaite !

J'évolue sur un petit nuage tout rose avec les Bisounours comme voisins.

Vivement lundi !

 

Par Sandaï - Publié dans : Journal intime - Communauté : Humour de tout genre
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Lundi 26 septembre 2011 1 26 /09 /Sep /2011 19:13

 

Jeudi 5 mai 2011

 

C'est le jour de l'entretien !

Purééééée j'ai le trouillomètre proche du zéro absolu !

La preuve, je n'ai pas dormi de la nuit, mon estomac se tord d'appréhension et mon cœur bat de façon erratique. Purééééée, j'ai les boules !

Trouvant force et courage dans les paroles d'encouragement de l'Homme, de ma maman et de mes filles adorées, je me redresse et vais au rendez-vous en me répétant sans cesse « Tu es faite pour ce poste et ce poste est fait pour toi ! » comme un mantra censé me protéger et me rendre victorieuse.

Assez bizarrement, plus le moment M arrive et plus j'en suis convaincue.

C'est vrai quoi, je suis une bonne assistante, polyvalente, efficace et dynamique. J'ai plein d'idées à apporter et de choses à offrir à l'employeur qui me fera confiance.

 

J'ai plus d'une ½ heure d'avance. Fait incroyable et pourtant c'est vrai. Si c'est pas un signe ça, alors là je ne comprends plus rien ! Lol !

Mon excitation est telle que je mets environ 3h pour réussir à me garer en créneau et devinez où ? Juste sous les fenêtres d'une de mes futures collègues ! Attention, blonde au volant d'une bagnole improbable en approche ! Voilà qui va alimenter les moqueries pour au moins 1 an...M'en fiche, j'assume !

Pour passer le temps, je me lance dans l'écriture d'un nouvel article payant sur la création d'un meuble Hifi. Il fait 40° dans ma voiture garée en plein cagnard, je bous littéralement. Heureusement pour mon rendez-vous que je ne pue pas quand je transpire...

Grâce à mon occupation littéraire, le temps passe vite sans que je m'en aperçoive vraiment, à un tel point que j'ai failli arriver...en retard, pour ne pas changer. Imaginez le tableau : la nana se pointe avec ½ heure d'avance, mets 3 plombes pour se garer pour finalement arriver en retard...Du « Sandaï » tout craché !

 

Mon futur chef (faites qu'il le devienne!) m'annonce que le président étant un homme très occupé, comme tous les présidents d'ailleurs, nous devrons attendre quelques minutes avant de commencer et me propose de prendre place.

No problemo ! A vrai dire, j'ai déjà fait dans mon froc et je redoute de devoir me lever au cas où ça aurait traversé mon pantalon chicos à pinces. Lol !

J'essaye de lancer la conservation mais ma gorge est nouée. Je me répète le maintenant célèbre « mantra Sandaï (Je suis faite...) » en boucle et me prépare au combat.

Car un entretien d'embauche est un vrai combat...Contre soi-même pour éviter de se sauver en courant ! Et croyez-moi sur parole, je lutte...lol !

 

Le président arrive très vite (trop vite ? La tension atteint son comble) et nous commençons. Présentations, questions, réponses, précisions sur mon parcours, mes motivations...tout comme dans mes souvenirs.

L'entretien lui-même se passe bien.

Je me sens un peu nerveuse mais plutôt à l'aise et sûre de mon fait : « Je suis faite pour ce poste et ce poste est fait pour moi ! ».

Mes 2 interlocuteurs sont plutôt sympathiques et très pro.

Les questions s'enchaînent et j'y réponds honnêtement, une assurance jusqu'alors inconnue dans la voix et plus important dans le cœur. Petit cadeau divin pour m'encourager dans cette voie... ? Et pourquoi pas ? Y'en a bien qui ont cru que Sarko redresserait le pays, non ? Alors ?

 

Lorsque qu'en fin d'entretien, mon futur chef me précise que le poste est à pourvoir...lundi, soit 3 jours plus tard, je connais un petit moment de panique, très vite jugulé par la certitude d'avoir ma place dans cette assos de relogement des gens du voyage.

Ils peuvent ne pas retenir ma candidature, mais je sais, au plus profond de moi, que ce serait une très grande erreur car...« Je suis faite pour ce poste et ce poste est fait pour moi ! ». Lol !!!

 

De retour à la maison, je fais un contre rendu détaillé à ma famille et à mes amies, soit par tel, soit par mail et je charge toutes mes chères cops d'amour de serrer fort les pouces et croiser les doigts pour que je décroche ce poste qui...est fait pour moi ! Suivez un peu les filles !

A ce propos, un gros gros gros MERCIIII à toutes les « serreuses » de pouces et autres « croiseuses » de doigts ! Vous m'avez fantastiquement soutenue et je vous dédie ma victoire.

 

NB : Ma Mamele chérie était épatée et très fière de l'assurance dont j'ai fait preuve. A vrai dire, je me suis étonnée moi-même. Comme quoi, le destin, Dieu, Allah ou qui que voulez, existe vraiment et a du me balancer une poussière divine. Merci beaucoup !

Comme quoi, la foi sert à autre chose qu'à remplir les coffres plein à craquer du Vatican...Oh la vilaine !! L'ira pas au paradis si elle continue comme ça...Mdr !!

 

Par Sandaï - Publié dans : Journal intime - Communauté : Vive le désordre !
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Lundi 26 septembre 2011 1 26 /09 /Sep /2011 19:11

 

Mardi 3 mai 2011

 

Un homme charmant (mon futur chef ? Je l'espère...) m'appelle pour me proposer un rendez-vous pour un entretien d'embauche. J'accepte sans trop y croire et le rendez-vous est pris pour le jeudi 5 mai 2011 à 14h.

 

Zut ! J'aurais préféré demain ! Ça m'aurait évité d'aller aux tests prévus par le pôle emploi pour décider si je suis faite ou non pour un poste de téléconseillère en téléphonie...Va falloir que je me les tape et ça ne me remplit vraiment pas de joie. Surtout que j'ai déjà de bonnes raisons de baliser sans ça.

Parce que, l'air de rien, la grande gueule que je suis n'en mène pas large à l'idée de cet entretien. Ça fait quand même 5 ans que je n'ai plus eu besoin de vanter mes qualités ou inciter un employeur à me faire confiance. En gros, je fais dans mon froc à l'idée de raconter n'importe quoi et laisser filer ma chance.

Parce que je réalise que j'ai ma chance ! Oh miracle !

S'il m'a contactée c'est parce qu'il pense que je pourrais correspondre au profil qu'il recherche...et ça, je ne m'y étais pas du tout attendue !!

Allez Sandaï, hauts les cœurs, tête haute et esprit clair...tu vas l'avoir ce poste !

 

Par Sandaï - Publié dans : Journal intime - Communauté : Vive le désordre !
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Samedi 24 septembre 2011 6 24 /09 /Sep /2011 19:43

 

Logiquement je devrais être en train de passer l'aspiro d'une main, de vider le lave-vaisselle de l'autre, tout en faisant la poussière avec mes coudes et mes genoux préalablement recouverts de lingettes swifer.

Que voulez-vous, depuis que je travaille, mon organisation laisse carrément à désirer et notre appart ressemble à une porcherie humaine. J'ai assez de boulot pour une journée de 36 h et je n'ai pas assez de temps à y consacrer chaque jour. Autant dire que le retard s'accumule et il faut savoir tout faire en même temps...une vie normale de femme quoi !

Mais là, j'ai trop envie de vous raconter ce qui m'arrive.

Alors je lâche tout mon attirail de fée du logis que je n'ai jamais été et je vous fais un résumé, jour par jour, comme si vous y étiez.

 

L'histoire commence en l'an de grâce 2011, le 28ème jour du 4ème mois...

Bon, on va faire les choses dans les normes, pour une fois.

 

Mardi 28 avril 2011

 

Tout commence quand l'Homme me déniche une offre d'emploi sur le site du pôle emploi.

Assez bizarrement, cette offre, qui répond à tous mes critères de sélection, ne m'a pas été envoyée par cette « fameuse » agence nationale de recherche d'emploi...« recherche » est d'ailleurs le terme exact car ils sont plus forts pour rechercher que pour trouver...No comment !

L'Homme, donc, me trouve une offre d'emploi trop belle pour être vraie : un CDI à temps partiel de moins de 25h par semaine, à plus d'11€ brut de l'heure, à 10 mn de chez moi et dans une association. En gros, une offre parfaite à mes yeux qui me permettra de reprendre pied dans la vie active tout doucement, tout en continuant à m'occuper de mes filles chéries.

Mon futur employeur souhaite une expérience d'au moins d'un an sur un poste similaire (sic!) et exige un diplôme de formation secrétariat (resic!). Si c'est le poste de mes rêves, je ne suis à priori pas la secrétaire des siens.

 

Sans l'intervention énergique et positive de l'Homme, je n'aurais même pas écrit. Je tergiverse toute la journée et une bonne partie de la nuit pour finir par me rendre à son argument imparable : « Tu es faite pour ce poste ! Je le sens. »

Il semble si sûr de moi que je me lance et que je ponds une lettre de candidature où je laisse transparaître toute ma motivation et mes qualités. Moi qui ai toujours besoin de temps pour écrire ce genre de courrier, je l'écris en 5 mn chrono, montre en main et le courriel part le 29 avril à 6h24 du matin. Ben ouais, je prends le risque de passer pour une fainéante en préférant une lettre tapée et envoyée par mail qu'une lettre manuscrite traitée par les PTT.

 

Commence alors une longue attente qui me laisse chauve et sans ongles...Mais non !

A peine posté, j'oublie complètement ce courriel.

Avec le temps, j'ai enfin mûri et je suis devenue fataliste...à savoir que j'ai décidé de prendre la vie comme elle vient sans me prendre la tête. Une amie très chère, Sophie pour ne pas la citer, m'a conseillé de « lâcher prise » et depuis que je m'y évertue, la vie me semble tellement plus simple !!

De plus, j'attends une autre réponse avec impatience.

Fait du hasard, j'ai répondu à une offre pôle emploi (à l'aveuglette car le nom de société ne m'a été divulgué que plus tard, après avoir postulé informatiquement) qui correspond en tous points à mes compétences...et c'est bien normal puisque c'est une offre pour le poste d'assistance commerciale que j'ai quitté il y a plus de 5 ans maintenant !

La personne qui m'a remplacée à l'époque de mon congé de maternité, Muriel pour ne pas la nommer (salut ma chérie, comment vas-tu?) est enceinte et doit partir elle-même en congé de mater. Quelle drôle de coïncidence ! Mais comme je suis persuadée que les coïncidences et le hasard n'existent pas, j'y vois comme un signe du destin.

Il faut donc quelqu'un pour la remplacer pendant 6 mois...

Ben moi ! Je ferais certainement l'affaire puisque j'ai bossé 15 ans dans cette boîte, que je connais les produits, le fonctionnement et les personnes qui y travaillent.

En plus, un CDD de 6 mois me permettrait de me remettre dans le bain de la vie active sans tout le stress qui va avec pour m'intégrer dans une nouvelle équipe ou devoir m'adapter à de nouvelles façons de travailler. C'est tout bénef pour eux, comme pour moi.

Cela me paraît si évident que je n'ai aucun doute quant à la légitimité de ma candidature. C'est sûr, le poste est pour moi !

 

Ben...non ! La réalité est tout autre.

Par Sandaï - Publié dans : Journal intime - Communauté : partage
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Dimanche 7 août 2011 7 07 /08 /Août /2011 21:50

 

 

Arrivés au Leclerc, on se sépare : Océ et moi partons en quête de babioles à acheter pendant que l'Homme dépose les filles à la crèche gratuite du magasin.

Entre nous c'est génial comme idée. Placée juste en face des caisses, une salle fermée à l'aide d'un portail d'1m de haut regorge de jouets pour garçons et filles de tous les âges. Une jeune femme avec une voix toute douce accueille les enfants avec gentillesse et rassure les parents. Ouverte de 9 à 19h, non stop, cette crèche, totalement gratuite, permet aux parents stressés à l'idée du montant qu'ils vont claquer, de faire leurs courses en toute tranquillité, pendant que leurs n'enfants s'éclatent. Que du bonheur ! En plus, ça permet de faire de sacrées économies en bonbecks, jouets et autres demandes pleurnicheuses des bambins. Que du bonheur, je vous dis !

 

Océ et moi faisons nos petites emplettes ; l'Homme fait les siennes et on se retrouve tous les 3 sur le banc situé entre la crèche et les caisses. N'ayant rien d'autre à faire, on observe la population bigarrée qui se presse tout autour de nous.

 

Force nous est de constater que le blanc et rouge sont effectivement les couleurs officielles de la région. Un peu partout, on voit des jeunes (et des moins jeunes) tout de blanc et rouge vêtus. C'est normal car depuis vendredi et jusqu'à mardi c'est la fête à St Vincent de Tyrosse : la grande féria annuelle.

De la musique, des courses de vaches landaises (où les animaux sont respectés et bien traités contrairement aux corridas où le but est d'assassiner de magnifiques taureaux), des animations pour adultes et enfants, des spectacles. La grosse fiesta quoi !

Une fiesta qui rime avec alcool si on en croit le nombre de caddies plein de bouteilles, qui passent devant nous. Ça va boire sec ce soir, d'ailleurs certains jeunes hommes sont déjà bien atteint par une étrange maladie...La « j'arriveplusàmarcherdroit ».

 

J'ai bien envie d'une 'tite clope. Océ m'accompagne à l'extérieur.

Alors que nous sommes en train de papoter, nous entendons un jeune homme s'adresser à un autre dans une langue incompréhensible.

- Maman, ils ont un dialecte dans les Landes ? » demande ma grande fille.

- Oui probablement mais ce que tu viens d'entendre n'était pas la langue régionale officielle.

- Ah bon ? C'était quoi ?

- La langue des torchés. Même si je ne la pratique pas, je la reconnais facilement.

Et je me lance dans une parfaite imitation de cette langue bizarre que parlent tous les mecs bourrés : « Euh, je...euh...hips...pourquoi ? Euh...blurp ! Ch'sais pas ! ». J'imite tellement bien l'alcoolique chronique que nous éclatons de rire et devenons très vite le centre de l'attention de la bande de « Red and White » qui se trouve à côté de nous.

Oups ! Il est peut-être temps de rejoindre l'Homme baraqué, ceinture noire de karaté qui est le mien. Avec des mecs aussi imbibés d'alcool, la prudence est de mise.

 

Nous retrouvons l'Homme, riant encore comme 2 fofolles.

Franchement, nous ne passons pas inaperçus. Comment vous décrire nos dégaines ?

J'ai un chapeau de gardian blanc et noir sur la tête et une bouteille de rosé à la main, Océ a la coupe de cheveux de quelqu'un qui n'a jamais connu de brosse et l'Homme est coincé entre nous 2 avec une tête de 6 pieds de long parce qu'il fait chier comme un rat mort. Une famille de çengiz quoi ! Comme d'hab...lol !

 

Alors que nous sommes assis sur notre banc de maison de poupée à attendre que les filles se lassent de leurs jeux, une mamie passe à notre hauteur, en comptant sa monnaie.

Tout à coup, l'Homme rentre sa tête dans les épaules, tend la main et dit avec un accent Turc à couper au couteau :

«  Sivouplé Madame, oune tite pièce pourrrr manger. »

C'est si inattendu et si peu son style qu'Océ et moi éclatons de rire. Bien entendu, nous passons pour des tarées mais on s'en fout, dans quelques heures nous serons loin !

 

Bon, c'est pas tout ça mais si on veut encore manger avant de partir, il va falloir se bouger un peu.

On récupère les filles, pas vraiment motivées de devoir ranger tout le souk qu'elles ont réussi à mettre un peu partout, et hop, direction le MacDo qui se trouve juste à côté.

A peine arrivés, Alex se précipite dans la « boîte à jeux ». Ilayda veut bien aller jouer mais refuse catégoriquement de faire du toboggan. C'est noir à l'intérieur et elle a peur car elle n'en voit pas le bout.

Océ les rejoint pour gérer leurs jeux, l'Homme va chercher à manger et moi je profite des derniers rayons de soleil de la journée.

 

Plus l'heure de quitter la région avance et plus j'ai le cafard. Heureusement, je peux compter sur les filles pour me changer les idées. Des cris retentissent. Océ s'énerve et se met à râler avec sa petite cousine qui refuse de descendre par le toboggan.

Résignée, je les rejoins, règle le problème en menaçant Océ de lui « faire sa fête » si elle ne se calme pas et embarque une Ilayda terrifiée.

Bien décidée à lui faire passer sa peur du toboggan « tout noir », j'interpelle une miss MacDo et lui fait avouer qu'elle a déjà testé le toboggan. Elle rentre gentiment dans mon jeu et assure à la petite que le toboggan dont elle a si peur ne glisse presque pas.

Puis je lui explique que c'est normal d'avoir peur de ce qu'on ne connaît pas. La 1ère fois, c'est toujours difficile et ça fait peur à tout le monde mais je suis certaine qu'elle est capable de descendre ce petit toboggan de rien du tout. A force de mots et de cajolerie, elle va bravement dans la boîte à jeux avec la ferme intention de descendre par le toboggan honni.

C'est fou comme c'est simple d'expliquer les choses à un enfant qui n'est pas le sien. Avec mes filles, je me serais énervée et j'aurais fini par crier mais avec ma nièce, j'ai su rester calme et rassurante. Cherchez pas les filles, on est toutes pareilles !! Lol !

 

Moins de 5mn plus tard, j'entends un grand cri : « Tata j'ai descendu la toboggan !!! ». Qu'est ce que je disais ?

Au moins ces vacances auront servi à quelque chose...lol !

 

Nous mangeons nos infâmes menus et après quelques descentes (ben oui, une telle réussite mérite bien quelques essais supplémentaires, histoire de voir si elle peut réitérer un tel exploit), c'est déjà l'heure de partir. Cool, pile au moment où l'envie de vomir se fait sentir pour Océ et moi. Bizarre, non ? Hahaha !

 

Commence alors le voyage de retour. Un long voyage nauséeux au possible pour ma grande fille et moi. Et c'est rien de le dire...

En moins d'une demi-heure, les filles se sont endormies et dorment, empilées l'une sur l'autre. Ma grande Louloute cherche désespérément un sommeil qui la soulagerait de ses nausées et dort en pointillé, gênée de ne pouvoir étendre ses longues jambes de future Andriana Ex-Carembeu.

Moi je souffre d'un mal de crâne puissance 10 qui me vrille et me comprime la cervelle. J'ai l'impression que mes yeux vont jaillir de leurs orbites, pourtant je n'ai pas bu une seule goutte d'alcool depuis des lustres. J'ai maaaaaaal !

Résignée, je ferme les yeux (c'est pas mieux mais c'est pas pire non plus) et finis par piquer du nez. Je fais des cauchemars terrifiants de réalisme où tous les gens qui m'entourent vomissent une horrible mélasse verte qui pue ??? Je sais, c'est super bizarre comme rêve mais je suis malade, alors c'est normal que mes rêves le soient aussi.

Comme Océ, mais pour d'autres raisons, je dors en pointillé. A chaque nouveau cauchemar, je me réveille en sursaut, change de position et repart aussi sec au pays étrange des songes bizarres. Une vrai nuit de merde ! Heureusement que j'y suis habituée...lol !

 

Pendant ce temps, l'Homme roule. Grand maître de la route, il nous fait avaler les kilomètres et conduit notre C-Max d'un main sûre et ferme. Bref, il assure comme un chef !

De temps en temps, il fait une pause dans les aires de repos.

La nuit est déjà bien entamée quand nous profitons d'une halte pour mettre les puces en pyjama et faire une expédition familiale au WC. Beurk ! Ca pue, c'est crade et on utilise 1 bonne tonne de papier pour protéger nos chers postérieurs des microbes qui ont certainement élu domicile sur la cuvette d'un blanc douteux. Dégueulasse !

En passant devant les miroirs (tout aussi crades!) j'éclate de rire. Si vous pouviez voir nos dégaines ! Tordant !

Pour vaincre le froid polaire de cette nuit d'été, j'ai du superposer les couches de fringues. Le résultat est hilarant. J'ai devant moi 4 manouches de la pire espèce. C'est bien simple, même sans morve au nez, si une roulotte passe par là, on est bonnes pour finir dedans...hahaha !

 

A peine installées, les filles se rendorment, toujours aussi empilées qu'avant mais cette fois-ci c'est Alex qui est dessous. J'ai même fait des photos avec mon mobile. Si vous êtes sages, je les posterais...

 

Le manège du « je dors, je cauchemarde, je me réveille » reprend au son de la musique de l'Homme. Il enchaîne les km en écoutant un vieux CD que j'ai fait il y a quelques années. Ça va de « Akon » à « Zazi », en passant par « AC&DC », « « Getta », « Ramjam » et « Goldman ».

Et toujours à fond les watts !

Perso, ça ne me dérange pas, j'ai des goûts très éclectiques en matière de musique et les filles sont si crevées que même une explosion ne pourrait les réveiller.

 

Je devrais avoir honte de dormir alors que l'Homme n'a pas pu se reposer cet après-midi mais avec le non-sens de l'orientation qui est le mien, je ne lui serais d'aucune utilité, bien au contraire. De toutes façons, il a le GPS pour lui venir en aide en cas de doute sur la route à suivre. Et puis, je n'ai aucune force pour me sentir coupable...je vous rappelle que je suis malaaaaade comme un chien. Lol !

 

12h30 après notre départ de St Vincent de Tyrosse, soit à 7h du matin comme prévu par l'Homme, nous arrivons chez sa sœur pour lui livrer le précieux colis, à savoir sa fille chérie.

Petit dèj copieux de croissants et de petits pains au chocolat, mini résumé et nous repartons, exténués mais heureux d'être presque arrivés.

 

Après avoir monté tous nos bagages au 2ème étage, sans ascenseur, tout le monde va se coucher sans protester...sauf moi.

Je suis trop fatiguée, trop nauséeuse, trop...malaaaaade quoi !!

L'appart est sens dessus-dessous. Dire qu'il va falloir ranger tout ça ! J'en suis fatiguée à l'avance.

 

Bon, le sommeil me boude alors je chope mon chaton qui couine de plaisir depuis notre arrivée et je déballe mon pc portable.

Si j'ai bien compris, certains et certaines d'entre vous attendent de mes nouvelles, alors autant se mettre au résumé de nos vacances landaises tout de suite. Le rangement attendra bien quelques heures...

 

Facebook, Hotmail, Overblog...je repousse au maximum le moment de me mettre à ranger. Pff j'aime pôa ranger ! Je préfère vous raconter mes déboires estivaux...histoire de vous faire rire un peu.

 

Vivement l'année prochaine qu'on puisse remettre ça !!

 

J'ai fait mon job, à vous de faire le vôtre en me racontant vos vacances...

 

Bisousssssssssssssss

Par Sandaï - Publié dans : Journal intime - Communauté : Vive le désordre !
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